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 (SZYMAKIN) a little bit ruined

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MessageSujet: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Dim 28 Juin - 22:04

SZYMAKIN
a little bit ruined
Tout pouvait arriver. N’importe où, n’importe quand. Un accident de voiture au beau milieu de la nuit, un incendie en pleine journée. Le matin quand je me levais, je ne savais jamais à quoi m’attendre. Lorsque mon téléphone sonnait pour une urgence, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Et pourtant, en choisissant le métier de pompier j’avais choisis d’être prêt à tout pour aider les autres. Sauver des vies, la plus part du temps, même celle d’un chat peureux coincé dans un arbre. Nous étions préparés à n’importe quelle situation. Et pourtant, je ne m’attendais pas du tout à celle que j’allais affronter, le matin où Szymon m’avait appelé en urgence. D’abord j’avais cru qu’il blaguait, quand il me disait qu’Eleanor était sur le point d’accoucher. Mais j’avais rapidement tilté. Szymon aimait me faire des blagues, mais pas dans ce genre là. Et surtout pas le matin. Il était parfaitement sérieux. Alors je lui avais dit que j’arrivais. Et j’y étais allé. Au départ je pensais que nous aurions encore le temps d’emmener la jeune Espagnole à l’hôpital. Elle n’aurait pas été la première femme que j’aurais emmenée à l’hôpital en tant que pompier, et certainement pas la dernière. Mais voilà. Nous n’avions plus eu le temps et la pauvre, elle avait du accoucher dans le salon de l’appartement du Polonais. J’avais été préparé à accoucher une femme, mais je ne l’avais jamais fait avant. Tout aurait pu bien se passer, mais à peine avais-je tenu le bébé dans mes bras et qu’il avait poussé son premier cri, qu’Eleanor avait perdu conscience.

Puis l’hôpital.

Déjà deux jours que le bébé était né. C’était un garçon. Et cela faisait aussi deux jours que Szymon n’était pas rentré chez lui. J’étais passé dans son appartement pour tout ranger et nettoyer. Puis j’avais surveillé la cage d’escalier dès que j’entendais du bruit, pour voir si c’était lui qui rentrait. J’avais tenté de l’appeler mais rien à faire, le Polonais ne décrochait pas, et je m’inquiétais vraiment pour lui, et pour Eleanor. Et connaissant Szymon, je savais qu’il n’avait pas dormit depuis ce jour là. Du moins, pas vraiment dormit. Alors un soir, en rentrant de la caserne je passais par l’hôpital. Vu l’heure, je me doutais parfaitement de l’endroit où j’allais trouver mon meilleur ami. Et j’avais raison. Il était couché, affalé sur une chaise dans un couloir juste en face de la pouponnière. En passant je m’arrêtais et eu un léger sourire en voyant tout ces bébés endormis, me disant qu’un jour j’en aurais un à moi. Avec Lana. Puis je me retournais et regardais Szymon. Je soupirais, il était vraiment dans un sale état. Je m’installais sur la chaise à côté de lui et posais doucement ma main sur son épaule. Je le secouais vraiment, vraiment doucement pour le réveiller.

« Eh buddy… »


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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Lun 29 Juin - 18:19





szymakin
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J'avais marché longtemps dans ces fichus couloirs. Je ne savais plus quoi faire de mes mains, de ma tête, de mes jambes. Alors je tournais en rond. J'étais rapidement rentré à l'appartement dans la journée pour prendre une douche, bien froide, et avait tenté de m'asseoir sur le canapé avec un livre. Sans succès. Je n'arrivais à rien. J'étais trop loin de tout. De l'hôpital. Du bébé. De Léa.

Léa.

Alors que mes pieds foulaient le sol des couloirs de l'hôpital, je revoyais ses yeux se fermer, sa tête dodeliner, après que ses cris et ses pleurs aient cessé. Elle s'était laissé partir pendant que son fils s'animait. Comme si elle avait transféré toute l'énergie qu'elle possédait jusque dans les petits poumons de son bébé. Elle avait murmuré le début de mon nom, et ce murmure résonnait dans ma tête depuis vendredi matin. J'avais passé plus de quarante-huit heures dans cet établissement sans pouvoir lui dire un mot. Parce qu'elle ne se réveillait pas. Le petit être qu'elle avait mis au monde était plein de vie. Il n'arrêtait pas de remuer les bras ou les jambes, ses minuscules poings et ses yeux fermés, incapable de savoir de ce qui passait dans nos vies à tous. Eléanor ne se réveillait pas. Ou alors, par moment, mais toute la morphine qu'on lui refilait l'empêchait de tenir un discours cohérent. Et moi je restais là, assise à côté d'elle, devant la porte de sa chambre, à la cafétéria, ou devant la pouponnière. A bien y réfléchir, c'était à cet endroit que j'avais dû passer le plus de temps depuis vendredi matin. Juste devant, parfois debout, parfois les fesses vissées sur une chaise, les yeux rivés sur le petit corps du bébé de Léa. Qui n'avait pas encore de nom. Je ne doutais pas du fait qu'elle en avait trouvé un, mais elle n'avait pas encore eu l'occasion de nous l'apprendre. Il était beau, ce bébé. Arrivé trop tôt, avec quelques petits soucis, mais tout de même beau. Je n'arrivais pas à m'arrêter de le regarder. Et en ce dimanche soir, alors que j'avais l'impression de n'être plus capable de faire le moindre pas de plus, je m'étais assis en face de la vitre, le dos contre l'accoudoir d'une chaise, les genoux par-dessus l'autre, les deux pieds posés sur la chaise d'à côté. J'avais commencé par rouvrir mon bouquin, mais toute énergie m'avait quitté. J'avais fini par sombrer dans un micro-sommeil, celui qui venait me chercher à chaque fois que je fermais les yeux, qui ne me laissait ni rêver, ni me reposait convenablement.

Dieu seul sait combien de temps plus tard, je sens qu'on me secoue l'épaule. Doucement. Comme si au final, on ne voulait pas tant me réveiller que ça. Une voix, un mot, et je savais qui c'était. J'ai respiré un grand coup, les yeux toujours fermés. Je n'avais aucune envie de les rouvrir, mes yeux. Je voulais dormir. Longtemps. Toujours s'il le fallait. Mais je me doutais que l'anglais ne serait pas du même avis, qu'il ne m'avait pas réveillé juste pour discuter. Mais pourquoi, alors ? J'ai fini par ouvrir les yeux, rapidement, avant de vivement me redresser sur ma chaise, sans faire attention à la douleur insupportable qui venait de se déclarer dans mon dos. « Qu'est-ce qui se passe ? Y a un truc qui va pas ? »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Lun 29 Juin - 21:31

SZYMAKIN
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Je m’inquiétais vraiment pour Szymon, alors j’avais décidé de passer à l’hôpital après le boulot. J’avais prévenu Lana, disant que je rentrerai plus tard, qu’elle ne devait pas s’inquiéter. Une fois à l’hôpital, je montais directement à la maternité, sachant parfaitement où trouver le Polonais. Je me doutais parfaitement de comment il occupait ses journées à l’hôpital : à tout sauf à dormir. Et il fallait qu’il dorme, au moins un peu. Juste une nuit de repos ne lui ferait pas de mal. Mais le connaissant, il n’irait pas le faire de lui-même. Je devais aller le chercher. Et le ramener de faire s’il le fallait. Mais au fond, j’espérais qu’il soit coopérant et veuille bien rentrer avec moi. Comme prévu, je le retrouvais sur une chaise, face à la pouponnière de l’hôpital. Je regardais les bébés endormis quelques instants, laissant mes pensées vagabonder. Je savais qu’un jour, avec Lana nous en aurions un, à nous. Un jour je me tiendrais debout devant cette vitre et regarderais mon petit bébé dormir. Cette pensée me décrocha un léger sourire, qui s’effaça lorsque je me tournais vers le Polonais. Lui par contre faisait vraiment de la peine à voir. Je m’asseyais à côté de lui, il semblait endormi. Un livre ouvert était posé sur lui. Il n’avait même pas réussi à lire, signe qu’il devait être vraiment crevé. Ca me faisait presque de la peine de le réveiller, mais dans cette position il ne devait pas vraiment bien dormir. Alors j’ai doucement posé ma main sur son épaule pour le réveiller et je l’ai appelé, sans le brusquer. Je l’entendais respirer, au moins il était encore vivant. Puis finalement, il ouvrit les yeux et se redressa sur sa chaise, me demanda si quelque chose n’allait pas. Je le regardais et secouais la tête.

« Non non y a rien c’est juste que… »

Et c’est maintenant que ça allait être délicat. Au fond je me doutais que Szymon ne voudrait pas rentrer comme ça. Qu’il ne voudrait pas laisser sa meilleure amie seule ici.

« Il faut que tu dormes Szymon, viens j’te ramène chez toi. »


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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Lun 29 Juin - 22:46





szymakin
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J'ai littéralement senti mon coeur ralentir alors que mon meilleur ami secouait la tête. Tout allait bien. Enfin. Tout était relatif. Mais j'avais compris ce qu'il avait voulu me dire. Dans ce contexte, qui craignait un maximum, tout allait bien. Lukas n'avait rien. L'était d'Eléanor n'avait pas empiré. J'ai de nouveau respiré un grand coup alors que je passais une main sur mon visage, les yeux encore lourd, alors que je luttais pour les garder ouverts. Je me suis un peu redressé sur ma chaise avant de jeter un œil à la vitre qui séparait le couloir des berceaux. La lumière, faible, était toujours allumée. Et puis, j'ai reporté mon attention sur l'anglais alors qu'il s'interrompait dans sa phrase. J'ai plissé les sourcils avant de prendre la parole. « Quoi, juste quoi ? T'es enceinte aussi et tu sais pas quoi faire ? » Je ne sais pas si c'était juste la fatigue, juste Anakin, ou les deux en même temps, mais j'avais eu besoin de sortir cette connerie. Parce que j'en pouvais plus, moi, de cette atmosphère pourrie qui me bouffait petit à petit. J'ai attendu qu'il finisse sa phrase, et j'ai levé les yeux au ciel. Depuis hier, le pompier se prenait pour mon père. Et, bien que ça me touche, d'une certaine manière, il avait joué à ce jeu là depuis trop longtemps. Et puis, j'avais beau refouler tout ce qui m'avait submergé ces derniers jours, il m'était désormais impossible de ne pas reconnaître que je ne voulais partir d'ici pour rien au monde. J'ai soupiré, avant de m'adosser de nouveau contre l'accoudoir de la chaise que j'avais élu comme matelas pour aujourd'hui. « Mais je dors là. Tu vois, c'est pour ça que t'as eu besoin de me réveiller. » Je ne partirais pas. Je ne partirais pas. « Sérieusement, Ani, ça va. Ok ? Ça va. » J'ai pincé les lèvres alors qu'il ne disait toujours rien, ne faisait toujours rien. « Enfin, je crois. » J'ai passé un bras derrière mon cou et ai essayé de trouver une position un minimum confortable. En vain. En même temps, me direz-vous, comment trouver une position confortable sur une chaise formica recouverte de tissu marron, hein ? On peut pas. On est bien d'accord. « Laisse moi dormir, s'il te plaît. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Mar 30 Juin - 11:14

SZYMAKIN
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Assis à côté de Szymon, posant doucement ma main sur son épaule pour le réveiller, je me doutais parfaitement que le Polonais ne se laisserait pas faire aussi facilement. D’ailleurs, comment lui dire que je l’emmenais chez lui sans qu’il ne s’énerve. Je le connaissais, et jamais il ne laisserait le bébé et Eleanor seuls ici. Alors qu’il ne suffirait que de quelques heures d’absences, quelques heures où il pourrait dormir correctement, dans un lit. Quoi ? Si j’étais moi aussi enceinte ? Je secouais la tête, même dans les pires moments Szymon pouvait sortir une connerie. Et cela me décrocha un nouveau petit sourire. Puis il s’effaça et je continuais, disant que je l’emmenais chez lui pour qu’il dorme. Je lui avais dit plusieurs fois de rentrer, mais il ne m’écoutait pas et restait là. Et je m’inquiétais vraiment pour lui, comme un grand frère qui s’inquiète pour son cadet. C’était ce qu’il était pour moi Szy, un petit frère. Nous ne nous connaissions pas depuis si longtemps que ça finalement, mais le Polonais s’était rapidement imposé comme l’un de mes plus proches amis. Il était même devenu mon meilleur ami. Alors le voir dans un état pareil ne me plaisait pas, absolument pas. Il fallait que je le ramène chez lui, quitte à la trainer de force, puis à le surveiller toute la nuit. J’étais prêt à tout pour être certain que Szymon dorme correctement, pour qu’il se repose. Il fini par s’adosser à nouveau contre l’accoudoir de la chaise où il avait apparemment élu domicile, m’affirmant qu’il dormait là. Mais bien sûr, il dormait. C’était impossible de dormir correctement sur cette chaise, même en étant simplement assis là-dessus j’étais mal installé. Alors je n’osais pas imaginer si je devais dormir sur ce machin. Szymon continua en m’affirmant que ça allait. Je le regardais sans rien dire, il n’avait franchement pas la tête du type qui allait bien. Je le fixais, il finirait bien par cracher le morceau. Enfin presque. Il croyait qu’il allait bien, alors que j’étais certain qu’il n’allait pas bien. Je ne l’avais jamais vu dans un état pareil, alors il était normal que je m’inquiétais.

« Szymon… »

Il me coupa en me demandant de le laisser dormir. Je le laisserais dormir une fois qu’il serait chez lui, dans son lit. Je soupirais et me levais.

« Justement, je te laisserais dormir une fois que tu seras dans ton lit. »

Je l’attrapais par le bras et le tirais doucement pour qu’il se lève.

« Aller vient. On rentre. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Jeu 2 Juil - 14:38





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J'ai secoué la tête alors qu'il insistait encore une fois pour me faire rentrer chez moi. Le pire, c'est que je savais qu'il avait raison. Je savais que je venais de passer le week-end le moins sain de toute ma vie, à me nourrir exclusivement de barres de céréales et à passer mes nuits sur ses foutues chaises. Plus d'une fois je m'étais dit que mon meilleur ami - car c'était réellement ce qu'il était devenu - avait raison, que je devais retourner chez moi et m'offrir un véritable nuit de sommeil. Je me disais aussi que cela me permettrait de m'éloigner un peu de tout ça, me donnerait l'occasion de réfléchir correctement et d'organiser tout ce qui se passait dans ma tête depuis vendredi matin. Parce que c'était un de ces bordel, là-haut, avec tout ce qu'il s'était passé. Je ne savais plus quoi penser, quoi faire, quoi dire, et quoi ressentir, surtout. C'était principalement sur ce sujet que j'étais pommé. « Putain Ani, c'est bon j'te dis, j'dors ici. J'étais en train de m'endormir en plus, tu m'as coupé dans mon élan. » J'étais sérieux. Les bras de Morphée avait commencé à s'enrouler autour de moi avant que l'anglais ne s'assoit sur la dernière chaise. Je m'étais senti partir, j'avais réellement eu l'impression que cette fois, j'allais véritablement dormir. Et pendant toute la nuit. Au bout de presque trois jours, j'avais fini par m'habituer à ne pas dormir confortablement, et c'était devenu presque supportable. Mais mes réponses ne convenaient pas à Anakin, apparemment, puisque qu'il attrapa mon bras, le tira, comme pour me faire me lever. On rentre ? Non. Je crois pas. Plus j'y réfléchissais, plus ça me semblait une mauvaise idée. Je penserais trop, n'arriverais pas à me calmer et à arrêter de m'inquiéter, à la fois pour Léa et pour son fils. J'allais vouloir me lever et y retourner, j'allais devoir, pour une fois, penser à moi avant de penser à Léa. Et je savais désormais que ça, ça n'était pas possible. J'ai dégagé mon bras sans quitter le pompier du regard. « Je pars pas d'ici. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Jeu 2 Juil - 18:12

SZYMAKIN
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Szymon n’avait pas l’air décidé à quitter sa chaise. Et pas de chance pour lui, je n’étais pas décidé à quitter cet hôpital sans lui ce soir. Je m’inquiétais pour lui, et ça se voyait à son regard qu’il était épuisé et perdu. Donc, tout ce que je voulais, c’était qu’il rentre chez lui, mange quelque chose de correct et qu’il parle. Qu’il lâche tout ce qu’il avait sur le cœur et que ça le libère. Mais d’abord je voulais le faire dormir. S’il le fallait, je resterais à côté de son lit toute la nuit pour monter la garde, pour être certain qu’il ne parte pas une fois que j’aurais le dos tourné. J’étais même prêt à demander à mon chien de monter la garde lui aussi. Mais connaissant le Polonais, je savais que ça n’allait pas être facile de le faire décoller d’ici. Il m’assurait qu’il était en train de s’endormir et que je l’avais coupé dans son élan. Je soupirais. Comme si il arrivait à dormir correctement là-dessus. Je fini par le me lever et tirais doucement sur son bras pour le forcer à se lever. Et encore une fois, Szymon ne se laissa pas faire et dégagea son bras, sans pour autant me quitter du regard. Il m’annonça, bien décidé, qu’il ne partirait pas d’ici. Je le regardais. S’il pensait vraiment que j’allais le laisser là, il se mettait le doigt dans l’œil. Il était peut-être têtu, mais je savais parfaitement que je l’étais deux fois plus que lui. Debout devant lui -pour une fois j’étais plus grand que lui- et je le regardais.

« Czajkowski, maintenant tu m’écoutes. »

Je marquais une toute petite pause. C’était la première fois que j’arrivais à prononcer le nom de famille du Polonais, du premier coup, sans faire une seule faute, et sans avoir bu une seule goutte d’alcool au préalable.

« Eleanor est en sécurité ici, elle sera toujours là quand tu reviendras, et le bébé aussi. Il peut rien leur arriver ici, les médecins et les infirmières sont là pour eux. Et moi j’suis là pour toi, parce que je m’inquiète pour mon Koleś parce que franchement ça se voit à ta tronche que t’es pas bien, donc tu vas venir avec moi, on va rentrer, manger puis tu vas dormir et demain matin je te ramène de nouveau ici. »

Plantant vraiment mon regard dans le sien, je continuais.

« Et j’hésiterais pas à utiliser la manière forte pour te sortir de là. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Mar 28 Juil - 23:57





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Il est resté là, debout devant moi, sans rien dire et sans rien faire d'autre que de me regarder, avec cet air étrange que je n'arrivais pas à qualifier. Et, l'espace d'un instant, j'ai cru qu'il allait partir, qu'il allait me laisser dormir comme je lui avais demandé. Qu'il avait compris que je n'en avais absolument rien à foutre de si j'allais bien ou pas, de si dormir sur une chaise pendant trois jours était bon pour moi ou pas, de si je foutais mon équilibre alimentaire en l'air ou pas. Mais non. Fausse joie. Et je n'ai pas eu le temps de me plaindre, parce que le premier mot qu'il a prononcé m'a littéralement laissé bouche-bée. J'ai senti ma lèvre du bas tomber pour qu'avec sa compère, elles forment un o parfait. Mon nom de famille venait d'être prononcé sans aucune erreur, sans aucune hésitation, par le british en face de moi. Une grande première. Comme quoi, il suffisait de vraiment le vouloir pour le pouvoir. Dans d'autres circonstances, je me serais levé pour le prendre sarcastiquement dans mes bras et le féliciter dans ma langue natale pour me payer sa tête. Mais là, non. J'étais juste abasourdi et sur le cul alors que soudainement, il réussissait à me rendre attentif. J'ai laissé ses mots me frapper comme jamais des mots ne m'avaient frapper. Il avait absolument raison. Encore. Eléanor et Lukas n'avait pas besoin de moi. Et moi, j'avais critiquement besoin d'un vrai repas et d'une vraie nuit de sommeil. Mais non. Je n'arrivais décidément pas à m'y résoudre. Alors j'ai secoué la tête une nouvelle fois, ignorant ses menaces, sans pour autant empêcher les images d'Anakin en train de violemment me traîner jusque dehors de se presser dans ma tête. « Je sais que j'ai pas besoin de rester. Mais, j'sais pas, j'peux pas partir. » J'ai fait une pause pour déglutir alors que je sentais une boule se former au creux de ma gorge. La seule idée de quitter cet endroit me semblait décalée, comme impensable. « J'veux pas la laisser là. » C'était ça, la vraie raison. Léa. Ses yeux s'invitent devant les mien, et je déglutis encore une fois. Je voulais voir ses yeux encore, toujours. « J'crois que... » Je m'arrête, parce qu'une larme atteint le coin de mes lèvres. Bordel. Toute la pression de ces derniers jours qui retombe d'un coup, qui coule sur mes joues alors que la vérité me claque à la gueule, alors qu'il me semble inévitable de lui faire face et de la formuler. Là, tout de suite, à voix haute, devant mon meilleur ami. Parce qu'elle est trop grosse, trop évidente pour que je la garde pour moi. Si je n'écoutais que moi, je la crierais, fort, pour que tout le monde l'entende et que je ne sois plus le seul à me le répéter en boucle. Mais au lieu je passe un main sur mon visage, derrière ma nuque, dans mes cheveux, encore une fois sur mon visage. « J'crois que j'l'aime. » Voilà. C'était tout. Je l'aimais. Et ça me foutait fichtrement les boules. Parce que cela me semblait impossible. Je lâche un minuscule rire, presque silencieux, nerveux, alors que j'ai l'impression d'être ridicule. « J'suis dans la merde, hein ? »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Jeu 30 Juil - 0:40

SZYMAKIN
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Debout devant lui, je n’allais pas en rester là. Je n’allais pas le laisser là, seul, une nuit de plus. Il allait finir par m’écouter et me suivre pour passer une nuit tranquille et manger quelque chose de correct. S’il fallait que j’utilise la force, je n’hésiterais pas une seconde à le faire. Je voyais bien sa tête lorsque j’avais réussi à prononcer son nom de famille correctement. Et j’en étais le premier étonné. Je n’avais jamais réussi auparavant et ce n’était pas faute d’avoir essayé. Dans d’autres circonstances, je me serais attendu à une remarque du Polonais mais il n’en fit rien et m’écouta attentivement. Il ne bronchait pas, puis encore une fois, je lui annonçais que j’allais l’emmener à la maison pour qu’il mange et dorme correctement. Précisant cette fois que je n’hésiterai pas à utiliser la manière forte pour qu’il me suive. Même si j’espérais ne pas avoir recours à ça. La dignité de Szymon en prendrait un coup, et la mienne certainement ici. Je ne voyais qu’une solution : le traîner jusqu’à la voiture. Alors j’espérais qu’il accepte, qu’il se lève et me suive sagement jusqu’au parking. Mais apparemment, c’était toujours trop demandé. Je soupirais en le voyant secouer la tête. Bon ben, la force. Mais il parla, et ça m’empêcha de faire quoi que ce soit, pour l’instant. J’allais le laisser s’expliquer avant de le traîner comme une merde à travers l’hôpital, jusque dans l’ascenseur. Et une fois en bas, si il résistait toujours, je le traînerai jusqu’à la voiture. Il ne pouvait pas partir ? Comment ça ? Il déglutit et je comprenais qu’il allait continuer, alors je m’asseyais à nouveau sur la chaise à côté de lui. J’avais bien remarqué qu’il ne voulait pas la laisser là. Que jamais, quoi qu’il arrive, il ne la laisserait. Je l’avais bien vu, bien compris. Et je le connaissais, il était bien sérieux. Il pensait aux autres avant de penser à lui, mais cette fois il allait penser à lui d’abord. Au moins le temps d’une nuit. De gré ou de force.

« Szymon… »

Je n’eux pas le temps de continuer qu’il recommença à parler. Il croyait quoi ? Il marquait une pause, trop longue à mon goût. Je le regardais, attendant qu’il continue. Même si au fond, je me doutais un peu de ce qu’il allait dire. La larme qui avait roulé sur sa joue l’avait trahit, en quelque sorte. Et enfin, il avoua. Et c’est ce que je pensais. J’avais bien remarqué que quelque chose se passait entre eux, même si au fond ils ne le savaient peut-être pas eux même. J’avais bien vu à la fête pour le bébé royal comment la jeune Espagnole avait réagit lorsque nous avions fait une blague à Lana. Cette blague était une des raisons de ce malaise, ce que Szymon avait dit. Il avait dit être amoureux. Il ne savait certainement pas à quel point ça avait affecté la petite et il ne savait certainement pas à quel point c’était vrai ce qu’il avait dit, pas à ce moment là. Et elle, il suffisait de voir comment elle le regardait. J’avais apprit à connaître ce regard et il ne trompait pas. Et puis Szymon n’agissait pas avec Eléanor comme si elle était une simple meilleure amie. C’était bien plus.

Comme un automatisme, je prenais le Polonais dans mes bras.

« Je sais. »

Je le relâchais et il ajouta finalement qu’il était dans la merde, ce qui me déclencha un léger rire. Oh oui qu’il l’était. Je lui souriais.

« Les filles sont compliquées, alors oui. T’es dans la merde bro. »

Je me relevais. J’étais toujours décidé à le ramener à la maison, de gré ou de force.

« Et je sais aussi qu’elle ne voudrait pas te voir dans cet état là, alors viens avec moi. Promis je te ramène demain matin, à la première heure. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Jeu 30 Juil - 1:30





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Il n'a rien dit. N'a rien fait. Est simplement resté de marbre. Et je me suis surpris à penser que peut-être avait-il été plus perspicace que moi. Que la phrase que je venais de formuler à peine quelques secondes plus tôt surprenait plus moi que lui. Comme si, là où tout ce que je pouvais ressentir pour l'espagnole m'avait fait l'effet d'une grande claque, Anakin avait vu tout cela s'empiler, se construire sous ses yeux, sans pour autant pouvoir mettre des mots dessus. Pourquoi est-ce que ça n'avait pas pu me faire le même effet, à moi aussi ? Pourquoi est-ce que je n'avais pas le droit à cette douceur dont j'avais bénéficié alors qu'un jour, encore en Pologne, je m'étais rendu compte que j'étais amoureux d'Ismaëlle ? Pourquoi cette violence, et surtout, pourquoi maintenant ? Ça m'achevait, de réaliser. De ne plus pouvoir arrêter cette fatalité tourner dans ma tête. Je l'aime, je l'aime, je l'aime. Insupportable. Absolument pas nécessaire dans des circonstances pareilles. J'ai à peine senti l'étreinte dans laquelle Anakin venait de m'entraîner. J'ai juste entendu ses deux premiers mots. Je lui ai rendu son accolade presque par reflex. « Et t'aurais pas pu me le dire, hein ? Au lieu de me laisser patauger dans la merde comme un chien, putain. » J'ai lâché un nouveau rire alors qu'il répondait à ma question, bien que je n'y attendais pas particulièrement de réponse. « Merci, mec. Franchement, ton soutien et ton réconfort me touche. Au plus profond de mon âme. » Ce n'était qu'à moitié ironique. Parce que je savais qu'il ne faisait que ça, depuis vendredi. Qu'il ne faisait qu'essayer de me faire remonter la pente dangereuse que j'avais commencer à dévaler. Mais alors qu'il se relevait et qu'il se foutait, encore, de ma gueule, j'ai souri, et j'ai senti que j'allais la remonter, cette connasse de pente. Alors je me suis levé à mon tour, des fourmis dans les jambes, nécessitant de m'appuyer quelques secondes sur le mur pour m'habituer à rester debout. « Ok. Juste, j'sais pas où j'ai laisser ma veste. » Devant le regard d'Ani, j'ai soupiré avant d'hausser les épaules. « J'ai compris. On le cherchera demain. Manger et dodo d'abord. J'te suis, papa. » On a traversé le couloir, emprunté l'ascenseur - rares étaient les moments où Ani et moi prenions l'ascenseur, celui de notre immeuble étant hors service - et on s'est rapidement retrouvé tous les deux le cul dans sa voiture, dans les rues de la ville. Il faisait noir de chez noir, et je me suis rendu compte que je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était. Mais j'étais trop fatigué pour baisser les yeux vers l'horloge numérique du tableau de bord. De toute manière, la lumière des chiffres était trop forte pour que je puisse lire quoique ce soit. Je promène mon regard sur les rues alors qu'aucun de nous deux ne parle. Mes yeux s'arrête sur un type qui marche, bouteille à la main, un sweat avec Brighton écrit en grosses lettres sur le dos. J'ai plissé les sourcils. « Ani, on va à Brighton ? »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Ven 31 Juil - 23:17

SZYMAKIN
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Une phrase. Une simple phrase qu’il avait prononcée et qui résumait tout ce que j’avais pu voir se construire sous mes yeux ses derniers temps. Mais je n’avais rien dit, n’étant pas totalement sur de moi. Je rêvais peut-être, après tout je n’avais jamais eu de meilleure amie, comme Szymon avait pu en avoir une. Mais maintenant qu’il l’avait comprit, et surtout qu’il l’avait dit : tout était beaucoup plus clair. Tout s’expliquait et je ne doutais plus de rien. Voyant une larme roulé je le serrais contre moi, lui disant que je savais. Et après qu’il m’ait rendu mon étreinte, je me reculais et le regardais. Ouais j’aurais pu lui dire, mais j’entendais parfaitement la réponse à laquelle j’aurais eu droit. Il ne m’aurait jamais cru, m’aurait dit que je délirais totalement et que j’étais tellement amoureux que je voyais l’amour partout. Peut-être même qu’il aurait ajouté qu’il aimait encore Ismaëlle, avec qui il n’avait jamais rien tenté, finalement. Voilà pourquoi je n’avais rien dit, cette fois. Je lui avais déjà dit de tenter le coup avec la blonde, il n’avait rien fait. Donc concernant la brune, je n’avais rien dit, ne sachant même pas vraiment ce qu’il se passait.

« Tu m’aurais jamais cru, de toute façon. »

Puis je répondais à sa question, oui il était dans la merde. Les filles étaient compliquées. Vraiment. Un vrai mystère même, qu’on ne comprendrait certainement jamais.

« Mais y a pas d’quoi buddy ! »

Puis je me relevais, disant qu’Eléanor ne voudrait certainement pas le voir dans cet état là, et qu’il devait me suivre. Et s’il ne voulait toujours pas, et bien je le trainerais jusqu’à la voiture. Tant pis pour lui. C’était pour ça que j’étais tout de même un peu surpris lorsqu’il se leva à son tour. Ouf, une bonne chose de faite. Sa veste ? Quoi sa veste ? Nan sérieusement, si c’était un moyen pour m’échapper il rêvait. Je n’avais pas besoin de parler, le regard que je lui ai lancé avait largement suffit. Tant pis pour sa veste, il ne faisait pas si froid dehors. Il venait de Pologne, il allait survivre jusqu’à la voiture sans sa veste, quand même. Papa ? Ah ouais donc comme ça il se payait ma tête. Il ne perdait rien pour attendre.

« T’es pas assez beau pour être mon fils, désolé ! »

Je lui souriais avant de lui taper amicalement sur l’épaule. Puis nous traversions le couloir, puis descendions avec l’ascenseur. J’avais perdu l’habitude de ces engins, celui de l’immeuble étant hors service depuis un moment déjà. Et je me disais bien que ce n’était pas demain la veille qu’on viendrait le réparer. Et rapidement, nous étions dans la voiture. Je démarrais, et s’en suivit une promenade dans les rues de la ville. Notre immeuble n’était pas si loin, nous serions presque arrivés. Le silence régnait dans la voiture, juste la radio en fond sonore, volume au plus bas. Cela ne me dérangeait pas que personne ne parle, je ne serais même pas étonné si mon meilleur ami c’était endormit. Mais finalement, c’est lui qui brisa le silence. Brighton ? Je tournais la tête une seconde vers lui, étonné. Mon regard se reposa sur la route. Et si finalement, ce n’était pas une si mauvaise idée ? Au moins ça lui changerait les idées, et il sera beaucoup plus difficile pour lui de s’enfuir en pleine nuit pour retourner à l’hôpital. Et puis nous pourrions trouver de quoi manger sur la route. Je souriais.

« Ouais, on va à Brighton ! »

Un parking un peu plus loin, je m’arrêtais quelques instants et prévenais Lana. Elle n’avait pas besoin de m’attendre ce soir, je ne rentrerais certainement pas avant quelques heures ou même demain matin. Le message envoyé, je redémarrais et partais en direction de Brighton.

« Et on prend de quoi manger sur la route. J’sais pas toi, mais moi j’ai faim. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Jeu 13 Aoû - 18:07





szymakin
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Vous connaissez ces journées qui, parce que vous faites quelque chose de différent, qui sort de vos habitudes, vous ont l'air spéciales ? Comme si elles sortaient du lot, s'élevaient au-dessus des autres, étaient bien trop étranges - dans un sens aussi bon que mauvais - pour vous permettre de vous sentir comme lors de toutes les autres journées. C'est aussi lors de ces journées que le moindre rappel de votre routine - emprunter un chemin familier, prendre la même ligne de bus, répéter quelques gestes du quotidien - vous semble totalement décalé, presque illégitime. Voilà ce qu'était ces derniers jours, pour moi. Des jours où je ne me donnais pas le droit de vivre normalement parce, aussi absurde que cela puisse paraître, ça me paraissait totalement injuste. Je ne pouvais pas simplement continuer ma petite vie tranquillement alors que, quelques centaines de mètres plus loin, ma meilleure amie était inconsciente et son fils tout seul. Ça ne m'allait pas. Je n'arrivais pas à m'en donner le droit. C'était une des raisons pour lesquelles je dormais sur des chaises en plastique et mangeais des barres de céréales à chaque repas. C'était pour ça que je refusais de suivre Anakin, le laisser me ramener chez moi pour faire des choses aussi simples et banales que prendre une douche, me raser, et dormir. Parce que ces derniers jours, et ceux qui suivraient, probablement, n'étaient pas banals.

Mais alors que je me rendais compte que c'était ce que je m'apprêtais à faire, le cul vissé sur le siège passager de la voiture de mon meilleur ami, l'absurdité de la situation m'indigna une fois de plus. Hors de question que je dorme. Je n'étais plus fatigué, soudainement. Et le sweat Brighton d'un passant me donnait envie d'aller m'asseoir Dieu savait où dans cette ville, avec Ani, jusqu'à demain matin, midi, peu importait. Quoi de mieux pour s'éloigner des problèmes que s'éloigner de là où ils se trouvaient. J'aurais moins tendance à péter des câbles, là-bas. Et l'air marin me ferait du bien. Après mon idée proposée, il a tourné des yeux surpris quelques secondes avant de les reporter sur la route. C'était du Denton tout craché, ça. Il évaluait la proposition, pesait les pour et les contres, jugeait si l'idée était bonne ou pas. Il a fini par accepter, et ça m'a arraché un petit sourire. Il s'est arrêté sur un parking pour prévenir Lana, et j'étais en train de sortir mon propre téléphone avant de réaliser que je n'avais personne à prévenir. Bien. Et puis on été repartis. J'au hoché la tête alors qu'Ani proposait de s'arrêter prendre un truc à manger au passage. Une dizaine de minutes plus tard, je désignais une supérette H24, une fois arrivé dans un village voisin. « Ils ont des sandwiches du feu de Dieu, là-d'dans. Avec Kasia on s'était arrêté une fois, ici. » Alors on est descendus, on est entrés, on a fait notre petit tour pour choisir nos sandwiches - on a encore pris trois plombes, parce qu'avec nous, choisir un sandwiches représentait un réel moment de concentration extrême, de logique et de réflexion - pour enfin se diriger vers les caisses. Mais au dernier moment, une bouteille me fait de l'oeil. Je m'en saisis, appelle Ani, et attends qu'il tourne la tête pour la brandir devant moi. « Bon ou mauvais ? »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Ven 14 Aoû - 23:57

SZYMAKIN
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J’avais enfin réussi à faire sortir Szymon de l’hôpital. Non sans l’avoir menacé, bien sûr. Mais je pense que le fait que j’ai réussi à prononcer son nom de famille correctement soit la raison pour laquelle il m’a réellement écouté, attentivement. Et au pire, je l’aurais traîné à travers les couloirs. Tant pis pour la honte, je l’aurais fait sortir de n’importe quelle manière. Mais il avait fini par m’écouter, et me suivre. Nous étions maintenant installés dans ma voiture, et je conduisais en direction de notre immeuble. Personne ne parlait, juste la radio en léger fond sonore. Jusqu’à ce que Szymon brise le silence régnant, proposant une virée à Brighton. Tournant la tête vers mon ami quelques secondes, je regardais à nouveau la route, évaluant la proposition. Les pours, les contres. Les contres, je n’en voyais pas énormément, je voyais seulement le fait que ce n’était pas la façon dont Szymon pourrait clairement se reposer. Les pours… Et bien ça lui changerait les idées, d’être loin de tous ses problèmes et l’air marin ne pouvait pas lui faire de mal, au contraire. Et finalement, je déclarais que ouais, c’était une bonne idée. Une putain de bonne idée. M’arrêtant alors sur un parking, je prévenais Lana que je ne rentrerais pas cette nuit. Une fois fait, je redémarrais et proposais à Szymon de nous prendre à manger en chemin, car j’avais faim. Et je me doutais parfaitement que lui aussi, je le connaissais. Il était gourmand et ce n’était clairement pas les barres céréales qu’il avait avalé ces derniers jours qui l’avaient correctement nourrit. Je le voyais hocher la tête alors que je prenais la route direction Brighton.

Le silence régnait à nouveau dans la voiture. Je ne lâchais pas la route des yeux, écoutant la musique qui passait à la radio. Quand j’y pensais, je n’avais aucun CDs dans la voiture, je n’en avais jamais eu. Certaines personnes trouvaient ça étonnant, mais je m’en fichais, en fait. La radio me suffisait amplement. Et cela semblait suffire à Szymon aussi, qui ne disait rien non plus. Passé le panneau du village voisin, mon meilleur ami prit la parole, alors que je pensais qu’il s’était endormi. Il me désignait une supérette, ouverte H24, me disant qu’ils avaient des sandwiches « du feu de Dieu ». Je souriais, et m’arrêtais alors sur le parking, faisant pleinement confiance à mon voisin concernant la nourriture. S’il disait que c’était bon, c’est que c’était bon. Une fois dans le magasin, on a mit un certain moment à choisir nos sandwiches. C’était quelque de très important, genre vraiment. Une fois le choix fait, je me dirigeais vers la caisse, Szymon pas loin derrière moi. J’étais quasiment arrivé, lorsque la voix du Polonais m’interpella. Je me tournais vers lui et regardais la bouteille de whisky, alors qu’il me demandait si c’était bon ou mauvais. Avec un petit sourire, je secouais la tête et retournais vers lui. Je pris une autre bouteille et la lui tendis, en souriant.

« Celle là c’est mieux ! »

Il reposa finalement l’autre bouteille et prit celle que je lui donnais.

« Aller vient, j’t’invite. »

Je lui souriais une nouvelle fois, et me dirigeait vers la caisse pour payer, attrapant un paquet de chips au passage. Puis on allait de nouveau à la voiture avec nos achats. Je m’installais au volant, et démarrais une nouvelle fois en direction de Brighton.
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Jeu 20 Aoû - 11:48





szymakin
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Il y avait quelque chose que j'aimais chez la nuit. Je serais incapable de vous dire quoi, exactement. Peut-être que c'était simplement l'atmosphère. Le fait que les villes soient obligées de s'allumer, de mille feux pour certaines. Qu'il y avait moins de gens dans les rues, donc moins de bruit. Qu'il fasse moins chaud, qu'une petite brise soit fatalement présente. La nuit, c'était une version moins forte du jour, en fait. Comme si la Terre n'était qu'un écran de téléphone dont on pouvait baisser la luminosité et le volume. Beaucoup de gens en était effrayés mais moi, inexplicablement, ça me rassurait. J'avais eu cette période, pendant mon adolescence, où j'adorais ouvrir la fenêtre de ma chambre, après que le soleil se soit couché. J'avais réaménager ma chambre exprès pour que mon bureau soit juste en face de la fenêtre. Et je m'asseyais, fermait mes cahiers, mes livres, peu importe ce que je faisais. Je regardais juste la nuit. Les lumières des autres immeubles qui s'allumaient et s'éteignaient, les voitures qui roulaient, les quelques gens qui rentraient de Dieu savait quel restaurant. Parce que j'avais réalisé que la nuit était belle.

Alors à la minute où j'ai pensé à m'asseoir sur une plage de Brighton avec mon meilleur ami à une heure pareille, je lui ai proposé, parce que c'était trop tentant. Il a mis quelques secondes à me faire part qu'il était d'accord. Alors il a prévenu Lana, a changé de trajectoire. Je l'ai fait s'arrêter quelques kilomètres plus loin devant une boutique pour nous acheter de quoi manger. Parce que moi et Ani sans nourriture, c'était comme une fenêtre sans carreaux, ou un livre sans mots : ça n'avait pas de sens. Je n'ai pas pu résister à l'envie de lui proposer une petite bouteille, histoire de. Et il n'a pas pu s'empêcher de m'en tendre une nouvelle, m'affirmant qu'elle était mieux. J'ai haussé les épaules. « J'fais confiance à tes talents de british, bro. » J'ai reposé l'autre, pour finalement m'avancer avec lui jusqu'à la caisse. Il attrape un paquet de chips au dernier moment et je rigole. J'avais trouvé pire que moi. Je souris à la caissière alors que je pose la bouteille devant elle, et je hausse les sourcils alors que mon voisin du dessus me propose de payer pour nous deux. Sans le quitter du regard, je mets les mains dans mes poches, et en sors la monnaie que m'avait rendue le distributeur de l'hôpital, quelques heures auparavant. Je les étale dans ma main, les compte rapidement. Une livre et soixante-six pence. Bon. J'irais pas loin avec ça. Mais c'était déjà bien. Je les tends à la caissière, à qui je souris une nouvelle fois, avant de reporter mon attention sur Anakin. « J'suis déprimé, pas fauché. Faut qu't'arrêtes avec tes amalgames à la con. »

On a fini par arriver à Brighton, après une route presque silencieuse. En vérité, Worth It est passée à la radio, et on a pas pu s'empêcher de chanter. Je ne me rappelle plus si je m'en étais rendu compte. Et je ne sais pas si c'était le cas pour l'anglais. Mais c'était plutôt cool. On s'est garé en face du Brighton Pier, encore un peu peuplé. On n'est pas monté sur la passerelle, par contre. On s'est contentés de s'asseoir sur la plage de galets qui le longeait, côtes à côtes. Personne n'avait eu la même idée que nous, étrangement. J'ai posé la bouteille entre nous et j'ai ouvert le sachet de mon sandwich. Mon ventre a gargouillé, plus fort qu'il ne l'avait jamais fait. J'ai tourné la tête vers Anakin, lui adressant un regard qui voulait dire quelque chose comme aucun commentaire, s'il te plaît. Il avait pas intérêt, de toute façon, sinon je lui écrasais son sandwich sur la tête. Il savait pertinemment ce qu'il risquait. J'ai mordu dans ma nourriture, et j'ai eu l'impression de manger la meilleure chose de la Terre. Alors que non. Les sandwiches qu'ils vendaient dans les supermarchés étaient immondes. Littéralement. Mais rien ne pouvait me sembler mauvais après m'être nourri comme un hamster pendant deux jours. « Si on pouvait épouser la bouffe, j'hésiterais pas une seule seconde. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Lun 24 Aoû - 21:51

SZYMAKIN
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Szymon avait enfin accepté de me suivre, nos sandwiches étaient choisis, et alors que j’allais vers la caisse, la voix de mon meilleur ami m’interpella. Je me retournais et il me présenta une bouteille de whisky. Je secouais la tête, et m’approchais pour lui en donner une autre, une qui était meilleure -à mon goût-. Il disait faire confiance à mes talents de british, ce qui me fit rire et finalement il prit la bouteille et me suivait jusqu’à la caisse. Attrapant un paquet de chips au passage, et alors que j’invitais mon meilleur ami, celui-ci me rétorqua qu’il était déprimé et pas fauché. Ce qui me décrocha un sourire, quand même. Je le regardais tendre ces quelques pièces à la caissière et secouais légèrement la tête, avant de donner ce qu’il manquait à la caissière. Je lui souriais une dernière fois, avant de sortir du magasin avec les achats et  mon meilleur ami. De retour dans la voiture, le chemin vers la ville se fit assez rapidement et plus ou moins dans le silence (en vérité, Worth It est passé à la radio, on a chanté, mais il y avait des détails qu’il valait mieux éviter, parfois). Et puis on s’est installés sur la plage, juste à côté du Brighton Pier, qui était encore bien peuplé pour cette heure tardive. C’était bien ça la différence entre Winston Oaks Hills et ici : il y avait toujours du monde. Sauf sur cette plage apparemment, où le Polonais et moi-même étions les seuls à avoir élu domicile. Alors qu’il posait la bouteille entre nous deux, je faisais de même avec le paquet de chips que j’avais préalablement ouvert. Alors que le ventre de Szymon gargouillait, je prenais justement une chips en souriant, prêt à faire un commentaire. Mais le regard de mon meilleur ami m’en dissuada, alors je me contentais de sourire avant d’ouvrir mon sachet de sandwiche à mon tour. Je mordais dedans une première fois, et finalement je me disais qu’on aurait peut-être du passer à la maison pour manger quelque chose. Mais Szymon avait besoin de s’aérer l’esprit, alors j’étais là pour lui, et je l’avais emmené jusqu’à Brighton. S’il m’avait proposé Londres, j’aurais prit le chemin pour Londres, sans trop réfléchir. Mais on était là, sur une plage de Brighton. A manger des sandwiches, une bouteille de whisky et un paquet de chips entre nous. Je riais à la remarque de Szymon. Epouser la bouffe, il était bien le seul à pouvoir avoir cette idée.

« Au fond, ça serait bien moins compliqué… »

La bouffe c’était beaucoup moins compliqué qu’une fille : on aime, ou on n’aime pas, c’était tout. Rien de plus, rien de moins. Beaucoup plus simple au fond. Même si j’avais maintenant la chance d’avoir Lana, et que j’étais l’homme le plus heureux du monde, ce n’était pas le cas de mon meilleur ami. Alors, j’étais là pour lui. Comme il le ferait avec moi. Et on a fini par manger notre repas en silence, comme deux morfales. Une fois terminé, je mettais le papier du sandwiche dans ma poche, le temps de trouver une poubelle où le jeter. Et regardant l’horizon, la Lune qui se reflétait dans la mer, je sortais mon paquet de cigarette, avant d’en sortir une. Puis je l’allumais, avant de regarder le Polonais.

« Dis rien à ma mère s’il te plait, je lui ai promit que j’avais arrêté. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Mer 26 Aoû - 13:02





szymakin
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J'ai rigolé à sa remarque, alors que le silence se glissait au dessus de nos têtes. C'était pas faux. Ce serait plus simple. Genre, carrément plus simple. Pas besoin de s'inquiéter pour savoir si les sentiments étaient partagés, puisque la nourriture n'en avait pas. Pas besoin de réfléchir à comment les avouer, puisque mon amour pour la bouffe était très certainement universellement connu. Donc bon. Ouais. Le jour où je serais vraiment, vraiment désespéré, je repenserai à cette alternative, qui m'offrirait la simplicité.

On a continué à mordre dans nos sandwiches sans rien dire. En fait, on parlait tellement, d'habitude, que c'était comme si on avait épuisé notre stock de truc à se dire. C'était pas plus mal, au final. Ca faisait du bien, le silence, le bruit des gens un peu plus loin, celui des vagues juste en face. Avec la nuit, en plus, les étoiles et la lune qui se reflétaient sur la surface de l'eau, c'était tout simplement beau. J'étais un gars sensible aux belles choses. J'ai vu Anakin mettre son paquet de sandwich dans sa poche. Par reflex, j'ai cherché une poubelle des yeux, avant de me lever, mon propre paquet vide, avant de tendre la main à l'anglais pour qu'il me file le sien. Moins d'une minute plus tard, je me rasseyais à côté de mon meilleur ami, m'écorchant la main avec un galet au passage. J'ai tourné la tête vers lui alors qu'il faisait de même, clope au bec. J'ai explosé de rire. Ce type et sa mère, c'était une merveilleuse relation énormément basée sur la confiance, mais sur le mensonge aussi, un peu. « Si tu m'fais chier, j'saurais comment m'venger. » J'ai lorgné vers le paquet, puis la bouteille. Dont je me suis emparée. Avant de l'ouvrir et d'en boire une gorgée. « Vous êtes vraiment des p'tits joueurs, dans c'pays. »

Je lui ai tendu la bouteille, et ait fait comme lui. J'ai planté mes yeux droit devant moi, sur la lune, sur l'eau, sur le ciel, un peu partout. J'ai fini par me passer une main su le visage alors que je sentais mes yeux se fermer. J'ai étouffé un bâillement avant de poser mes coudes sur mes genoux, mon menton sur mes paumes. J'en avais presque oublié l'espagnole et son fils. Presque. Comment oublier une choses pareille ? Comment oublier quelqu'un qui vous obsédait ? Mais ça semblait plus loin, comme un vieux souvenir, quelque chose qui s'était passé, en l'espace d'à peine une heure. « Merci, hein. »
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Ven 28 Aoû - 18:47

SZYMAKIN
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Assis sur cette plage, la question de Szymon me fit rire. Epouser la bouffe. C’est clair qu’on aurait bien moins de problèmes, et surtout bien mon compliqué. Mais un peu bizarre, quand on y repensait. Finalement, on a continué à manger nos sandwiches sans rien dire. Et quand j’ai fini le mien, j’ai regardé autour de moi pour trouver une poubelle. J’en voyais une, plus loin, et j’avais vraiment la flemme d’y aller. Alors en attendant, je mettais mon papier dans la poche. Mais Szymon lui se leva et me tendit la main. Il avait également fini de manger, et je compris qu’il voulait mon papier, alors je lui donnais. Posant mon regard sur l’horizon, je regardais la Lune au loin, qui se reflétait dans la mer. Presque machinalement, je sortais mon paquet de cigarette de ma poche et en allumait une. Avant de demander à mon meilleur ami de ne rien dire à ma mère, car je lui avais promis que j’avais arrêté. Alors que non. Et maman n’était pas obligée de tout savoir. Je tournais à nouveau la tête vers mon meilleur ami quand il me dit qu’il saurait comment se venger si je le faisais chier. J’étais donc foutu, ma mère allait bientôt savoir que je fumais toujours.

« J’suis foutu alors… »

Je souriais. Tant pis. C’était trop dur pour moi d’arrêter d’emmerder Szymon. Vraiment trop dur. Certainement plus difficile que d’arrêter la cigarette. Et quand je tirais une nouvelle latte, le Polonais en profita pour prendre la bouteille posée entre nous deux et après avoir bu une gorgée, déclara que nous étions des petits joueurs dans ce pays.

« On en reparlera quand je te traînerais jusqu’à la voiture parce que t’as trop bu… »

Vous voyez ? Beaucoup trop dur d’arrêter d’emmerder mon meilleur ami. Je souriais toujours lorsqu’il me donna la bouteille et j’en buvais une gorgée. Je la reposais entre nous et fixais à nouveau l’horizon, fumant tranquillement ma cigarette. Le silence régnait entre nous deux, fait assez rare. Si quelqu’un qui nous connaissait nous voyait en ce moment même, il se demanderait certainement si nous n’étions pas malades. Mais mine de rien, ça faisait du bien parfois, le silence.

Je tournais alors la tête vers Szymon, assez surpris. Il venait de briser le silence en me remerciant. Je ne voyais pas vraiment pourquoi il faisait ça, il aurait fait la même chose pour moi. Je ne savais ni comment, ni pourquoi, mais au fil du temps passer avec le Polonais, il était devenu comme un frère, faisait partit intégrante de la famille.

« T’as pas à me remercier bro, c’est normal. »

Je lui souriais avant de m’emparer une nouvelle fois de la bouteille. Je buvais une gorgée avant de la tendre à mon voisin.
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Dim 30 Aoû - 17:17





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« Mais non t'es pas foutu. J'oserais jamais, elle me tuera pour rien lui avoir dit plus tôt. » Je lui rendais son sourire. Elise Denton était une femme que j'avais du mal à imaginer crier sur son fils de vingt-cinq ans seulement parce qu'il fumait. Elle ne crierait pas. Non, elle serait plus du genre à lui faire un diaporama qui lui expliquerait en quoi la cigarette, c'est mal. Elles se ressemblaient, sa mère et la mienne. Et bien que j'adorais rendre visite aux parents de mon meilleur ami - ainsi qu'à sa petite soeur adorable - ça me faisait me rappeler le nombre de kilomètres qui me séparaient des miens.

J'ai froncé les sourcils, l'air faussement indigné, alors qu'il semblait certain que je ne pourrais pas rejoindre la voiture en marchant droit. En marchant tout court, d'ailleurs. J'ai fini par lâcher un léger rire alors qu'il reposait la bouteille entre nous - dont je m'emparais. « Tu parles à un Czajkowski, bro. Sérieux, tu nous connais mal. » J'ai pris une nouvelle gorgée de la boisson ambrée avant de la reposer sur le sable, avant de regarder droit devant, tout comme le faisait mon voisin. « Un jour j't'emmènerai chez moi. J'veux dire, l'ancien chez moi. Et tu comprendras à quel point les british sont fragiles. Sérieux, j'crois que j'ai jamais vu mon père sobre. Et pourtant, c'est un des types les plus respectables que j'connais. C'est pas des blagues, là, rigoles-pas. » Le silence a fini par retomber, comme souvent depuis qu'il m'avait réveillé. Mais ça n'arrivait que très rarement. Non, Ani et moi, on trouvait toujours quelque chose à dire, aussi con et insensé que cela puisse être.

J'ai fini par le remercier. Parce que y avait de quoi. M'écouter, m'aider, me forcer à bouger mon postérieur de cette chaise et sortir de ma lamentable situation... Peu aurait fait la même chose. « Non, c'pas normal. J't'aurais laisser galérer, moi. » Je n'ai pas tourné la tête, mais j'arrivais presque à voir sa tête. Qui me fit rire. J'ai attrapé la bouteille qu'il me tendait, l'ai porté à mes lèvres, avant de tourner la tête vers l'anglais. « J'déconne. » Et il le savait bien. On avait beau passer notre temps à se lancer des piques, à se faire chier au maximum, et à faire la liste de nos défauts minimum trois fois par jour, je tenais énormément au pompier. C'était bizarre, parce que rien ne pouvait le prédire. Mais voilà où on en était. Il y avait des moments où il me semblait étrange qu'on ne se connaisse que depuis un an et demi. Où je me demandais à qui j'allais parler, avant, quand je ne pouvais pas bénéficier de la présence de celui qui était devenu un véritable frère.  
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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Mar 1 Sep - 18:33

SZYMAKIN
a little bit ruined
Je riais à sa remarque. C’est vrai qu’il serait le premier à se faire passer un savon par ma mère, juste pour ne pas m’avoir balancé plus tôt. Mais elle ne le tuerait pas non plus. Non ma mère adorait trop Szymon pour pouvoir le faire quoi que ce soit. Et mon père aussi. Et ne parlons pas de ma sœur. Je me souvenais parfaitement de Noël dernier, lorsque ma mère avait apprit que le Polonais était seul avec sa sœur. Elle m’avait directement dit -et même ordonné- de les amener avec moi pour le repas. Et voilà comment nous avions passé Noël tous ensemble, avec deux Polonais en pièces rapportées. Mais si quelqu’un d’extérieur avait pu assister à ça, jamais il n’aurait cru que nous n’étions pas une seule et même famille. Elle était comme ça, ma maman. Toujours prête à aider les autres et à les accueillir à bras ouverts. Et pourtant la vie ne lui avait pas fait de cadeau : un bébé à dix-neuf ans n’était pas ce dont rêvaient toutes les filles. Et pourtant, j’étais là, vingt-cinq ans plus tard. Et il était rare qu’elle me criait dessus. Nan, elle préférait m’expliquer calmement pourquoi ce que j’avais fais, ou faisais, c’était mal. Et ça fonctionnait. Presque tout le temps.

Puis je disais à Szymon qu’il rirait moins le moment où j’allais devoir le traîner jusqu’à la voiture. Je plaisantais, je savais parfaitement que le Polonais n’avait pas besoin qu’on lui apprenne à boire de l’alcool. Sa tête me fit sourire, son air faussement indigné qui ne trompait personne. Oh ça oui, je savais que je parlais à un Czajkowski. Je ne connaissais pas sa famille, juste sa petite sœur, mais de ce qu’il me disait, j’en savais bien assez pour savoir que oui, ils tenaient largement l’alcool dans cette famille. Et certainement dans la Pologne toute entière. Je tirais une nouvelle fois sur ma cigarette, lorsqu’il me dit qu’un jour il m’emmènerait chez lui. Qu’il n’avait jamais vu son père sobre, alors que c’était l’un des mecs les plus respectables qu’il connaissait. Je riais légèrement en pensant à mon père. Qui n’était un homme respectable seulement quand il était sobre. Un verre de trop et c’était une tout autre histoire.

« Bro, j’attends que ça d’aller en Pologne avec toi ! »

Je lui souriais, puis le silence finit par retomber. Au loin, juste le bruit des personnes encore présentent sur la jetée. Le bruit des vagues face à nous. Et c’était tout. Jusqu’à ce que Szymon ne me remercie. Je le regardais, assez surpris. Ce n’était pas la peine qu’il fasse ça, c’était normal pour moi. Et je savais que si les rôles étaient inversés, il aurait fait la même chose. Mais il semblait affirmer le contraire. Je le regardais d’un air blasé, avant de rire.

« Enfoiré. »

Je buvais une gorgée de la bouteille avant de la tendre. Il n’avait pas besoin d’ajouter qu’il déconnait, je le savais parfaitement. Cela ne faisait qu’un peu plus d’un an qu’on se connaissait, moins de temps qu’on était ami, mais je le connaissais assez bien pour savoir quand il plaisantait. Comme si je le connaissais depuis toujours. Je regardais à nouveau devant moi, fumant tranquillement ma cigarette.

« Qui aurait cru qu’on se retrouverait dans des situations pareilles y a un an ? »

Et je savais qu’il comprendrait de quoi je parlais : nous deux devenant les meilleurs amis du monde, lui, qui à la base était venu parce qu’il était amoureux de sa correspondante se retrouvant amoureux de sa meilleure amie, et puis moi, amoureux d’une fille et ne voyant plus qu’elle.

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MessageSujet: Re: (SZYMAKIN) a little bit ruined   Lun 7 Sep - 18:30





szymakin
a little bit ruined
J'ai presque pu sentir mes yeux s'allumait alors qu'il émettait l'idée d'un voyage en Pologne. Comme tous mes chers compatriotes, j'étais extrêmement fier de ma nation, de ma culture - de ma nourriture, aussi. On n'y pouvait rien, nous étions un peuple gourmand, voilà. Alors l'idée de faire découvrir tout cela à mon meilleur ami, l'immerger dans ma famille comme il m'avait baigné dans la sienne… Il fallait bien avouer que c'était plutôt tentant. Et puis, pour ne rien cacher, mon pays me manquait. J'aimais l'Angleterre, j'aimais celles et ceux que j'y avais rencontré. J'aimais presque mon travail et mon appartement. Mais qui serais-je si je n'étais pas nostalgique, s'il ne m'arrivait pas de me demander quand est-ce que je pourrais y retourner ? J'y songeais, de plus en plus. Et si, en addition, Anakin prenait le même avion que moi, ça serait des plus exceptionnels. Mes parents verraient enfin qu'il y avait beaucoup, beaucoup plus malade que moi. Et Anakin, qu'il y avait beaucoup, beaucoup plus taré que lui par la même occasion. « Banco. Quand tu veux, Denton. »

Mon rire s'est fait plus franc une fois son insulte prononcée. C'était comme ça la plupart du temps : des coups de putes toutes les dix secondes environ, sans que rien ne soit sincère. Du tout. Surtout les enculés et enfoiré qui volaient à tout bout de champ. Jamais je n'avais autant aimé taquiner quelqu'un comme ça - même pas ma soeur, et ce n'était pas peu dire. « A ton service. » Parce qu'au final, ça nous étais relativement utile, d'être les types les moins sérieux de la Terre. Ça nous permettait de lâcher un peu prise de nos routines, problèmes, et cetera. On n'avait pas exactement les mêmes vies, mais on était tous les deux crevés et exténués de nos journées. Alors, aller s'asseoir sur le canapé de l'autre avec une bière, à regarder Star Wars et à se balancer des vacheries, ça n'avait pas de prix, pour les gens comme nous. On a tous les deux reposer les yeux sur la vaste étendue d'eau qui nous faisait face. Et je n'ai pas détourné la tête alors qu'il me posait une question. Etrange - parce qu'on ne partait jamais dans des délires si profonds. On n'avait pas tant bu que ça, pourtant. Mais peut-être était-ce simplement les évènements qui nous dépassaient. J'ai haussé les épaules « Pas moi. Sérieusement, j'aurais jamais cru qu'une fille te respecterait assez pour pouvoir donner ton nom à son gosse. » Je savais très bien que ce n'était absolument pas ce qu'il voulait dire. Je le connaissais assez pour comprendre tout ce qu'il gardait pour lui, tout ce qu'il laissait implicite. Mais j'avais juste eu envie de le lui dire, au cas où il n'était pas au courant. Je ne savais pas s'il avait vu Léa depuis qu'elle s'était réveillée. Je ne savais pas si elle voulait lui dire elle-même. Au pire, il feindrait la surprise, et ça irait parfaitement.

Le temps est passé plus vite, tout d'un coup. La bouteille s'est vidée petit à petit. On a fini par s'allonger sur les galets, bien que ce soit la pire sensation au monde que de s'allonger sur des galets. Sans qu'aucun de nous deux ne le sache, il était presque trois heures du matin quand on s'est endormis. On n'en a pas fait exprès. Mais après le week-end que je venais de vivre, je pouvais m'endormir partout. Non, c'est plutôt Ani qui m'a impressionné, sur le coup. Je me suis réveillé le premier. J'ai eu légèrement du mal à émerger. Et puis je me suis dressé sur mes deux jambes, non sans peine, avant de secouer mon meilleur ami et l'aider à faire de même une fois ses yeux ouverts et son cerveau opérationnel. J'ai ramassé notre bouteille vide, l'ai laissé tomber dans une poubelle, et on a tous les deux marché jusqu'à la voiture de l'anglais. Ça devrait aller, je ne m'engageais pas trop en me disant qu'il était en état de conduire. Sinon, bon, disons que l'amour rendait aveugle. La route s'est faite toute seule, accompagnée par la musique. Bien que Worth It ne soit pas passée cette fois-ci, j'ai ressenti le besoin de chanter, quand même, comme pour nous réveiller tous les deux. Mais on était toujours dans le cirage quand on a poussé la porte de l'appartement d'Anakin. Je l'ai aidé à sortir ce dont on avait besoin pour se faire un vrai, gros petit déjeuner - malgré le fait qu'il était déjà presque treize heures, mais bon, nous n'étions plus à ça près. Des oeufs, de la viande, des concombres, du fromage pour moi que j'étais allé piquer dans mon frigo, et le tour était joué. Une petite heure plus tard, je me glissais sous les couvertures de mon lit, bien décidé à profiter d'une réelle nuit de sommeil. En plein jour, certes. Mais tout de même.
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