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 She's the last one, ever... # Leamon.

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MessageSujet: She's the last one, ever... # Leamon.    Dim 28 Juin - 21:05





She's the last one, ever...
Ce que je ressens pour toi... C'est tellement fort que ça me détruit de l'intérieur...

Le noir. Le noir complet. L’obscurité qui l’envahit et elle se sent bien. Apaisé. Comme si tout était terminé. D’ailleurs c’était le cas… Mais quoi… Eléanor essaie de s’en souvenir. Il lui semble que c’est quelque chose d’important. Réfléchis, réfléchis… Elle est allongée la demoiselle, elle se repose. Il faut dire qu’elle a en besoin. Elle est fatiguée. Tellement fatiguée qu’elle pourrait dormir pendant des heures, des jours entiers, voir même des semaines. Et peut-être que c’est le cas. Au bord de la conscience, la brune essaie désespérément de se souvenir. Elle ne sait pas où elle est, elle ne sait pas ce qui se passe. Sent juste qu’il y a quelque chose d’important, et qu’il faudrait qu’elle se réveille.

Quelques doigts qui bougent…

Un bruit. Quelque chose qui la dérange. Qui la gêne dans son sommeil, qui l’empêche de replonger dans le chaos et de tout oublier. Bip. Bip. Bip. Que ça s’arrête. Ce bruit, c’est affreux. Elle a mal à chaque fois qu’elle l’entend. Elle a peur aussi parce que ça veut dire quelque chose, dont elle ne comprend pas encore la signification. Une main qui passe sur son visage. Des mots que l’on prononce à son oreille. Elle comprend qu’on lui parle, mais Léa ne comprends pas ce qu’on veut lui dire. Son cœur s’emballe... Cette voix… Cette voix elle la connait, c’est quelqu’un qu’elle connait, quelqu’un qui lui est proche, qu’elle aime. Oui elle aime cette voix. Elle la fait vibrer, de tout son corps.

Une main qui s’agite…

Lukas. Son fils s’appelle Lukas. Elle la enfin choisit. Son prénom. Celui qu’il portera jusqu’à la fin de sa vie. C’est un joli nom, il lui plait bien à la brune. Et à lui aussi, elle le sait parce que quand elle lui a demandé, il lui a donné un coup de pied, comme s’il donnait son approbation, comme s’il pouvait la comprendre alors qu’il n’est pas encore là. Son bébé… il y a quelque chose qui ne va pas… Il n’est plus là. Elle le sent Eléanor, au plus profond d’elle-même, elle sent qu’il n’est plus là, qu’il n’est en elle… C’est ça le problème, elle le sait désormais, son fils. Et là elle se souvient de tout. La douleur, les contractions, Szymon, et puis Anakin et son grand frère. La douleur, les cris, les larmes qui coulent le long de ces joues. Et puis l’angoisse, qu’elle voit sur le visage des pompiers parce que quelque chose ne va pas, puis son cri à lui avant de sombrer dans le néant de l’inconscience.

Et son cœur s’emballe…

Elle se réveille Eléanor. Elle panique. Quelque chose dans son nez qui la gêne mais qui l’aide à respirer. Elle a mal, un peu partout. Mais surtout au cœur. Doucement elle ouvre les yeux avant de les refermer. Trop de lumières, il fait qu’elle s’habitue. Elle les ouvre une nouvelle fois, quelques secondes. Puis les fermes. Encore une fois, et cette fois elle arrive à fixer le plafond. Un plafond blanc. Trop blanc. Son regard se baisse et tombe sur une touffe de cheveux. Szymon. Il est là. Szymon. Son cœur s’emballe et se met à battre très vite. Il dort, la tête contre le mur, les fesses dans une chaise qui n’a pas l’air confortable du tout. Mais il est là. Il est là…
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Lun 29 Juin - 21:49





leamon
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Morphée avait finalement eu pitié de moi. En avait certainement eu marre de me voir courir partout avec mes cernes sous les yeux et mes inquiétudes à la con. Parce que c'était ce à quoi je m'étais occupé lors de ces quarante-huit dernières heures. Courir partout, m'inquiéter, et surtout, ne pas dormir. Ça m'avait été impossible. Trop de choses s'agglutinaient dans ma tête, et ce depuis que ma colocataire avait crié dans l'appartement pour me demander d'accourir. Je sentais que j'étais sur le point de péter les plombs. Je mangeais des barres de céréales une fois toutes les quatre heures depuis qu'Eléanor était entrée à l'hôpital. C'est-à-dire depuis vendredi matin. Presque trois jours. Je ne dormais pas, je ne sortais pas de l'établissement. Plusieurs fois les infirmières m'avaient conseillé de rentrer chez moi, mais non, je ne voulais pas partir. Je voulais rester, aussi longtemps que l'inconscience de l'espagnole durerait. Je voulais être là aussi longtemps qu'il le faudrait parce que je voulais être là quand elle se réveillerait. Et tout le monde avait fini par comprendre que je ne partirais pas. Au point que l'une des puéricultrices qui s'occupaient du bébé de Léa m'avait proposé une chambre. Mais non. J'avais élu domicile devant la chambre de ma meilleure amie, et même sur la chaise en face de son lit, contre le mur. C'est Anakin qui m'avait finalement forcé à dormir. Et j'avais accepté, parce que je sentais bien que mes nerfs tombaient, que je ne tiendrais plus debout bien longtemps. J'avais appuyé la tête contre le mur, avais simplement fermé les yeux, et m'étais simplement laissé bercer par le bip régulier du moniteur branché sur le coeur de la jeune fille allongée en face de moi. De temps à autres, j'ouvrais les yeux, comme pour m'assurer qu'elle était toujours là. Jusqu'à ce que je ne puisse plus les ouvrir, mes yeux, et que je sombre.

Je n'avais aucune idée de combien de temps j'avais dormi quand je me suis réveillé. J'avais eu le temps de traverser les plusieurs phases du sommeil pour atteindre celle des rêves. Je n'arrivais pas à m'en souvenir, par contre. Juste de la fin. Des yeux bleus. Et un bip. Encore lui ? Ce n'était pas exactement le même. Non, il est bizarre celui-ci. Il accélère. Il va trop vite. Beaucoup trop vite.

Léa.

J'ouvre les yeux, me redresse, tout ça rapidement et vivement, presque en alerte. Non. C'est bon. Elle allait bien. Et nom de Dieu, elle avait les yeux ouverts. Elle me regardait. Pas du regard vide qu'elle avait quand elle se réveillait et qu'elle était encore sous l'influence de beaucoup trop de médicaments. Non, c'était ses vrais yeux, ses grandes pupilles bleues qui s'étaient posées sur moi. Et mon estomac s'est noué. Deux jours, presque trois, sans avoir pu lui parler, et c'était comme si elle était partie depuis des mois. Elle m'avait manqué. Moins de trois jours sans elle et elle m'avait manqué comme jamais. « Salut toi. » Incapable de faire autre chose que chuchoter, sans vraiment savoir pourquoi, c'était simplement un murmure qui avait plané au-dessus de nos têtes. J'ai senti un sourire se dessiner sur mes lèvres, et j'ai attendu qu'un autre naisse sur celles de l'espagnole. Il fallait qu'elle sourie. Qu'elle me sourie. Que je sois sûr que tout aille bien.
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Dernière édition par Szymon B. Czajkowski le Mer 1 Juil - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Mar 30 Juin - 15:02





She's the last one, ever...
Ce que je ressens pour toi... C'est tellement fort que ça me détruit de l'intérieur...

Elle reprenait conscience l’enfant. Elle reprenait vie. Enfin. Tout d’abord sans comprendre où elle peut bien se trouver, ni même ce qu’il se passe. Des choses lui reviennent en mémoire. Son cri pour prévenir Szymon que le bébé arrivait, son grand frère et le voisin, la douleur, et surtout la peur. La peur que cela ne se passe pas bien, la peur de devenir mère et de ne pas y arriver. La peur de le perdre lui… Et son cri, son fils, sa vie, son amour. Puis plus rien. Le néant. L’obscurité pour enfin faire face à la lumière. Aveuglante, qui la force à fermer les yeux, encore et encore jusqu’à ce qu’elle soit habitué.

Tout d’abord Eléanor n’ose pas bouger, se contente de regarder autour d’elle. Le plafond, les murs blancs, tous ces petits détails qui lui font dire qu’elle se trouve à l’hôpital, qu’elle est vivante, qu’elle à réussit. Elle a réussit à donner la vie… Puis son regard se baisse, tomber sur des cheveux et le visage qui va avec. Celui de son meilleur ami. Szymon. Il est là… Pourquoi en aurait-elle doutait ? Se disait-elle qu’une fois qu’elle aurait eu son fils, il allait pouvoir la mettre dehors parce qu’elle n’avait plus besoin de lui ? Dans le fond ce n’était pas faux… Il pourrait le faire… Il ne lui devait rien, bien au contraire… Léa cligne des yeux, avant de fixer une nouvelle fois le visage endormi de celui qu’elle aime et son cœur s’accélère, faisant bipper la machine encore plus fort.

En e voyant, l’espagnole se sent mal. Il n’a pas l’air bien, malgré le fait qu’il dorme, il n’a pas l’air reposé, bien au contraire. Un air soucieux sur le visage alors même qu’il n’en ait pas conscient. Il remue, alors que le cœur de la belle accélère encore, comme s’il tenter de prouver à la terre entière qu’il était encore là et qu’il ne comptait pas rendre l’âme aussi facilement. Il veut vivre, tout comme l’enfant. Et le sien aussi, bien qu’elle ne le sache pas encore. Le Polonais s’agite et finit par ouvrir les yeux pour les plongés dans ceux de la petite brune. Durant quelques secondes, il se contente de la fixer, avant de réaliser. Elle est là. Enfin.

Sa voix… Elle parvient à ses oreilles, si douce, si tendre. Il la regarde, lui fait un sourire qu’elle est incapable de lui rendre, pour le moment. Sa tête est encore trop embrouillée.

_ Szy… humhum.

Sa gorge lui fait mal, trop sèche pour réussir à parler correctement. Pourtant il y a quelque chose qu’elle veut dire.

_ Szymon.

Ce n’est rien, juste un nom, juste une question mais il fallait qu’elle le dise. Comme s’il venait de lire dans ses pensés, il attrape un verre, le rempli d’eau et l’approche des lèvres de l’espagnole. Doucement, sans aller trop vite, elle savoure chaque gorgée avant de reposer la tête contre le coussin, de fermer les yeux et enfin se mettre à sourire.

_ Merci…

Souffle-t-elle. Enfin elle peut penser à autre chose. Doucement, ses mains bougent, presque comme si elles ne lui appartenaient pas, pour se poser sur son ventre. Il n’y a plus rien, plus de ventre, plus de bébé. Léa ouvre alors les yeux, affolés.

_ Mon Bébé…

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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Jeu 2 Juil - 23:11





leamon
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C'est mon nom qu'elle a dit en premier. Elle en a laissé s'échapper la première syllabe avant de s'éclaircir la gorge et de recommencer. Elle avait beau savoir dissimuler son accent espagnol avec brio, mon nom en était toujours teinté quand il s'échappait de ses lèvres. J'ai hoché la tête, comme pour lui confirmer que oui, c'était bien moi. Comme si elle avait besoin d'une quelconque confirmation. Non, elle le savait. Elle devait bien se douter que j'étais là, que j'étais resté, que je l'avais attendu. Je me suis souvenu de sa gorge sèche et de sa voix brisé, alors je me suis levé pour me planter devant sa table de nuit, sur laquelle on avait posé un verre et une carafe d'eau. J'ai rempli le premier avant de l'aider à s'adosser contre ses coussins, se retrouvant assise sur son lit. J'ai porté le verre à ses lèvres et je l'ai regardé boire, avant de le reposer sur la table de chevet, alors qu'elle fermait les yeux et me remerciait. En souriant. Bordel, elle souriait. Elle était de retour, cette fois. J'ai élargi mon sourire, et je me suis retourné quelques secondes pour déplace la chaise et la poser à côté du lit de ma meilleure amie. Mais j'avais à peine retiré les yeux de sur son visage qu'il avait déjà complètement changé d'expression. Apeurée, terrifiée, tout sauf rassurée. Elle s'inquiétait pour son fils, évidemment. L'instinct maternel était déjà devenu le maître de tous ses faits et gestes. Je me suis rassis sur ma chaise avant de poser une main sur son épaule. « Il va bien. Très bien même. Il arrête pas de bouger ton fils, c'est limite effrayant. » Une petite boule d'énergie, c'était très certainement ce qu'il allait devenir. Courir partout, crier tout le temps. J'avais hâte. De l'entendre à chaque connerie que j'allais probablement lui sortir, de devoir le relever quand il tomberait après avoir couru comme un dératé et tout ce qui allait avec voir un enfant grandir. Parce que je ne comptais pas laisser Léa et son bébé s'éloigner de moi à la minute où elle se serait trouvé un appartement. Et je ne voulais pas qu'elle croit que c'était ce que je voulais. Ce que je voulais, c'était voir ce gosse tous les jours. J'ai agrandi mon sourire encore un peu plus alors que les traits de la jeune maman se détendait et, presque sans m'en rendre compte, j'ai fait glisser mes doigts de sur son épaule jusque dans ses cheveux. Noirs, emmêlés, exactement les mêmes que ceux qui m'arrivaient parfois dans la figure, la nuit. Le jour aussi, d'ailleurs, quand elle en faisait exprès. « Et toi, ça va ? Mieux, j'veux dire ? »
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Ven 3 Juil - 19:07





She's the last one, ever...
Ce que je ressens pour toi... C'est tellement fort que ça me détruit de l'intérieur...

Eléanor se sentait comme si elle s’éveillait d’un long sommeil. D’un très long sommeil. Et dans le fond, c’était un peu le cas. Elle en savait pas depuis combien de temps elle était là, allongée dans ce lit d’hôpital, oscillant entre la conscience et l’inconscience, mais à voir la tête que tirait le polonais, la petite brune se doutait que cela ne faisait pas seulement quelques heures. Plusieurs jours peut-être ? Impossible pour elle de le savoir sans qu’elle ne pose la question et pour le moment elle avait autre chose en tête. Clignant une fois de plus des yeux, son regard se posa sur son meilleur ami. Avait-elle aussi mauvaise mine que lui ? Le voir ainsi lui brisait le cœur, surtout en sachant que c’était de sa faute, à elle. Jamais elle n’aurait du lui imposer tout cela, malgré qu’il soit son meilleur ami, Léa n’aurait pas du lui en demander autant. Ce soir là, lorsqu’elle a débarqué avec son sac et le cœur en peine… Eléanor aurait du rester quelques jours, tout au plus, avant de trouver un autre endroit où aller. Au lieu de ça, elle s’était imposé dans sa vie, prenait de la place dans son lit, manger ce qui se trouvait dans son réfrigérateur et surtout elle lui causait du souci. Tellement de souci…

Arrivant à peine à prononcer son nom, l’espagnole réessaya et cette fois, elle y arriva. Lui posant une question à travers juste un prénom… Il était là, elle le voyait, il avait toujours été là et il le lui confirma. Son cœur accéléra encore un peu plus alors qu’il approchait un verre d’eau de ces lèvres. Elle se demanda pourquoi il faisait tout cela… Bien sûr elle savait qu’il était gentil et avenant, avec pratiquement tout le monde mais là… Ce n’était pas rien. Il était resté là, à la veillé, et sur son fils aussi probablement. Il n’avait pas dormit, pratiquement pas mangé juste pour elle à ses côtés. Elle aussi l’aurait fait pour lui si la situation était inversée. Mais Eléanor, elle l’aimait… Fermant les yeux quelques secondes, souriant, heureuse d’être lucide, d’avoir le polonais à ses cotés, elle entendit la chaise se rapprocher.

Puis elle réalisa quelque chose. Il lui manquait un truc… Son ventre… Son fils. Il n’était plus là. Passant ses mains sur son ventre, elle n’y sentait plus la vie et cela la terrorisa. Prononçant simplement deux mots. Son fils. Elle voulait savoir s’il allait bien, le voir, enfin, le rencontrer et le tenir dans ses bras. Voir sa petite bouille et ses petites mains… Si seulement il se trouvait quelque chose, si seulement elle n’avait pas tout foutu en l’air une fois de plus en faisant du mal à son enfant, son fils. Sa main sur son épaule, mais surtout ses paroles la rassurèrent instantanément. Il allait bien… Et c’était tout ce qui comptait. Les larmes lui montèrent aux yeux.

_ Vraiment ? Tu l’as vu ?

La demoiselle avait un peu de mal à réaliser qu’il était enfin là, celui qu’elle avait attendu durant tellement de mois… Du moins tant qu’elle ne l’aurait pas vu de ces propres yeux. Ce qu’elle allait s’empresser de faire dés qu’elle pourrait se lever. Se détendant un peu, la brune reposa sa tête sur le coussin en soufflant un bon coup. Eléanor ouvrit de nouveau les yeux en sentant la main du polonais se glisser dans ses cheveux. C’était tellement agréable… Lui adressant un petit sourire niais, elle répondit :

_ J’crois oui… J’suis fatiguée et j’ai un peu mal. Tu crois qu’j’pourrais aller le voir ? Lukas ?
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Ven 3 Juil - 22:37





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Je laissais mon sourire s'élargir alors qu'elle semblait s'apaiser en m'entendant la rassurer et qu'elle me posait une nouvelle question. « Oui. Je l'ai vu. Il est beau. » Je n'avais pas fait que le voir, d'ailleurs. Je l'avais regardé, contemplé, admiré. A plusieurs reprises. J’essayais de m'endormir et, voyant que ça n'arriverait pas, je me levais, allais me planter devant la pouponnière et le regardait pendant de très longues minutes. Au-dessus de son berceau, il y avait un petit écriteau qui aurait dû contenir son nom, mais il n'en avait pas pour le moment. Simplement Artega, avec une petite phrase qui disait qu'on ne devait le toucher qu'avec les yeux. Et je m’exécutais. Je laissais mes iris chocolat posé sur lui aussi longtemps que je le pouvais, jusqu'à ce que la fatigue les fasses me piquer et que je capitule, que je retourne sur ma chaise et que j'essaie de dormir à nouveau. Mais je finissais fatalement derrière cette vitre à regarder ses petits poings s'ouvrir et se refermer, sa petite tête tourner à gauche, à droite, plus ou moins lentement, sa poitrine se relever encore et encore au rythme de sa respiration.

Je lui demandais ensuite si elle allait mieux, mourant de lui poser cette question depuis bien trop longtemps maintenant. Et c'est avec un sourire radieux, qui force le mien à s'agrandir encore un peu, qu'elle affirme se sentir mieux, bien qu'elle affirme être fatiguée et avoir un peu mal. J'étais sur le point de la rassurer quand elle s'est empressée de me poser une autre question, m'empêchant de dire quoique ce soit. Et le dernier mot qui sortit d'entre ses lèvres me force à séparer les miennes, laissant presque ma mâchoire se décrocher. Un nom. Enfin. Mon sourire réapparaît alors que mon regard glisse vers mes doigts, désormais en train de jouer avec une mèche de ses cheveux. « C'est joli, comme prénom. » Ça sonnait bien, et ça lui allait bien. Il n'avait que quelques jours, mais il m'était déjà possible, en quelques sortes, de déterminer s'il avait une tête à s'appeler Lukas ou pas. Et c'était le cas. Lukas. Lukas. Il tournait en boucle dans ma tête, et c'était une mélodie que j'appréciais. « Tu veux que j'aille te chercher un fauteuil roulant ? Pour qu'on y aille maintenant ? Ou tu veux te reposer ? »
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Lun 6 Juil - 22:15





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Ce que je ressens pour toi... C'est tellement fort que ça me détruit de l'intérieur...

Les mots du polonais avaient rassuré Eleanor à un point qu'il n'imaginait même pas. Tout ce qu'elle redoutait c'est qu'il soit arrivé quelque chose à son fils, qu'encore une fois, elle ait tout fait de travers, qu'elle ait tout gâché et que cela se répercute sur son enfant qui n'avait rien demandé. Déjà qu'il allait avoir une espagnole ne savant faire  que des conneries pour mère, un russe qui n'y connaissait rien en enfant comme père, pas de grand parent de son côté et pas vraiment de famille. Il ne fallait pas encore que sa santé aille mal. Heureusement pour lui, et pour elle, il y avait Szymon. Encore une fois il était là à ses côtés, à la rassurer, à prendre soin d'elle, comme l'aurait fait un frère.

Encore maintenant Léa se demandait ce qui l'avait poussé à frapper à sa porte, à lui en particulier, alors que son grand frère n'était que quelques marches plus hautes. Au fond, elle savait la demoiselle que si elle était allé se refugier chez Matéo, il lui aurait passé un savon, il l'aurait engueulé, aurait crié et probablement qu'il aurait réussi à la convaincre de retourner chez ses parents et d'abandonner cet enfant qui venait de prendre vie au creux de son corps. Et ça elle ne le voulait pas Eleanor. Depuis le début, même en sachant tout ce que cela entraînerait elle avait décidé de le garder, de lui donner une chance. Pour lui, mais aussi pour elle. La demoiselle était persuadée que ce bonhomme était celui qui allait la sauver. Quant à Szymon, peut-être ne  comprendrait-elle jamais ce qui l'avais mené devant sa porte, mais elle ne regrettait pas, bien au contraire. Même alors qu'elle en était tombée amoureuse et qu'elle savait que cela n'était pas réciproque. Que ça ne le serait jamais. Elle avait renforcé son amitié avec lui et plus important, son fils avait gagné le meilleur des parrains.

Soulagée l'enfant reposa alors  sa tête contre l'oreiller, une nouvelle fois en fermant les yeux. Elle était fatiguée, malgré qu'elle se réveillait d'un long sommeil. Mais dormir c'était terminé pour elle, Léa avait autre chose à faire. Comme rencontrer son fils. Voir son frère. Remercier ceux qui avaient été là pour l'aider, qui avaient permis que tout cela soit possible. Ouvrant les yeux, elle se mit à sourire en sentant les doigts du polonais se faufiler dans ses cheveux. Et sa voix... Qu'est-ce que cela lui avait manqué. Il lui pose une question et elle répond. Avant d'en poser une à son tour, impatiente de voir son bébé, de le tenir dans ses bras, de dire tout haut son prénom. Ce qu'elle vient de faire. Pour la première fois. Ça sonne bien à ses oreilles, elle est heureuse. Tout comme son meilleur ami apparemment. Il a l'air content lui aussi, Lukas à l'air de lui plaire.

_ Oui j'aime. Et le reste aussi. Lukas Mateo Szymon Anakin Artega. En l'honneur de tous ceux qu'ont été là.

C'était sa façon à elle de les remercier, et ainsi on n'oublierait jamais. Léa s'imaginait déjà en train de répondre à son fils, lorsqu'il lui demanderait d'où lui venaient ses prénoms. Lukas. Un serrement au cœur en pensant à lui. Il fallait que le voit. A tout prix. Maintenant. Secouant la tête aux propos du polonais, elle écarta d'un geste fébrile ses couvertures. Pour se rendre compte qu'elle ne portait qu'une blouse. Pas grave. Heureusement ce n'était pas de celle dont on voit les fesses parce qu'elle ne ferme pas derrière. Passant ses jambes au bord du lit, Eleanor se laissa doucement glisser sur le sol, grimaçant un peu sous l'effort. Ses jambes tremblaient et elle pouvait tomber d'une seconde à l'autre, mais tout cela l'espagnole s'en fichait.

Tendant une main devant elle, elle essaye de faire un pas. Et se sent partir en avant. Elle n'est pas assez forte pour tenir debout, pour aller voir son enfant... Alors comment pourrait-elle faire pour l'élever et en prendre soin. C'est sans compter sur les bras qui la retiennent. Ce n'est pas la première fois.  Comme s'ils étaient habitués à faire ce geste. Comme si c'était devenu naturel. Alors Léa lève les yeux vers ceux qui la fixent. Et elle sourit.

_ C'est p't'être une bonne idée le fauteuil.
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Mer 8 Juil - 15:15





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Mon coeur a raté un battement alors qu'elle prononce mon nom, après celui de son frère, et avant celui du mien. J'essayais de ne pas trop sourire, et ce de la façon la plus béate possible. En vain. Elle lui donnait mon nom. Elle m'avait choisi moi, encore une fois. Elle avait choisi de frapper à ma porte le soir où elle était partie de chez elle, elle avait choisi de me faire parrain de son bébé le jour où elle avait appris qu'elle aurait un fils, et maintenant, elle choisissait mon nom. Le nom du type qu'elle avait croisé par hasard, un jour d'été, dans la cage escalier d'un immeuble. Je n'ai pas résisté à l'envie de lui claquer un baiser sur le front. « C'est plus un honneur que tu nous fais, là, c'est un sacrement. » Elle secoua la tête alors que je lui proposais d'aller chercher un fauteuil roulant, pour l'emmener voir Lukas - mon Dieu, ce que j'aimais ce prénom - et j'ai plissé les sourcils. « T'es sûre que... Ah, bon, d'accord. » Je n'avais pas eu le temps de terminer ma question qu'elle avait déjà retirer son drap de sur son corps. J'avais passé assez de temps dans cet hôpital pour savoir que je devrais appeler une infirmière immédiatement. Mais la blouse qu'elle portait la rendez inexplicablement vulnérable, et me donnait l'impression que ma présence était suffisante pour l'aider. Je me tenais prêt à la rattraper alors qu'elle s'asseyait au bord du lit, qu'elle posait ses pieds nus sur le sol. Elle s'appuie sur ses paumes pour se relever, ses genoux tremblant, sa bouche se tordant en une grimace de douleur alors qu'elle se tenait sur ses jambes pour la première fois depuis que je l'avais assise sur mon canapé, deux jours auparavant. Elle a mis un pied devant l'autre, a essayé de soulever sa seconde jambes. Et je l'ai vu partir en avant, sur le point de s'effondrer la tête la première sur le lino. Alors je tend les bras. L'un lui barre la route, soutenant tout le poids de son coeur. L'autre lui prend l'épaule, l'aide à se remettre droite.

Nos regards se croisent.

Et je ne comprends pas.

Je ne comprends pourquoi j'ai envie de pencher la tête en avant et de nouer le lèvres. Je ne comprends pourquoi est-ce que les battements de mon coeur s'accélèrent, pourquoi ses yeux me plaisent autant, tout d'un coup. Elle sourit. Je cille. On se reprend. Je lui rend son sourire, reprenant le peu d'esprit que j'avais perdu. Même si j'en avais perdu beaucoup trop. C'était Eléanor. Ma petite soeur, dans une certaine mesure. Ça n'avait jamais ressemblé à quoique ce soit d'autres, entre elle et moi, bien qu'on me prenne pour le père de son bébé la plupart du temps qu'on me voyait en sa compagnie. Mais alors que je n'arrivais pas à retirer mes yeux de dans les siens, j'ai su que quelque chose avait changé. Ce qui me foutait officiellement dans la merde. « Ouais. J'reviens, j'vais le chercher. » Je l'ai aidé à se rasseoir sur son lit, en prenant bien soin de ne pas croiser son regard encore une fois, essayant ainsi de stopper toues les questions qui se pressaient dans ma tête. J'ai fini par sortir de la pièce, de fermer la porte derrière moi et de soupirer. Un grand coup. Bordel de merde. J'ai attrapé un fauteuil roulant plié contre le mur d'en face, ait mis une bonne minute pour le déplier, et suis retourné dans la chambre de ma meilleure amie. Et je lui ai souri. Enfin. J'ai essayé. « T'es prête ? »
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Jeu 9 Juil - 13:13





She's the last one, ever...
Ce que je ressens pour toi... C'est tellement fort que ça me détruit de l'intérieur...

Lukas Matéo Szymon Anakin. Au fond la brune ne savait pas si c’était une bonne chose de l’affubler de tel prénoms, si variés, si différents les uns des autres, mais pour elle, c’était une façon de rendre hommage, de remercier ceux qui avaient été là pour mettre son fils au monde, pour l’aider et faire en sorte que tout ce passe bien. Ce qui avait finalement été le cas. Enfin façon de parler. Car oui, cela aurait pu être bien pire, mais cela aurait pu se passer tellement mieux. Il ne fallait pas penser à cela, désormais Léa était éveillé et tout allait bien, elle n’était pas sur le point de rendre son dernier souffle mais au contraire de rencontrer enfin son fils. Celui qu’elle attendait depuis déjà plusieurs mois. Un sourire apparait sur les lèvres de la brune alors qu’elle observe la réaction de son meilleur ami. Il le mérite tellement, après tout ce qu’il a fait, pour elle, pour le bébé, et tout ce qu’il fait encore. Elle voit bien à sa tête, à ces cernes, qu’il a passé du temps ici, auprès d’elle, dans cet hôpital, et ça il n’était pas obligé. Eléanor l’aurait comprit de la part de son frère ou n’importe quel membre de sa famille, mais Szymon… Il n’était pas obligé de ce faire autant de soucis pour elle. Il aurait très bien pu rentrer chez lui, profiter d’une bonne nuit de sommeil sans baleine pour prendre toute la place dans le lit. Mais non, il était là, encore et toujours. Comment l’espagnole pourrait le remercier pour tout cela ? Donner son nom à son fils était bien trop ridicule en fin de compte.

Puis il lui demande si elle veut aller rendre visite à son fils, son bébé. Quelle question ! Bien qu’il faut un peu avouer que cela lui fait peur. Et si elle ne le reconnaissait pas ? Et si elle ne savait absolument pas s’en occuper ? Et si elle lui faisait du mal ? Le polonais s’apprête à aller chercher de l’aide, mais Léa ne pense pas en avoir besoin, elle croit être plus forte qu’elle ne l’est et tente de se lever. Elle y arrive, à tenir sur ses jambes. Juste le temps de se redresser. Car la seconde d’après elle plonge vers le sol, sans aucun moyen de se rattraper, de se retenir à quelques choses. Ce n’est pas la première que cela lui arrive. Ce n’est pas la première fois que son meilleur ami la retient. Sans qu’elle ne sache comment, ni même pourquoi, elle se retrouve dans ses bras, son visage à quelques centimètres à peine du sien… Leurs regards se croisent et quelque chose se passe. Elle en est certaine la demoiselle, bien qu’elle ne puisse pas dire de quoi il en retourne.

Son cœur se met à battre plus vite, ses mains tremblent un peu. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’elle se retrouve aussi prés de Szymon, cela fait des mois qu’ils dorment ensembles, vivent ensembles… Mais là… Elle se rend compte qu’elle ne pourrait pas vivre sans lui, même s’il ne doit rester que son ami pour le restant de sa vie, même si leur seul lien doit être Lukas, ça lui va à la brune parce qu’elle préfère ça que de le perdre, de ne plus l’avoir dans sa vie. Eléanor sait bien qu’il ne se passera jamais rien entre eux, après tout il est amoureux de quelqu’un d’autre, d’une autre fille. Et elle… Elle, maintenant elle a un fils, dont il faut qu’elle s’occupe, de qui elle doit entièrement se consacrer. Léa n’a plus le temps pour cela désormais, alors elle préfère que ce soit comme ça…

Durant les quelques secondes où son regard s’est perdu dans le sien, l’espagnole aurait bien pu faire quelque chose de stupide, comme s’approcher un peu plus, juste assez pour que leurs lèvres se touchent, juste un petit peu… Mais ils se reprennent et Léa ouvre la bouche, lui dit qu’il avait peut-être raison, qu’elle aurait besoin d’un fauteuil roulant, parce qu’en fin de compte, elle ne se sent pas de marcher jusqu’à ou se trouve son fils. La demoiselle se retrouve une nouvelle fois sur le lit, juste le temps que Szymon sorte de la chambre, juste le temps qu’elle retrouve ses esprits et arrête de penser à ces lèvres… Elle souffle l’enfant, comme pour lui donner un peu de courage d’affronter ce qu’est devenue sa vie. Désormais c’est une maman. Elle est maman d’un petit garçon qui n’attend qu’elle.

Léa relève la tête alors que la porte s’ouvre, elle s’installe dans ce fauteuil, ramène ses mains sur ses genoux et se met à les tordre, presque à en s’en faire mal. Une boule se forme dans son ventre à mesure que les couloirs défilent. Et enfin elle y est. Ils y sont, devant cette grande vitre. Eléanor lève enfin les yeux et observe de l’autre côté de la vitre. Des tas de petits berceaux, des tas de petits bébés… Dont le sien, quelque part. Son regard passe d’un bonnet rose à un bleu, puis encore un rose, et encore. Soudain, elle panique. Elle en sait même pas quel bébé est le sien. Le sien… Alors elle se met à regarder les petites pancartes. Ella, Gabriel, Ethan, Laura, Artega…

Des larmes se mettent à couler le long de ces joues. Il est si beau. Si petit. Si fragile. Il gigote, dans sa petite couverture. Et enfin il ouvre les yeux. Comme s’il savait que sa maman est là, tout prés de lui. Leur regard se croise.

_ Il est si petit…

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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Lun 27 Juil - 12:10





leamon
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Est-ce que vous connaissez ces moments où, alors que l'on sent que quelque chose de radical est en train d'arriver, on se retrouve à retourner dans tous les sens un nombre infini d'actions possibles ? On dresse une liste mentale de toutes les possibilités qui s'offre à nous et, consciemment ou pas, on en pèse le pour et le contre. On s'imagine les conséquences que tel ou tel fait aurait sur sa propre vie, sur celles des autres, que ces conséquences soient bonnes ou mauvaises. C'était exactement ce qui était en train de se passer dans ma tête à cet instant précis. Qu'est-ce que ça ferait, si je ne lui donnais rien qu'un minuscule baiser ? Elle me le rendrait, ou pas. On recommencerait, ou pas. Elle me filerait une claque, ou pas. On aurait "quelque chose", ou pas. Trop d'incertitudes, trop de danger. deux choses desquelles je n'étais absolument pas fan. J'étais un type posé et tranquille, moi, et non quelqu'un qui prenait des risques à longueur de temps. Je n'étais pas sûr de moi, je n'étais pas téméraire, j'étais juste moi. Moi, le polonais qui attend tranquillement que sa correspondante anglaise se rende compte de l'amour qu'il lui porte. Mais alors que les yeux de l'espagnole et les miens n'arrivaient pas à se détacher, j'ai remis cette affirmation en question. Étais-je toujours amoureux d'Ismaëlle ? N'y avait-il pas quelque chose qui, au cours des derniers mois, avait totalement bouleversé ce que je ressentais, à la fois pour la blonde et pour la brune ? Ça me foutait les boules, tout ça. Et ça me mettait dans un sacré bordel par la même occasion.

C'était ce genre de questions qui se pressaient dans ma tête alors que je poussais le fauteuil dans lequel je l'avais aidé à s'asseoir. On traversait les couloirs de l'hôpital, n'ayant pas besoin d'emprunter l'ascenseur puisque la chambre d'Eléanor et la pouponnière se trouvaient au même niveau, bien qu'assez éloignées. On ne disait rien. Et étrangement, ça n'était pas dérangeant. Il n'était pas rare que le silence nous tombe dessus. Mais nous savions aussi bien l'un que l'autre que ça ne durerait pas. Que fatalement, à un moment donné, l'un d'entre nous recommencerait à parler. Et que ça terminerait très probablement en fou rire. Bien que, soudainement, ces fous rires me semblaient loin, extrêmement loin. Encore plus alors que nous arrivons devant la vitre qui nous sépare de tous ses berceaux. Je laisse Léa et son fauteuil devant, fait quelques pas en arrière pour m'emparer d'une chaise que je viens poser juste à côté d'elle. Et, comme elle, je garde les yeux rivés devant moi. Je sais où il est, Lukas. Je viens le voir souvent. Mais je me rend compte que c'est la première fois que ma meilleure amie vient ici, et l'espace de quelques secondes, j'ai envie de lui dire dans quel berceau il est allongé. Mais elle semble l'avoir trouvé. Elle regarde le bon. Le plus petit, celui qui a l'air le plus fragile. Mais c'est un battant, ce petit. J'esquisse un sourire alors qu'elle prend la parole. « Ils ont dit qu'il grandirait normalement. Je veux dire, que dans deux mois, il sera aussi grand et en forme qu'un nourrisson né à terme. » Mon sourire s'élargit alors qu'il remue, qu'il agite son petit pied comme au ralenti. Tout ira bien.
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Ven 31 Juil - 22:45





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Ce que je ressens pour toi... C'est tellement fort que ça me détruit de l'intérieur...

Ce moment avait-il était réel ? La demoiselle ne cessait de se demander, malgré son cœur qui battait à tout rompre dans sa petite cage thoracique. Malgré sa respiration qui se faisait saccadé. Malgré sa tête qui n’arrivait plus à remettre de l’ordre dans ses pensées. Elle avait était si proche de lui… Szymon. Pourquoi les mots n’arrivaient pas à franchir la barrière de ces lèvres ? Pourquoi n’avait-elle pas le courage de lui dire tout ce qu’elle ressentait pour lui ? Pourquoi ne prononçait-elle pas les trois petits mots qui lui broyaient le cœur à chaque fois qu’elle posait le regard sur le polonais. Je t’aime. Voilà c’était si simple… Et pourtant, l’espagnole savait que c’était ce qu’il y avait de plus compliqué à faire et que les conséquences pouvaient être grave. Voilà pourquoi les mots restés coincés dans sa gorge, voilà pourquoi elle ne disait rien.

Ces derniers mois, l’amitié de Szymon avait été ce qu’il y avait de plus précieux dans la vie de la petite brune. Il l’avait recueillit chez lui, essuyer ses larmes, partager son lit et son chagrin. Il l’avait supporté, aidé, nourrit, amusé, aimé, et Léa ne voulait pas perdre tout cela. Il était son meilleur ami, et elle une enfant qui venait de donner la vie. Elle ne pouvait pas s’imposer dans celle du polonais, alors qu’elle n’était plus toute seule, alors qu’il n’avait rien demandé, alors que son propre cœur battait pour quelqu’un d’autre. C’est pour cette raison, qu’alors qu’elle se trouvait si proche de lui, qu’elle aurait pu déposer ses lèvres contre les siennes, elle n’avait rien fait. Pour ne pas le perdre. Et aussi parce qu’elle avait peur.

Son reflet dans la vitre de la nurserie attira son attention durant quelques secondes. Elle avait l’air si fatiguée l’enfant. Mais elle était là et c’était tout ce qui importait. Et dans quelques secondes elle allait voir son fils. Son enfant. Son bébé. Rien qu’à elle. Son regard se porta sur les berceaux et durant quelques secondes elle paniqua, ne sachant pas lequel c’était, où il pouvait bien se trouver. Un mouvement attira son attention et les larmes se mirent à couler le long de ses jours lorsqu’elle aperçut la petite pancarte au dessus de son berceau affichant seulement le nom ‘ Artega ‘. Bientôt il y aurait le prénom Lukas. Lukas Artega. Comme s’il avait entendu l’appel, le petit garçon ouvrit les yeux et son regard croisa celui de sa mère. Il était beau. Il était petit. Semblait si fragile.

La voix de son meilleur ami se fit entendre mais elle ne bougea pas, ne répondit pas, se contentant de fixer le petit être humain en face d’elle. Comment Eléanor avait réussit à faire cela ? Elle qui avait été si égoïste, si stupide, avait donné naissance à un magnifique garçon. Qui ne dépendait plus qu’elle. Elle, l’enfant. Son cœur se mit à battre un peu plus vite alors que l’espagnole se rendait compte de ce qu’elle avait fait. Comment avait-elle pu croire un seul instant qu’elle pourrait y arriver ? L’on devait bien rire là haut à imaginer l’espagnole élever un enfant. Ses mains se mirent à trembler, les larmes à couler d’autant plus. Pourtant elle n’arrivait pas à le lâcher du regard.

_ Je … J’suis désolée… Tellement désolée…

La main posée sur la vitre, Eléanor s’adressait à son fils, en pleurant alors qu’elle aurait du être heureuse, alors qu’elle aurait du n’avoir qu’une seule hâte : le prendre dans ses bras. Mais non, elle angoissait et voulait le fuir le plus loin possible, elle ne voulait pas l’infecter, l’empoisonner de sa connerie, de son égoïsme. Il devait rester ce petit être pur et innocent.

_ Ramène moi. J’veux retourner à ma chambre. Maintenant.


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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Dim 2 Aoû - 17:51





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Elle demeurait dans la même posture que celle que j'avais adoptée, quelques heures, jours auparavant. Je m'était retrouvée dans cette exacte situation à de nombreuses reprises déjà. Assise en face de la vitre, les yeux rivés vers le petit être à qui elle avait donné la vie. J'avais beau chercher, jamais je n'avais vu ses traits de porcelaine si tirés, ses yeux bleus si concentrés. Méconnaissable, voilà ce qu'elle était, la belle. Alors que je la revoyais dévaler des escaliers en courant, pas plus tard que l'année dernière, là voilà coincée dans un fauteuil roulant parce que restée inconsciente pendant plusieurs jours, mère, fugitive, plus perdue que jamais. Mes yeux à moi, ils cherchent sur son visage une once de l'ancienne Léa. En vain. Elle était partie, la jeune fille qu'on avait tous connu. Partie à l'instant même où elle avait décidé de quitter sa chambre. On n'y avait vu que du feu. J'étais certain qu'elle aussi, à un moment précis, elle avait cru pouvoir rester la même. J'étais celui qui y avait cru le plus fort. Mais ça n'avait été qu'illusions, croyances inespérées que celle qu'on avait tous aimée resterait là après avoir donné naissance à un enfant. Mais plus jamais elle ne serait la même. Peut-être qu'elle réussirait à se rapprocher de ce qu'elle avait pu être, mais quelque chose s'était brisé pour toujours. Elle s'excuse et, pendant un instant, je ne sais pas à qui elle s'adresse. Mais Eléanor ne vous présente ses excuses seulement lorsque ses iris sont soudées avec les vôtres. J'ai froncé les sourcils, très faiblement, alors que je reportais mon attention sur mon filleul. Elle plaidait coupable alors que tout le monde l'accusait à tord. Elle se courbait alors que certains lui trouvaient encore la force de se redresser. Elle flanchait, elle craquait, comme lors de cette nuit où j'avais du aller la chercher. Elle laisse tout tomber, d'un seul coup, comme ça. Semble soudainement persuadée qu'elle ne pouvait se tenir devant son fils. Elle me demande de la reconduire à sa chambre, et je n'ai même pas besoin de réfléchir avant de secouer la tête. Je savais parfaitement ce qui se passait dans sa tête parce que je la connaissais tout aussi parfaitement. Elle fuyait. Encore. Elle avait fuit devant ses parents, elle avait fuit devant ce lit en bois qu'elle n'avait pas réussi à monter et, désormais, elle fuyait devant le fruit de sa chair. Je sais qu'elle insistera dans la seconde, alors je prend les devants. « Tu vas faire quoi, Léa ? Te tirer à chaque fois que quelque chose te dépasse ? Ça marche pas comme ça. C'est plus compliqué que simplement faire face à tes soucis et tes responsabilités que quand ça t'chante. Le petit truc que tu vois, là, avec les yeux presque ouvert et le bonnet bleu adorable, c'est ton fils. Le tien. Tu vas devoir l'aider à grandir et à avancer, et ça risque pas d'être possible si tu passes ta vie cachée dans ta chambre, en restant aussi loin de lui que tu peux. Ta mère, elle était où, quand t'étais gosse ? A côté de toi, où ailleurs, quelque part où tu la voyais pas ? » Fallait qu'elle comprenne. Fallait plus qu'elle baisse les bras, parce que c'était Léa. C'te gamine qui relevait n'importe quel défi débile, elle me manquait. Et elle devait revenir, parce qu'elle allait très certainement manquer à Lukas.
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Lun 3 Aoû - 11:49





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Ce que je ressens pour toi... C'est tellement fort que ça me détruit de l'intérieur...

Quelques mois plus tôt Eleanor s'était retrouvée dans sa chambre d'enfant dans la maison de ses parents. Elle n'avait pas grandit, avait gardé son âme d'enfant. Du moins c'est ce que sa chambre essayait de refléter. Mais ce n'était que mensonge. Léa n'était plus une gamine, pourtant ce n'était pas non plus une adulte. Perdue entre les deux, la petite espagnole cherchait encore sa place dans tout cela alors elle s'échappait, comme elle le pouvait. En fréquentant des soirées, en buvant, parfois plus que de raison. En fumant aussi, se noircissant les poumons pour ne pas voir l'obscurité qui l'enveloppait petit à petit. Et puis tout un tas d'autres choses. La drogue et à peu près tout ce que l'on pouvait lui proposer. Elle avait cet air de défi dans les yeux, comme si le monde entier ne pouvait pas la faire plier, ne pouvait pas la faire dévier de la voie qu'elle avait choisit de suivre.

Et pourtant quelque chose avec réussi. Un simple petit bâton de plastique sur lequel deux barres bleues étaient apparus. De quoi bouleverser une vie. Et cela avait complètement retourné celle de l’espagnole alors qu'elle-même faisait la même chose avec sa chambre. Lorsqu'elle s'était rendu compte de ce que ça signifiait, Eleanor Artega avait changé. Elle avait décidé qu'elle pouvait y arriver, que si ce n'était pas cela alors elle était condamnée. Elle avait passé un accord avec elle même, se convainquant qu'elle pouvait y arriver. C’est pour cette raison qu'elle avait prit son sac et quitter sa chambre.

Mais aujourd'hui, faisant face à cette vitre, à son avenir, à un petit bout d'elle même et d'un russe, Léa se rendait compte combien elle avait eu tord. Comment avait-elle réussi à se voiler autant la face durant des mois et des mois ? Une main posée sur la vitre, sur son fils, elle s’excusa l'enfant. Pour tout ce qu'elle lui avait déjà fait subir. Pour tout ce qu'elle serait incapable de faire pour lui. Pour ce qu'elle s'apprêtait à faire. Sans même un regard vers son meilleur ami, d'une voix tremblante elle lui demanda de la ramener à sa chambre, l’ordonna presque.

Mais elle savait que le polonais pouvait être aussi têtu qu'elle, qu'il ne la laisserait pas faire, et c'est ce qu'il fit. La colère monta en la petite brune alors que les larmes se tarissaient. Un regard noir se posa sur Szymon alors que Léa se mettait à trembler.

_ Szymon ramène moi ! J'lui ai déjà fait suffisamment de mal. Il a pas b'soin que j'lui en fasse plus. Il a pas b'soin de moi pour lui gâcher la vie.

Le cœur brisé en millier de petits morceaux, la jeune maman aurait presque voulu me s'être jamais réveillé. N'être jamais venu jusqu'ici. N'avoir jamais posé les yeux sur ce petit être. Mais indéniablement il attirait son regard et elle ne pouvait pas résister. Sa voix se calma alors que les larmes reprenaient.

_ Szy... J'peux pas... J'peux pas...


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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Jeu 13 Aoû - 0:13





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Jamais je ne réussirais à imaginer le bordel qui se créait sans cesse dans la tête d'Eléanor Artega. Elle n'avait pas une vie facile, l'enfant. C'en était quelque peu sa faute. Mais elle était tout de même à plaindre. Je crois qu'en vérité, quelque part au fond de moi, je l'admirais. Elle avait tout encaissé, tout accepter. Mais elle flanchait, en ce moment, beaucoup trop souvent pour que ça puisse être sain. Ca m'énervait de la voir baisser les bras tout le temps, très sincèrement. C'était tentant, je n'en avait aucun doute. Mais on faisait tout notre possible pour la garder sur pieds. Je faisais tout mon possible. J'avais été là j'étais resté, sans juger, sans vraiment penser à la masse de temps et de sommeil que cela avait bien pu me prendre. Que ça allait me prendre, aussi. Elle n'avait toujours nulle part où aller, elle allait devoir rester. Et ça m'allait. Bordel, ça m'allait parfaitement. Fallait pas qu'elle parte. Mais fallait qu'elle se ressaisisse, qu'elle comprenne que sa vie, maintenant, c'était ça, et que tout irait à merveille parce que des millions, milliards de femmes l'avait déjà fait, certaines dans de pire conditions. Alors, quand elle a voulu partir, je n'ai pas cédé. Elle pouvait pas juste partir quand bon lui semblait, ce n'était pas comme ça que la vie fonctionnait. Et ça, il allait falloir qu'elle l'intègre, et qu'elle l'applique. J'essayai de lui faire comprendre, mais elle rejeta tout. Elle ne voulait rien entendre, Léa, comme d'habitude. J'ai pincé les lèvres, ai serré les doigts. Bornée, voilà ce qu'elle était. Ça avait le don de me mettre sur les nerfs. « C'est en partant et en abandonnant que tu lui feras du mal. » Parce que pour le moment, il allait bien. Tranquille dans son berceau en plastique, avec quelques petits soucis dignes d'un prématuré, qui allaient partir, au fur et à mesure qu'il grandirait. Pourquoi fallait-il qu'elle ait peur, encore ? Sa voix s'est apaisée. Je n'avais pas remarqué qu'elle tremblait avant qu'elle n'arrête. J'ai soupiré avant de me passer une main sur le visage. J'étais fatigué. Alors je n'ai pas insisté. Je me suis levé, me suis planté devant elle, ait tendu le bras pour l'aider à se mettre debout. Elle a marché avec moi jusqu'à une chaise, pour s'y asseoir, le temps que je plie le fauteuil et l'appuie contre un mur. Je l'ai fait se relever en lui tendant le bras encore une fois. « Tu t'sens capable de marcher jusqu'à ta chambre ? » Je préférais lui demander. Même si je savais qu'elle dirait oui plus par fierté que par honnêteté. C'est flippant, à quel point que je la connaissais par coeur. Mais ça me plaisait. Plus que je ne voulais l'admettre. J'aimais faire partie de sa vie, j'aimais qu'elle fasse partie de la mienne. Plus que tout, et je ne m'en rendais compte que maintenant.
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MessageSujet: Re: She's the last one, ever... # Leamon.    Jeu 13 Aoû - 8:56





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Ce que je ressens pour toi... C'est tellement fort que ça me détruit de l'intérieur...


La demoiselle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Et ça depuis des mois, depuis qu’elle av ait quitté sa chambre d’enfant le ventre plein. Elle était effrayée, du moment où elle avait passé la porte, son sac sur son épaule, avec aucun endroit où allée. Mais elle n’avait rien dit Léa, elle n’avait rien montré. Du moins les premiers temps. Parce qu’elle était comme ça l’espagnole. Une fille forte, qui ne se laissait pas abattre, qui faisait tout pour prouver au monde entier qu’elle pouvait y arriver, qu’elle se foutait complètement de ce qu’ils pouvaient penser et que  si elle avait décidé de faire quelque chose, elle le faisait. Comme avec ce test de grossesse et toutes ces conséquences. Eléanor avait fait un doigt au reste du monde pour lui laisser une chance, à lui.

Mais voilà qu’elle prenait peur, pour un rien, pour une connerie. Un lit qu’elle n’arrive pas à monter et elle perd pied. Des sentiments qu’elle ne contrôle pas pour son meilleur ami et elle perd la tête. La naissance de son fils, de celui qu’elle attend depuis des mois, et elle perd la tête. Pourtant à ce moment précis la brune ne s’en sentait vraiment pas capable, d’élever un enfant toute seule, sans ses parents pour la conseiller, l’aider et l’aimer. Sans le père de son enfant pour s’en sortir, faire front et vivre la situation à deux. Non il n’y avait qu’elle. Et Szymon. Pauvre polonais qui n’avait rien demandé et qui subissait autant… Parfois Léa se demandait pourquoi il était là ? Comment il avait fait pour ne pas la mettre à la porte depuis un moment en lui disant de se démerder toute seule.

Et voilà qu’elle faisait encore une crise, l’enfant. Comme si elle avait tout fait pour avoir un nouveau jouet, et qu’une fois entre ses mains elle n’en voulait plus. Mais là, on ne parlait pas d’une poupée qu’elle pouvait mettre de côté une fois qu’elle aurait terminé de jouer. Non on parlait d’un enfant. De son fils. Qui ne cesserait jamais de réclamer son attention et son amour. Elle en a de l’amour à revendre, la petite brune, mais elle a l’impression d’être nocive, surtout pour lui, petit être qui n’a strictement rien demandé. Elle s’exprime à voix haute et se met presque en colère contre le polonais et ses paroles. A ce moment précis elle regrette qu’il soit encore là, à ses côté ? N’a-t-il pas autre chose à faire ?

Au fond, elle sait pourtant qu’il a raison, depuis le début il a raison, il sait comment la calmer, comment lui parler.  Et ça, ça n’a pas de prix. Alors elle se force à l’écouter, Léa garde le regard fixé devant elle, ne tourne en rien la tête vers son meilleur ami au risque de lui exploser à la figure et se concentre, essaie de mettre sa peur de côté et elle observe son fils. Son fils. Qui n’a qu’elle au monde, parce que son père, on ne peut pas vraiment y compter dessus. Oui, elle pouvait le faire. Elle le devait. Eléanor n’avait pas le choix. Elle avait prit une décision et devait l’assumer jusqu’au bout.

Son regard toujours rivé sur Lukas, elle releva la tête alors que Szymon se plantait devant elle pour l’aider à se lever. Elle a attrapé ses bras, s’est relevé, avec difficulté, mais elle l’a fait, puis à marché jusqu’à une chaise, regardant toujours son fils à travers la vitre transparente. Elle ne fit pas attention à ce que pouvait bien faire son meilleur ami jusqu’à ce qu’il lui cache la vue une nouvelle fois et qu’il la mette debout. Marcher jusqu’à sa chambre ? Oui, elle en était capable. Tout comme elle était capable de s’en sortir, rien qu’elle et son fils. Alors elle a simplement hoché la tête et s’est agrippé au polonais, lui qui était toujours là pour elle, pour l’aider, la soutenir. Comment pourrait-elle jamais l’en remercier ? Eléanor lui aurait bien offert tout ce qu’il désirait, mais ce ne serait pas encore assez. Elle ne voulait que son bonheur, il le méritait, et l’espagnole allait tout faire pour que ça arrive, même si elle devait passer tout son temps libre à ça.



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