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 I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon

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MessageSujet: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Lun 1 Juin - 13:40





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

 Eléanor se trouvait toute seule dans l’appartement, et elle n’aimait pas ce calme qui régnait. Elle n’aimait pas savoir qu’elle était seule avec elle-même et ces pensées. La demoiselle travaillait de moins en moins à mesure que son ventre grossissait de plus en plus. Bien que le médecin lui répète que tout allait bien, l’espagnole trouvait qu’elle prenait beaucoup, peut-être un peu trop, de poids. Elle ne ressemblait plus à rien, et cela l’énervait.  Trainant en pyjama toute la journée, elle finit par se lever pour trouver quelque chose à faire. Elle n’en pouvait plus de rester à rien faire et Szymon travaillait pour encore quelques heures. Faisant le tour de l’appartement, elle finit par être attiré par des cartons dans un coin du salon.  Des meubles de bébés.

Szymon lui avait raconté la fois ou Alek était venu déposer tout cela. D’ailleurs la demoiselle était allée le remercier pour cela. Et depuis c’était là, à prendre la poussière parce qu’il n’y avait aucun endroit ou le mettre. Parce qu’elle n’était pas chez elle, seulement invité chez son meilleur ami et sa petite sœur. Attrapant un couteau, Eléanor décida d’en ouvrir au moins un et prit le premier qui lui tombait sous la main. Le lit de bébé. Parfait, elle allait pouvoir s’entrainer à le monter, histoire qu’elle ne se retrouve pas dans la galère le jour où elle en aura besoin. Enfin le jour où son fils en aura besoin. Se passant la main sur le ventre, la demoiselle se dit qu’il serait peut-être temps qu’elle lui trouve un prénom. Mais pas encore, elle a le temps…

Assise par terre, cela faisait au moins une heure que l’espagnole se prenait la tête avec le mode d’emploi. Elle n’y arrivait pas. Tout simplement, elle n’arrivait pas à monter un fichu lit pour enfant. Qui était assez débile pour ne pas arriver à faire cela ? Eléanor Artega. Des nerfs, elle jeta le tournevis qu’elle avait dans la main à travers la pièce et attrapa un coussin pour hurler dedans. Elle avait besoin de faire autre chose, de sortir, de prendre l’air, car si elle continuait à s’acharner là-dessus elle se ferait plus de mal qu’autre chose.

Sous la douche, la petite brune se mit à réfléchir… Tout cela c’était trop pour elle. Le bébé, la colocation avec son meilleur ami, les sentiments qu’elle commençait à ressentir pour lui, le fait de devoir trouver un appartement, de ne pas avoir vu ni même parlé à ces parents depuis des mois… Elle était au bout la petite enfant, et ça depuis un moment, sauf qu’elle s’était accrochée, grâce à Szymon, grâce à son frère et son fils qu’elle avait découvert. Mais ce soir elle se déconnecté Eléanor. Elle voulait redevenir la fille qu’elle était avant, qui ne se soucié de rien ni personne, qui buvait jusqu’à ne plus s’en souvenir, qui couchait avec celui qui lui plaisait. Elle était libre la petite fille. L’eau arrêta de couler, et Léa sortit de la salle de bain, bien résolu à retrouver sa vie d’avant.

En farfouillant dans ces affaires, elle trouva une tenue qui n’allait pas du tout à une jeune fille enceinte mais qui lui rappelait ce qu’elle était avant. Un haut transparent, dans lequel, heureusement, elle arrivait toujours à rentré, une mini jupe qu’elle ne voyait même plus sous son énorme ventre. La brune se mit d’ailleurs à fixer ce dernier, priant de toutes ces forces qu’il disparaisse. Ce qu’il fit peu à peu… Dans l’esprit de la demoiselle… Attrapant son sac, Léa sortit de l’appartement à la recherche d’une fête, et elle avait comme un sixième sens pour cela.

Quelques minutes plus tard, elle se trouvait dans un appartement qu’elle ne connaissait pas mais où la fête battait son plein. Il lui sembla reconnaître quelques visages et fut accueilli comme il se doit après plusieurs mois d’absences. Personne ne remarqua son ventre rond. Personne ne lui fit la moral en la voyant un verre d’alcool à la main. Personne ne lui enleva la cigarette qu’elle avait à la bouche. Elle était redevenue Eléanor la jeune femme et non plus la future maman. Elle revivait, du moins c’est ce qu’il lui semblait. Pas une seule seconde elle pensa à son fils, à qui son attitude pourrait du mal, ni même à Szymon et ce qu’il pourrait penser ou dire. Non elle ne pensa qu’à elle et son ivresse.

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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Lun 1 Juin - 19:25





Eléanor & Szymon
"you're gonna be okay" is a kind of mantra i'm not sure i believe in.
J'ai refermé la porte de l'appartement sans bruit, faisant tout mon possible pour ne pas réveiller Kasia et Eléanor. Les lumières du salon et de la cuisine étaient éteintes, et seule l'horloge digitale, rouge, du micro-ondes consistait en une faible, inutile source de lumière. J'ai appuyé sur les interrupteurs alors que je retirais ma veste et que je sortais mon téléphone de ma poche pour y lire l'heure. 22h17. J'ai soupiré avant de me passer une main sur le visage. Les journées que je pensais exclusivement au coffee shop m'épuisaient royalement, et ce depuis que j'avais fini la première, un peu plus d'un an plus tôt. J'ai fermé la porte à clé, ai posé le trousseau sur la commode de l'entrée, me suis retournée, m'apprêtant à aller me faire un rapide dîner... Mais je n'ai pas réussi à faire un pas. Comme si mes pieds s'étaient enfoncés dans le sol, je restais le regard figé sur tout le bois vernis qui s’empilait sur le sol du salon. Certains morceaux étaient assemblés, formait une ébauche de meuble, et je n'ai eu qu'à lorgner vers la notice pour voir de quoi il s'agissait. Le lit qu'Alek avait apporté à la mère de son bébé, et que je m'étais chargé de réceptionner. Il reposait contre un mur du salon, caché par la télé, depuis le jour où le russe était venu déposer ses cartons. Ça voulait dire qu'elle avait soudainement eu envie de monter ce berceau, qu'elle avait traîné le carton jusqu'au milieu du salon minuscule, qu'elle s'était assise par terre et qu'elle avait commencé à bricoler. Alors qu'elle était enceinte de six mois. Ben dis-donc. J'ai eu l'impression de devoir ranger un petit peu, de rassembler le tout dans un petit coin, mais l'inquiétude de faire trop de brui et ma flemme prirent le dessus. Alors je suis simplement allé me chercher un truc à réchauffer dans le frigo. Quatre minutes de micro-ondes, j'étais assis à table, ma fourchette dans une main, une assiette de lasagnes devant moi, et mon livre à ma gauche. J'aimais bien ces petites soirées tranquilles.

Une fois mon repas terminé, j'ai balancé la barquette de lasagnes à la poubelle, ait arpenté le minuscule couloir à pas feutrés pour me rendre dans la chambre, ait ouvert doucement la porte. Et pour la deuxième fois de la soirée, je me suis figé sur place. Le lit était vide. Il n'y avait aucune lumière, mais il manquait quelqu'un sous les draps. J'ai allumé la lumière pour m'en assurer, vérifier qu'elle n'était pas tombée du lit où je ne savais quoi. Mais non. Eléanor n'était pas là. Seuls plusieurs robes, hauts et jupes, délaissés en bouchon sur le matelas, m'indiquait qu'elle avait fait un tour dans son armoire. Bordel. Ce mot, je l'avais lâché dans ma langue natale, comme il m'arrivait de le faire quand je ne pensais pas à ce que je disais, quand je laissais les mots sortir tous seuls, sans que je m'en préoccupe réellement. Ce mot, il se répétait dans ma tête alors que je sortais de la chambre, presque en courant, rejoignant la salle de bain. Elle était encore imprégnée du parfum de son gel douche. Une serviette à peine sèche était étendue sur la porte de la cabine de douche. Elle avait oublié de fermé son mascara. Kasia s'était réveillée, elle m'a demandé ce qu'il m'arrivait avec une toute petite voix endormie, en se frottant les yeux. Je ne lui ai répondu que par une question, lui demandant si elle savait où Léa était allée. Mais elle n'en savait rien, alors j'ai juré avant de retourner dans la chambre. Elle avait pris son sac, son porte-monnaie, son téléphone, et même un chargeur. J'ai regagné l'entrée de l'appartement, contemplant les chaussures de nous trois qui s'entassaient toutes dans un coin. Ses talons reposaient un peu plus loin, et ses chaussures les plus habillées avaient disparues. Nouveau juron. J'ai attrapé mon téléphone dans la poche arrière de mon jean, ai composé son numéro. Deux fois de suite. Tombant sur le répondeur à chaque fois. J'ai pris ma veste sur le porte-manteau, alors que Kasia me demandait encore une fois ce qu'il se passait. Je lui ai dit de retourner se coucher, que demain elle avait cours, qu'elle ne devait pas se faire de soucis. Bien que, si ce que je m'imaginais était vrai, il y avait de quoi.

La minute d'après, j'avais dévalé les escaliers de l'immeuble, traversé la rue ouvert la porte de la voiture, l'avait démarrée. J'étais en train de conduire dans les rues du quartier en train de continuer à tenter d'appeler l'espagnole. Elle ne répondait pas. Et je savais que son portable n'était pas éteint puisqu'il sonnait longtemps, longtemps. Et à chaque silence, celui entre chaque bip, mon cœur ratait battement, espérant du fond du cœur qu'elle allait décrocher. Mais non. Elle ne l'a pas fait. J'ai déambulé comme ça pendant de longues minutes, qui me parurent des heures. J'ai essayé de l'appeler une dernière fois et, précisément au moment où je me disais que c'était la dernière fois que je tentais de la joindre, quelqu'un décrocha. Une voix d'homme me répondit. J'ai paniqué. Je lui ai demandé pourquoi ii avait le portable d'Eléanor, et il a répondu qu'il était celui qui surveillait les portables mis à charger quelque part. Qu'il avait vu que j'appelais depuis une bonne vingtaine de minutes. Qu'il fallait que je vienne. Qu'elle n'allait pas bien. Je l'ai remercié après qu'il m'ait donné l'adresse de où ils se trouvaient, peut-être un peu trop rapidement pour parraitre poli, mais j'espérais que je n'avais le temps de me soucier d'être poli ou pas.

J'ai fini par trouver l'adresse. J'ai pénétré dans l'appartement, à l'affût jetant des coups d'œil partout où je pouvais. Un type est venu me voir et a essayé de prononcer mon prénom. Je n'ai pas relevé son erreur, l'ai simplement regardé avec un air crédule. Il m'a dit qu'il m'avait reconnu, probablement parce que ma tête avait dû s'afficher sur l'écran du téléphone de ma meilleure amie à chacun de mes appels. Il m'a emmené jusque dans un salon énorme, où régnaient obscurité, bruit et... Alcool. Alcool. J'ai fini par la voir, j'ai remercié le type avec une petite tape sur l'épaule, et je me suis dirigée vers elle. Assise sur un canapé, elle tenait un verre dans la main droite, sa tête dans l'autre main. Je me suis assis à côté d'elle, posant ma main sur son dos, espérant que ça la ferait réagir. « Eléanor ? » Allez, lèves la tête. Lèves les yeux. Regardes-moi.
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Mar 2 Juin - 17:47





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

Comment avait-elle pu croire une seule seconde qu'elle aurait pu y arriver ?  Eleanor n'était capable de rien, des études elle avait finit par les abandonner pour se consacrer aux fêtes et aux conneries. Jamais elle n'avait eu une relation sérieuse et c'était rare les amis qu'elle arrivait  à se faire en dehors de l'emprise de  l'alcool et dont elle arrivait a se souvenir. C'était simple à voir, aujourd'hui qu'elle avait besoin d'aide il n'y avait que le polonais pour être à ses côtés. Seulement même se soir, son meilleur ami avait été délaissé dans un coin de son esprit. Parce que lespagnole savait ce qu'il aurait dit, ce qu'il aurait pense s'il l'avait vu ainsi et ça ce n'était pas  ce qu'elle avait besoin d'entendre pour le moment.

Farfouillant dans son coin de l'armoire, la petite brune eut du  mal à trouver une tenue qui correspondait à qui elle était avant et qui lui allait encore. Ces fichus kilos qu'elle avait prit et ce ventre... Elle arriva tout de même à se préparer et sortit de l'appartement à la recherche d'une soirée dans laquelle  elle pourrait s'oublier un  instant. A chaque pas qu'elle faisait vers son ancienne vie Lea oubliait peu à peu son fils... Celui qui lui avait enfin donné un but dans la vie, qui l'avait rendue meilleure. Tout cela était derrière elle, dans un appartement qu'elle squattait avec des Polonais.

La demoiselle trouva rapidement une soirée et s'y incrusta comme si de rien n'était, comme si elle avait toujours été la ces derniers mois... Elle jeta un coup d'oeil à son téléphone afin de connaître l'heure, elle se mit à penser à Szymon qui ne rentrerait pas avant au moins une heure, qui ne remarquerait pas son absence avant un bon moment... Puis son attention fut détournée par le sigle de la batterie qui clignotait.  Par chance elle avait son chargeur dans son sac et elle trouva un endroit entre deux canapés ou d'autres avaient  déjà branchés le leurs. Et la demoiselle se laissa aller, enchaînant les verres avec une telle facilité que c'était comme si elle n'avait pas été enceinte ces derniers mois, comme si encore la veille elle s'était trouvé la à faire exactement la même chose.

Sauf que ce n'était pas le cas. Au bout d'une heure elle me tenait plus debout et quelqu'un avait eu la délicatesse de lui indiquer le canapé. Et en plus il lui apportait régulièrement un verre. Le paradis sur terre. Eleanor discutait avec n'importe qui et jamais une fois l'on fit référence à son ventre rond. Jusqu'à ce que  la réalité la rapelle a l'ordre. Son téléphone sonna et la photo de son meilleur ami s'afficha à l'écran. Elle l'ignora autant de fois qu'il sonna. Mais le jeune homme qui se trouvait sur l'autre canapé l'avait bien  remarqué lui.

_Hey c'est le tien qui sonne ? 

Levant les yeux vers lui, lespagnole se demanda pendant quelques secondes de quoi il pouvait bien parler avant de se souvenir.

_ Ouais mais laisse tomber c'est rien d'important.

_ T'es sur  ?   Ça fait quand même plusieurs fois qu'il appelle. C'est le père de ton bébé c'est ça  ? 

_ Nan lui c'est un Polonais, son père c'est un russe.

Elle pensa qu'il ne devait pas être dans un état normal pour ne pas l'avoir remarqué. Mais elle l'oublia bien vite en se plongeant dans un nouveau verre qu'on lui avait mis dans la main, une cigarette dans l'autre. Elle me capta même pas que quelqu'un s'occupait de répondre à son téléphone,  que l'on indiquait à la seule personne qu'elle ne voulait pas voir maintenant l'endroit où elle se trouvait. Soudainement la demoiselle ne se sentit pas très bien. Il y avait quelque chose qui la dérangeait et ni la cigarette ni l'alcool n'arrivait à la lui faire oublier sans pour autant pouvoir mettre un nom dessus. Alors elle finit par  poser sa tête sur l'une de ses mains. Elle ferma les yeux quelques instants le temps que ça arrête de tourner...

Puis elle sentit quelque chose dans son dos, comme une main qui s'y pose. Et un prénom. Le sein. D'une voix qu'elle connaît que trop bien. Alors Eleanor relève la tête et un sourire apparaît sur ces lèvres.

_Szy !   J'suis contente d'te voir. T'veux un verre ? 
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Dernière édition par N. Eléanor Artega le Mer 3 Juin - 22:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Mar 2 Juin - 22:20





Eléanor & Szymon
"you're gonna be okay" is a kind of mantra i'm not sure i believe in.
Elle a relevé la tête plus vite que je ne l'aurais cru, et j'ai un instant espéré que c'était parce qu'elle allait beaucoup mieux que ce que j'avais réussi à m'imaginer, alors que je la cherchais partout. Mais d'un autre côté, il n'est pas à sa place, ce sourire. Elle ne devrait pas sourire, là, maintenant tout de suite. Elle savait pertinemment que je n'étais pas là pour me joindre à elle. Que je ne sortais que très rarement, et encore moins en semaine. Que je n'allais sûrement pas cautionner le fait qu'elle tienne un verre presque vide dans sa main. Sa voix était un peu cassée, légèrement plus lente qu'à la normale. Contente de me voir ? Elle n'aurait pas dû. Elle ne s'était clairement pas rendue à cette soirée contre son gré. Elle avait délibérément choisi de venir ici. Pourquoi, je ne savais pas. Et je n'arrivais à m'en préoccuper à cet instant précis. Je ne pensais qu'à sa sagesse et ses résolutions brisées, et ce à l'instant où elle avait ingurgité sa première gorgée d'alcool. Elle n'a pas dû voir mon regard à la fois inquiet et frustré, puisqu'elle m'a tendu son verre. Je lui ai pris des mains, l'ai posé sur la table en face le canapé. J'ai planté mon regard dans le sien. « Ca va, Léa ? » Je ne savais pas quoi penser. Je ne savais pas si elle allait bien ou pas et ça me paniquait. Ça faisait des mois que je ne faisais attention qu'à ça. Que je ne préoccupais que de savoir si ma sœur et l'espagnole allait bien. Si rien ne leur était arrivé. Et je savais qu'Eléanor s'était efforcée de rendre sa vie plus saine, de mettre fin au quotidien qu'elle menait avant qu'elle n'apprenne sa grossesse. Elle avait arrêté de boire, de fumer, de sortir. Et elle était replongée dedans la tête. Sans que je ne trouve aucune raison valable à un acte pareil. Pourquoi est-ce qu’elle aurait soudainement voulu retrouver sa vie d’avant ? Etait-ce parce que celle qui l’attendait lui faisait peur ? Malgré tout ce que je lui avais dit, malgré toutes les fois où je lui avais assuré qu’elle y arriverait, qu’elle ne serait pas toute seule, qu’aucun de ceux qui tenaient réellement à elle ne la laisseraient pas tomber, elle avait fini par laisser sa peur prendre le dessus ? Pour se retrouver assise sur ce sofa, ivre, très certainement malade, à ne rien trouver rien d’autre à dire à son meilleur ami inquiet que de lui proposer un verre ? J’ai prié pour qu’elle prenne conscience du bordel dans lequel elle venait de se fourrer. Du danger qu’elle faisait courir à son bébé. Mais elle semblait ne plus y penser. Comme si en reprenant ses vieilles habitudes, elle était redevenue la vieille elle, celle qui ne se souciait rien d’autre de l’instant qu’elle était en train de vivre, là, maintenant. Elle avait laissé la nouvelle Léa derrière elle, comme si elle aussi avait été entassée avec les barreaux du lit de bébé, dans le salon de l’appartement. Et ça me désolait. Elle en avait fait du chemin, pourtant, la petite brune. Et elle venait de tout éclater.

Un type s’est avancé vers nous, m’a demandé si j’avais besoin d’aide. J’ai refusé d’un signe de tête, comme si tout ce qui était en train de défiler dans ma têtes – des questions, des solutions, des pensées qui passaient par-ci par-là – m’empêchait d’aligner un seul mot. J’ai déglutis, ai tiré sur le col de mon t-shirt blanc, soudain accablé par la chaleur du lieu et tout le bruit qui y régnait. La musique faisait vibrer les meubles et le sol sous nos pieds. En vérité, je m’entendais à peine penser. J’ai reporté mon attention sur Eléanor, qui n’avait pas bougé d’un pouce, son regard toujours posé sur moi, et son sourire toujours planté sur son visage. Son regard était presque vide, et sa tête dodelinait un peu. J’ai attrapé ses mains et l’ai aidé à se relever. « On s’en va, Léa. » Il fallait qu’on sorte d’ici, qu’elle prenne l’air, que je fasse de même. Que je la ramène à la maison. Il était hors de question pour moi de la laisser se détruire encore un peu.
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Mer 3 Juin - 22:17





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

Le visage qui se lève vers son meilleur ami, le sourire aux lèvres, la demoiselle est vraiment heureuse de le voir là, même si quelques secondes avant c’était bien la dernière personne qu’elle aurait aimé voir. Parce qu’une petite voix au fond d’elle savait bien qu’elle faisait n’importe quoi, qu’elle ne devrait pas, et Szymon était l’incarnation même de cette voix. Voix qu’elle ne voulait pas entendre, pas pour le moment. Tout ce qu’elle veut c’est oublier, dans ses verres d’alcool, dans la fumée de la cigarette. Seulement et simplement oublier le merdier qu’est devenue sa vie ces derniers mois. Elle était si bien avant, tranquille, Eléanor n’avait à pensé qu’au lendemain, à quel tenue mettre, a choisir une soirée et rien de plus. Aujourd’hui… il fallait qu’elle se prévoit un avenir, et plus seulement pour elle. C’était trop lui demander à la petite brune, elle n’était probablement pas faite pour au final.

Szymon lui prend son verre des mains et le pose sur la table. Ses sourcils se froncent quelques secondes. Pourquoi il fait ça ? Pourquoi il ne la laisse pas boire tranquillement, comme l’ont fait toutes les personnes ici présente ? Il plante son regard dans le sien et l’espagnole n’aime pas ça. Si ça va ? Elle ne connait même plus la réponse à cette question. Alors elle se contente de hocher la tête, souriant de plus belle. Elle ne veut pas rentrer, elle veut continuer de danser, de faire la fête, même si sa tête lui tourne un peu, même si elle sent que son estomac n’est pas content de la dose d’alcool qu’elle a ingurgité ce soir, même si elle sent la nausée sur monter le long de la gorge. Il lui suffit de l’oublier, de ne pas y penser, comme pour son ventre. Son gros ventre qui abrite son fils. Il suffit de ne pas le regarder, de ne pas y penser…

Léa regarda autour d’elle, cherchant une échappatoire au polonais. Elle avait beau être ivre et n’être consciente que de la moitié des choses qu’elle était en train de faire, elle savait ce que signifiait la présence de son ami. Ce n’était pas bien, et il était là pour le lui dire, pour qu’elle s’en souvienne, pour qu’elle arrête. Ce que la demoiselle ne voulait pas. Il ne comprenait pas lui ce qu’elle vivait, ce qu’elle pouvait ressentir. Bien sûr c’était égoïste, Szymon l’avait accueilli sans rien dire, sans rien lui demander, il avait été le seul à la soutenir, à l’aimer encore mais il ne savait pas. Et il ne pourrait jamais savoir. Jamais. Il avait beau lui répéter qu’elle en était capable, qu’Eléanor Artega pouvait être une mère et une bonne. Qu’elle pouvait assumer tout cela et s’en sortir. Mais ce n’était pas vrai. Il ne la connaissait peut-être pas si bien que ça au fond.

La petite brune continuait de fixer son meilleur ami, se demandant ce qu’il allait faire, mais surtout ce qu’elle allait faire elle. Se laisserait-elle ramener chez lui ? Comme la pauvre petite enfant qu’elle était ? En le regardant bien, et si elle avait eu les idées clairs, la demoiselle se serait rendu compte qu’il n’était pas bien lui aussi, qu’il ne sentait pas vraiment à sa place, ou alors qu’il ne savait pas quoi faire. Elle se laissa faire alors que le jeune homme lui prenait les mains pour l’aider à se relever. Une fois debout elle lui fit face en secouant la tête, elle ne voulait pas partir Léa, elle voulait rester là et prendre encore un verre, fumer une autre cigarette et danser encore un peu. Mais elle ne voulait surtout pas rentrer dans cet appartement où la réalité l’attendait, lui tomberait dessus comme une sanction et lui ferait regretter ces gestes.

_ Nan. Nan j’veux pas.

Continuant de secouer la tête, l’espagnole se sentit prise de panique. Elle avait chaud, il y avait trop de bruit, trop de fumer, trop de gens. Il fallait qu’elle sorte et … et… Son regard croise cela incompréhensif du polonais et elle le repoussa, avant de partir. Elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas rester prés de lui. Son cœur, son cœur lui disait des choses qu’elle ne voulait pas entendre. Quand elle voyait Szymon, tout ce qu’elle voulait c’était se blottir dans ses bras, goûter ces lèvres, mais cela était impossible, pas alors qu’il était son meilleur ami et qu’il aimait une autre fille…. Traversant la foule, Eléanor trouva la porte d’entrée et l’ouvrit en grand avant de sortir de l’appartement. Elle ne savait pas où est-ce qu’elle allait mais ce n’était pas grave tant que c’était le plus possible d’ici.

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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Jeu 4 Juin - 16:29





Eléanor & Szymon
"you're gonna be okay" is a kind of mantra i'm not sure i believe in.
Son sourire s’élargit, sa tête s’agite. Elle a l’impression d’aller bien, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Même s’il est facile de deviner qu’elle n’est pas dans son état normal, le fait qu’elle n’ait mal nulle part, qu’elle n’ait pas la nausée et qu’elle se sent bien me rassure. Enfin, tout cela, c’était ce qu’elle assurait en hochant la tête comme elle venait de le faire. Car elle pouvait très bien me faire croire ce qu’elle voulait.

Quoiqu’il en soit, il n’est pas envisageable (et ce, ni pour elle, ni pour moi) de rester dans cet endroit plus longtemps. Je profite du temps qu’elle prend pour promener son regard bleu autour de la pièce pour baisser le mien vers son ventre rond. Elle avait promis, Léa. Elle avait promis qu’elle ne recommencerait plus, qu’elle ne tomberait plus dans ce piège si sombre qu’était la débauche. Elle avait grandi, plus qu’aucun de nous deux n’aurait pu l’imaginer. Elle avait compris que la vie, c’était bien plus que ce qu’elle avait connu jusqu’à présent. Elle était sortie de ce vortex infernal dans lequel elle s’était si souvent perdue. Et ce soir, elle y était retournée, y avait replongé. La tête la première, les yeux rivés sur là où elle s’enfonçait, sans se soucier des conséquences. Tout ce qu’elle avait accompli, à la fois pour elle et autour d’elle, tout ça venait d’éclater en morceaux. Morceaux qu’elle devrait recoller quand elle aura retrouvé ses esprits, qu’elle se sera rendue du compte du massacre qu’elle était en train de commettre.

Elle a reporté son attention sur moi, et nos yeux se sont soudés de nouveau. On n’a rien dit pendant quelques secondes, alors que je cherchais quelque chose à faire. J’étais perdu, totalement perdu. La musique m’empêchait de penser efficacement. J’ai passé une main sur mon visage. L’espace clos, la foule… J’avais l’impression de m’être assis sous un soleil de plomb. J’ai fini par prendre ses mains – chaudes et moites, comme les miennes – et on s’est tous les deux relevés. On rentrait. Elle m’a regardé en plissant les yeux, l’air mécontent, a secoué la tête. J’ai pris son visage entre ses mains pour l’immobiliser. « On s’en va. » Evidemment qu’elle ne voulait pas partir. C’était si simple, de rester ici et d’échapper à la vie qui était désormais la sienne. Elle continuait de secouer la tête, a laissé quelques mots s’échapper d’entre ses lèvres. J’ai hoché la tête sans qu’elle ne puisse le voir pur autant, ai planté mon regard dans le sien une nouvelle fois, lui criant sans bruit que je comprenais. Que je n’allais pas la laisser ici, pour rien au monde. Mais elle est partie. Elle s’est comme faufilée entre mes doigts, et je me suis retrouvé planté au milieu de ce salon en train de me maudire. Je n’aurais pas dû laisser une seule seconde s’écouler à ne rien faire. J’aurais dû saisir son poignet et l’amener jusqu’à la voiture, et rentrer. C’était cependant sans compter sur l’espagnole, bien sûr. Comment avais-je pu être assez idiot pour croire qu’elle allait me suivre sans broncher ?

J’ai cherché son téléphone sur la table où reposaient tous les autres. Une fois la main dessus, j’ai débranché son chargeur, à une vitesse telle que mes mains tremblaient. J’ai parcouru le tas de sacs des yeux pour retrouver le sien, ai fourré son téléphone et se chargeur dedans. Je me suis précipité à l’extérieur, fus soulagé de sentir un léger courant d’air dans le couloir. Aucune trace d’Eléanor. J’ai couru dans les escaliers, si vite que j’ai failli tomber en avant à plusieurs reprises. Mais la panique prenait le dessus, m’empêchait de dévier de ma trajectoire. Une fois dehors, je l’ai vue, au bout de la rue. J’ai couru vers elle. Ai crié son nom. Elle n’a pas réagi. J’ai juré, sans m’arrêter de courir. Je suis finalement arriver à sa hauteur, et j’ai posé mes mains sur ses épaules. J’ai fait en sorte de lui faire farce, la faisant lentement pivoter vers moi. Elle tenait à peine sur ses jambes, ses yeux se fermaient quelques fois, restaient clos plusieurs secondes. C’est là que j’ai commencé à avoir peur.  Pour elle. Et pour le p’tit gars qui grandissait sous sa peau. « Léa. Écoutes. Tu m’écoutes là ? Léa, on va aller dans la voiture. On va rentrer. Et puis on va aller se coucher. » J’ai pincé les lèvres, sentant une boule énorme se former dans mon ventre alors que le temps qu’elle passait les yeux fermés devenait plus long. « J’vais t’aider, d’accord ? »
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Jeu 4 Juin - 17:23





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

Eléanor n’avait plus vraiment ses esprits, elle savait bien que ce qu’elle était en train de faire n’était pas bien, ni pour elle, ni pour son enfant. Elle avait oublié tout cela si facilement que s’en était déconcertant. Des mois qu’elle luttait, qu’elle faisait des efforts pour devenir quelqu’un de meilleure, pour devenir la mère que méritait son fils. Et elle y était arrivée. Du moins elle avait cru. Jusqu’à ce soir, jusqu’à ce qu’elle ait cette stupide idée de vouloir monter un berceau et qu’elle soit obligé de faire face à son échec. Comment s’occuper d’un enfant, d’un petit bébé qui n’aurait qu’elle au monde si elle ne pouvait même pas faire cela ?  

Mais tout cela elle n’y pensait pas la petite brune, elle voulait seulement s’amuser c’est ce qu’elle avait fait durant quelques heures. Jusqu’à ce que Szymon se ramène. Moment de réalité dans ce petit monde qu’elle avait prit soin de se créer. Cela avait été si simple. Choisir une tenue. Oublier son ventre rond et ce qui l’habitait. Trouver une soirée. Boire un verre. Fumer une cigarette. Aussi simple que ça. Les habitudes étaient revenues si facilement, comme si elle n’avait jamais arrêté. Léa avait laissé dans l’appartement du polonais, la nouvelle elle, pour redevenir la fille sans avenir, sans conscience qu’elle avait été durant tant d’années. Au fond cela lui avait un peu manqué. Mais seulement un tout petit peu. Sa nouvelle vie, finalement elle s’y était bien faite, elle était même contente de ce qu’elle était devenue.

Laissant son regard se promener sur les personnes qui l’entourent, elle finit par le poser sur Szymon, qui semble chercher quoi faire. Pourquoi il ne se contente de pas de prendre un verre et de faire la fête comme tout le monde ? Mais non, au lieu de ça, il lui prend les mains, la met debout et lui dit qu’il faut rentrer. Sauf qu’elle ne veut pas Léa, il n’y a rien qui l’attend dans cette maison qui n’est même pas la sienne au final. Ses mains sur son visage, ce contact… c’est trop pour la demoiselle, qui ne peut pas avoir ce qu’elle veut, qui va être mère dans quelques mois, qui est incapable d’aimer la bonne personne, qui ne sait même pas comment faire pour arrêter ce qu’elle commence à ressentir pour son meilleur ami. Elle n’ose même pas en parler, parce qu’alors il ne voudrait plus d’elle, il ne pourrait plus l’aider, elle le sait alors elle se tait mais ça la ronge de l’intérieur. Alors qu’il prenne soin autant d’elle… non, il faut qu’il arrête.

Léa ne voulait pas partir, et quitte à faire sa tête de mule, elle n’allait pas se laisser faire. Alors le lui signalant dans un souffle elle laissa le jeune homme sur place, alors même qu’il ne pensait qu’à elle, qu’à son bien, elle ne le voulait pas, parce qu’alors elle se rendrait compte du mal qu’elle venait de se faire, mais pas seulement à elle, à son fils aussi. Et ça c’était insupportable. Alors elle traversa la foule, sans même s’excuser auprès des personnes qu’elle bousculait et atteint enfin la porte qu’elle ouvre en grand avant de s’enfuir dans la nuit. Elle a dévalé les escaliers, au risque de tomber et à déboulé dans la rue sans même savoir où aller. Pas chez ses parents, elle n’y avait plus sa place. Chez Szymon… C’était une mauvaise idée. Elle n’avait plus d’amis. Pas chez son frère non plus, qui ne comprendrait pas, qui se mettrait en colère parce qu’elle n’était qu’une enfant égoïste. Il ne lui restait personne à la petite brune… Plus personne.

Se mettant à marcher, sans but, l’espagnole prit la première direction qui se présentait à elle et la suivit. Sa tête tournait de plus en plus mais elle essayait de ne pas y faire attention. Il fallait qu’elle continue de marcher, et elle trouverait bien quelque chose à faire, une solution à son problème… Alors qu’elle arrivait presque au bout de la rue, elle entendit quelque chose, son prénom que l’on criait à la nuit. Mais elle ne se retourna pas. Parce qu’elle savait qui c’était et elle ne voulait pas lui faire face, tout simplement l’ignorer et peut-être qu’il s’en irait, peut-être qu’il la laisserait tranquille, une fois pour toute. Puis des mains qu’elle sent sur ses épaules, qui la force à s’arrêter, à se retourne. Son regard qui se baisse pour ne pas croiser celui du polonais, des mots qui atteignent ses oreilles mais pas forcement son cerveau.

Elle a hoché la tête, elle l’entendait, elle l’écoutait. Elle écouterait ce qu’il avait à lui dire avant de décider si elle le suivrait ou pas. Parce que tout ce qu’elle voulait l’espagnole s’était se rouler en boule et simplement fermer les yeux, ne plus penser à rien et encore moins aux problèmes qu’elle pouvait avoir. Léa sent que ces jambes ne la tiennent plus vraiment, ses paupières se font lourdes, elle voudrait simplement dormir… Elle a encore la force de secouer la tête.

_ Non Szymon ! Non ! J’veux pas rentrer. J’veux pas de ton aide. J’veux qu’on me laisse tranquille.

Des larmes se mettent à couler le long de ses joues, elle craque, elle s’énerve, contre elle-même, contre le monde entier, contre son meilleur ami parce qu’il est là, devant elle.

_ J’ai pas besoin qu’on m’aide ! Tu m’entends… J’ai pas besoin d’aide…

Elle ment la petite brune et elle le sait bien elle-même, c’est pour ça qu’elle a baissé d’un ton en prononçant les derniers mots. Elle ne se sent pas bien, sent que ça tourne tout autour d’elle, qu’elle va s’effondrer si on le retient pas… Alors elle ouvre les yeux, plonge son regard dans celui du polonais, comme un appel à l’aide, comme si ainsi il pouvait la retenir…

_ Sauves moi Szy…

Et elle sombre, se sent partir en arrière, plonge dans les ténèbres.


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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Jeu 4 Juin - 18:52





Eléanor & Szymon
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J’ouvre de grands yeux alors que des larmes commençaient à couler sur ses joues. En temps normal, je me serais dépêché de les essuyer. Parce que c’était moi, le type qui séchait les larmes de tout le monde. Mais à cet instant précis, je ne pensais plus à rien d’autre que les grands yeux bleus qui essayaient d’échapper aux miens, qui se fermaient et se rouvraient bien plus lentement qu’ils n’auraient dû. Je sens que ses jambes peinent à la supporter, qu’elle titube sans même marcher, que malgré moi, mes mains sur ses épaules permettent aussi de la retenir. Je sens qu’elle lutte encore un peu pour ne pas se laisser tomber, et ça me fait peur. Je sais qu’elle veut rester, qu’elle ne veut pas rentrer, qu’elle veut rester avec l’ancienne elle encore un peu. Je me doutais qu’elle lui manquait un peu, l’enfant que j’avais connu, celle qu’elle était avant qu’elle ne vienne frapper à ma porte en début d’année. Mais fallait pas quelle reste, non. Fallait qu’elle rentre. Absolument. Et plus les secondes passait, plus j’en étais certain, plus cette nécessité se faisait urgente.

J’étais loin d’être assez prétentieux pour pouvoir affirmer être nécessaire. Je ne l’étais pas. On pouvait parfaitement se passer de moi. Anakin avait d’autres amis. Ismaëlle avait d’autres prétendants. Alastair n’allait pas s’amuser dans Winston Oaks Hills tout seul. Je n’étais pas indispensable à tous ces gens. Mais Eléanor, elle avait besoin de moi, plus que quiconque. Je me rendais compte à cet instant précis que j’étais le seul pilier que la faisait se tenir encore debout. Si je n’avais pas été là, où serait-elle ? Dormirait-elle dans un lit, chaque soir depuis qu’elle avait fracassé son test de grossesse sur le sol de sa chambre d’adolescente ? Serait-elle devenue celle qu’elle avait réussi à forger tout au long de ces derniers mots ? Aurait-elle quelqu’un pour la retenir de s’écrouler sur l’asphalte, maintenant, à cet instant précis ? J’ai réellement cru que j’allais laisser tout ça sortir de ma tête, lui crier que j’étais tout ce qu’elle avait, que sans moi elle ne serait plus rien. Je sentais tous les mots qui se pressaient à la frontière entre ma gorge et mes lèvres. J’ai voulu tout lui jeter à la figure, lui ouvrir les yeux sur le merdier dans lequel elle venait de s’enterrer. Mais elle n’avait pas besoin de ça. Tout sauf ça. Alors j’ai serré les lèvres encore un peu plus, ai inspiré et expiré un grand coup. Elle avait baissé le ton, comme si toute l’énergie qu’elle avait mise dans sa phrase précédente l’avait épuisée. J’ai ouvert la bouche pour lui parler encore une fois, lui dire qu’il fallait absolument qu’elle me suive jusqu’à l’appartement, mais je n’en ai pas eu le temps. Mes mains ne retenaient soudain plus rien, et j’ai failli ne pas réussir à arrêter sa chute, passant de justesse un bras derrière son dos pour la retenir. J’ai passé l’autre bras sous le sien et j’ai bien cru ne pas réussir à la redresser. Madame Panique m’a submergée une nouvelle fois alors que ses yeux ne s’ouvraient plus. J’ai dit son nom, plusieurs fois, haussant le ton à chaque fois, presqu’à m’en briser la voix. J’avais peur, plus que peur même, qu’il lui arrive quelque chose. Qu’il lui soit arrivé quelque chose. Je lui ai imploré de se réveiller sans même savoir si elle entendait ce que je disais. Elle ne faisait rien d’autre que reposer dans mes bras alors que je la secouais doucement. Rien d’autre. Rien. J’ai fini par déglutir, regarder autour de moi, passer à nouveau ma main sur mon visage. Un type, sûrement quelqu’un qui habitait dans un des immeubles autour de nous, est arrivé à notre hauteur. M’a offert son aide. J’ai hoché la tête alors qu’il me disait que tout irait bien. Il a passé le bras droit d’Eléanor autour de son cou, et j’ai fait de même avec son bras gauche. Je l’ai guidé jusqu’à ma voiture alors qu’elle marchait entre nous, sans s’en rendre compte, les yeux toujours clos, foulant lentement le sol de ses chaussures plates. Il m’a aidé à l’installer correctement, m’a demandé si je voulais qu’il reste jusqu’à ce qu’on arrive devant notre immeuble, et j’ai dit oui, sans savoir ce que je pourrais bien faire tout seul. On l’a allongé sur la banquette arrière, sur le côté, et il est allé s’asseoir derrière le siège passager pour poser sa tête sur ses genoux. C’était dingue, comme certaines personnes pouvaient être merveilleuses à ce point. J’ai conduit pendant moins de cinq minutes le temps de regagner l’immeuble, sans réfléchir au chemin que je devais emprunter, agissant par automatisme. On n’entendait rien d’autre que la respiration régulière de l’espagnole et le ronronnement de ma vieille voiture rouge. On a fini par arrivée à destination, et j’ai remercié le gars, qui insistait pour m’aider encore un peu. Ca va aller, je lui ai dit. J’allais pouvoir me débrouiller tout seul. Je l’ai remercié encore une fois, il m’a souhaité un bon courage, et je n’ai pas attendu de le voir s’éloigner pour sortir Léa de la voiture. Comme je l’avais déjà fait à maintes reprises, j’ai passé un bras sous ses genoux, un derrière son dos. Elle était incroyablement lourde, et j’ai un instant douté de ma capacité de monter au deuxième étage avec ma meilleure amie dans les bras. Mais la panique et l’adrénaline semblait pouvoir me donner une chance de le faire puisque, quelques minutes plus tard, j’étais arrivée devant la porte de mon appart. J’ai appuyé sur la poignée avec mon coude, ai presque couru jusqu’au sofa pour y déposer l’espagnole. J’avais mal partout. Aux bras, aux jambes, aux dos. Je me suis en face d’elle, l’ai secouée un peu, espérant que ses yeux se rouvrent. Et bientôt nos iris se retrouvaient. J’ai laissé un soupir de soulagement et un léger jesus s’échapper d’entre mes lèvres et j’ai posé ma main sur son front. Elle était encore brûlante. J’ai retiré son gilet de sur ses épaules, l’ai posé derrière moi, sur la table de nuit, sans retirer mes yeux de dans les siens. « Léa, tu penses qu’une douche te ferait du bien ? »
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Jeu 4 Juin - 21:56





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

Le noir complet. Comme des ténèbres qui l’envahissent et ne la lâchent pas. Si elle ne résiste pas elle sent qu’elle sera emportée, loin, très loin… trop loin pour pouvoir revenir. Pourtant cette pensée l’apaise, comme si  ce n’était pas grave, que quelque chose de mieux l’attendait quelque part. Et si c’était vrai ? S’il existait un endroit où elle serait heureuse, où elle pourrait être l’enfant qu’elle est au fond, et  non la fille qui s’apprête à donner la vie. Et si elle pouvait tout simplement être une petite espagnole qui ne gâche pas sa vie, qui as des amis, qui as toujours le sourire aux lèvres et mène une vie saine ? Mais même plongé dans ce néant elle le sait Eléanor, qu’un tel endroit n’existe pas. Du moins pas ici, pas comme ça avec son cœur qui continue de battre à un rythme plus ou moins régulier.

Eléanor…

La voix était étouffée, comme si elle venait de loin, de très loin. L’espagnole eut alors conscience que quelque chose était en train de se passer, quelque chose de grave, mais elle était incapable de savoir quoi. C’était comme si elle flottait… Oui c’était ça, elle flottait dans le calme et le noir. Et cela ne lui faisait pas peur, bien au contraire. Elle était bien la demoiselle, car ici plus rien ne comptait, plus rien n’avait d’importance. Plus de travail, plus d’appartement, plus de bébé, plus aucun problème. C’était peut-être ça qu’il lui fallait, du temps pour reprendre ses esprits, pour se poser les bonnes questions, pour juger ce dont elle est réellement capable. Sans que personne ne lui dise quoi que ce soit. Des bribes de la soirée lui reviennent en mémoire, la font s’enfoncer un peu plus dans les ténèbres à mesure qu’elle se rend compte de ce qu’elle a fait, à elle, à son enfant…Son fils… S’il lui arrive quoi que ce soit, elle ne s’en remettra jamais.

Léa…

Encore cette voix. Puis une lumière, plus elle la fixe, plus un grandit. Comme si elle était attirée par elle. Enfin une forme se discerne au milieu de cette tâche blanche. Une silhouette, qu’elle reconnaitrait n’importe où. Szymon. Son cœur s’emballe et elle essaie de courir pour le rejoindre. Il était là, encore une fois, comme toujours. C’est pour ça qu’elle l’aime la petite brune. Car oui elle l’a comprit même si elle ne sait pas encore quoi faire de cette information. L’amitié qu’elle ressentait pour le polonais c’est transformé en amour sans qu’elle ne puisse rien faire, sans qu’elle n’ait aucun contrôle dessus. Parce que si elle avait eu le choix, la petite Léa, elle ne l’aurait pas aimé, pas alors qu’il était amoureux de quelqu’un d’autre et qu’il n’y avait pas de place pour elle dans son cœur. Seulement une amie, sa meilleure amie, c’était tout ce qu’elle est, ce qu’elle peut être. Probablement une petite sœur, mais rien de plus. Jamais. Il faut qu’elle s’y fasse. Elle s’y fait. De toute façon, qui voudrait d’elle maintenant ? Avec un enfant qui grandit en elle, qu’elle met en danger…

Réveille-toi !

Ses yeux s’ouvrent, mettent quelques secondes à s’habituer à la lumière, à faire passer l’information. A lui faire comprendre ou elle se trouve, ce qu’il se passe. Des iris, d’un châtain magnifique. Szymon… Eléanor sent une main qui se pose sur son front, qui la fait frissonner. Pourquoi elle à si froid ? Il y a quelque chose qui ne va pas, elle le sent au plus profond d’elle-même… La petite brune essayait de bouger, mais c’est trop dur, elle essayait de parler, mais n’y arrive pas. Alors elle se contente de fixer son meilleur ami, prie pour qu’il comprenne à quel point elle est désolée, à quel point elle s’en veut d’avoir agit ainsi. Mais aussi qu’elle l’aime et qu’il est tout désormais pour elle. Ce qui lui ferait du bien ? Elle n’en sait rien, elle ne sait même pas ce qui ne vas pas.

Léa essaie de se relever d’un bras d’abord, puis s’accroche au jeune homme avant de le repousser violement et de se pencher en avant pour vomir sur le sol. Ça fait mal, partout mais elle sait que c’est mieux ainsi, alors elle se laisse aller, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien, jusqu’à avoir la gorge qui brule. La tête toujours baissé elle se met à pleurer l’espagnole. Ce qu’elle peut être conne, ce qu’elle peut être nulle ! Des larmes se mettent à couler sans qu’elle ne le contrôle et un sanglot s’étrangle dans sa gorge.

_ Je suis désolée… Je suis tellement désolée Szymon…

La jeune femme se laisse faire en sentant les bras de son meilleur ami l’agripper pour la remettre dehors. Une main contre un mur, elle avance jusqu’à la salle de bain, tout ce qu’elle veut c’est que cet enfer s’arrête… Mais elle sait que ce n’est pas finit, qu’elle n’as pas finir de se faire du mal pour se punir. Elle détache difficilement sa jupe, a besoin d’aide pour se débarrasser de son haut et se tient là pour elle peut pour enjamber les rebords de la baignoire. Elle se fout d’être en sous-vêtements devant Szymon, elle se fout de tout…


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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Jeu 4 Juin - 23:25





Eléanor & Szymon
"you're gonna be okay" is a kind of mantra i'm not sure i believe in.
Je la vois se tortiller au ralenti sur le canapé, essayant de changer de position, en vain. Ses muscles donnaient l'impression de n'être relié à aucun de ses nerfs, comme si ils avaient décidé d'arrêter de fonctionner. Comme si il voulait que le petit corps de l'espagnol reste sur ce sofa aussi longtemps qu'ils le voudraient. Elle ne prononce aucun mot, se contente de laisser ses yeux plongés dans les miens. Elle ne répond pas à ma question, mais la tentative qu'elle fait pour se redresser me laisse à penser que l'idée d'une douche lui plaît plutôt bien. Elle s'appuie sur un bras, tend l'autre, avant que sa main ne vienne se poser sur mon épaule. Je ne retire mes yeux de son visage à aucun moment. Sauf quand elle me repousse d'un geste brusque, que je me prend le coin de la table basse dans le dos et que je grimace de douleur. Elle rend son dîner, qui date certainement de plusieurs heures, et l'alcool qu'elle a ingurgité sur le parquet du salon. Elle est penchée en avant, ses cheveux devant les yeux, et je les attrape, les laisse en arrière, une main sur son dos alors qu'elle finit de vomir. Elle ne redresse pas la tête, et je sens son corps se secouer de sanglots. Je ferme les yeux, me retenant de jurer encore une fois. Rien de tout ça n'aurait du arriver. J'aurais du pouvoir aller me coucher après avoir mangé mes lasagnes, me glisser sous les draps à côté d'elle et passer une nuit normale. Inconsciemment, ma main se retrouve à lui frotter délicatement le dos, alors que je lorgne à l'heure qu'indique le micro-ondes. Il était minuit passé, mais j'avais l'impression que dans quelques minutes le soleil se lèverait. Les deux dernières heures m'étaient apparues comme des dizaines. Ses excuses, à cet instant précis, semblent complètement décalées, mais je comprends ce qu'elles veulent dire, pourquoi Léa se sent obligée de les prononcer à hautes voix. « T'inquiètes pas. Surtout pas. Tout va bien, ok ? » J'ai saisi une de ses mains, ai passé son bras derrière mon coup, et on a commencé à marcher vers la salle de bain. Doucement. Lentement. Elle s'accrochait partout où elle pouvait. Sur le dossier du sofa, sur le bar, contre le mur. On finit par atteindre la salle de bains, et je l'ai assise sur une chaise, m'assurant qu'elle était bien stable. J'ai retiré le tapis de bain sur le bord de la baignoire, la serviette de sur la tringle du rideau de douche. Avant de me retourner, de voir qu'elle avait déjà retiré sa jupe. J'ai passé ma main derrière ma nuque. Ai détourné le regard. Non, rien de tout cela ne devait se passer comme ça, définitivement rien. Elle a demandé de l'aide pour retirer son haut, et je me suis mordu l'intérieur de la joue avant de lui demander de lever les bras, de m’emparer du bas de son top et de le le lui retirer. Elle s'avance difficilement vers la baignoire, alors que je la tiens par les épaules. J'approche la chaise du bac, m’assois dessus, me penche pour attraper la pomme de douche. Je tourne les boutons du robinet, garde ma main sous les jet d'eau jusqu'à ce que la température me semble correcte. Froide, mais pas trop, pour éviter de la frigorifier. Pour finalement tendre la pomme au-dessus d'elle. Elle me fait dos, mais j'arrive à voir que la plupart de ses cheveux, désormais trempés, lui colle au visage. Alors je les en retire, les coince derrière son oreille. Lâche un grand soupir. « Ça va, c'est pas trop froid ? »
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Dim 7 Juin - 21:44





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

Elle se met à trembler la petite brune, avant même que l’eau ne la touche, avant même qu’elle ne sente l’eau froide lui couler le long du dos. Léa ne cesse de frissonner, parce qu’elle ne se sent pas bien, parce qu’elle sait qu’elle a fait quelque chose de mal et que son corps la punit de cette façon. Ce qu’elle a fait ce soir, elle se rend bien compte maintenant à quel point cela était stupide, mais surtout dangereux, pour elle, pour son bébé. Son fils… Si jamais il lui arrive quelque chose, par sa faute… Jamais elle ne s’en remettrait l’espagnole. Jamais.

Tout va bien, ok ? Eléanor essaie de s’accrocher à ça, aux paroles de son meilleur ami mais elle a de plus en plus de mal, à se contenir, à ne pas craquer, à ne pas tout envoyer balader et tout simplement disparaître. Si seulement l’eau pouvait l’engloutir elle arrêterait de faire des conneries, de tout détruire, elle-même et son monde. Il faut qu’elle se reprenne, elle le sait bien, elle y avait réussi ces derniers mois, pour son gosse qui grandit au creux même de son corps. Alors pourquoi au premier échec il fallait qu’elle envoie tout balader ? Qu’elle redevienne cette enfant immature et insouciante ? Que lui avait apporté cette vie ? Une autre vie…

Puis elle la sent, cette eau froide qui lui coule sur la tête, entraine ces cheveux devant ses yeux, dans son dos, qui la trempe, qui la font trembler encore plus. Ou est-ce les sanglots qui s’agglutinent dans sa gorge et qu’elle refuse de laisser sortir. Pourtant celui lui ferait tellement de bien. Une main qui s’approche d’elle et lui dégage le visage. Szymon. Qu’est-ce qu’elle ferait la petite brune sans lui, où elle serait aujourd’hui s’il n’était pas là, comment elle allait faire lorsqu’elle devrait partir et qu’elle ne l’aurait plus à ses côtés ? Parce qu’elle le sait Eléanor, que ce n’est que temporaire, d’ailleurs cela fait déjà un long moment qu’elle aurait partir, le laisser à sa petit vie tranquille, ne pas lui en demander autant. Oui elle aurait dû prendre son sac et se barrer depuis longtemps, ou du moins avant qu’elle n’en tombe amoureuse. Avant que son cœur se mette à battre la chamade à chaque fois qu’elle ouvre les yeux et capte les yeux.

Léa secoue la tête, voudrait dire quelque chose mais rien ne sort. Elle ne veut pas ouvrir la bouche de peur de se mettre à hurler, à pleurer comme la pauvre petite enfant qu’elle est en réalité. Qu’un enfant que l’on force à grandir trop vite. Mais tout cela est sa faute, et elle le sait bien. Elle a fait un choix, il faut qu’elle l’assume désormais. La main du polonais se pose sur le rebord de la baignoire, et l’espagnole l’attrape vivement, la serre entre les siennes, contre son cœur.

_ Qu’est-ce que j’ai fait… Qu’est-ce que j’ai fait Szymon.

Les larmes se remettent à jaillir de ces paupières closes, sans même qu’elle ne puisse le contrôler, de toute façon elle est trop fatigué pour se retenir. Alors elle tremble Léa, elle sanglote, elle serre un peu plus la main de son meilleur ami. Elle voudrait plus, mais ce serait trop lui demander, il en fait déjà tellement… Jamais elle ne pourra lui rendre la pareil, jamais elle ne trouvera des mots suffisamment forts pour le remercier, jamais elle ne pourra se blottir contre lui et poser ses lèvres contre les siennes…

Au bout d’un moment l’espagnole arrive enfin à se calmer, la fatigue l’emporte sur tout le reste et les larmes se tarissent. Elle lâche peu à peu la main du polonais, se passe la main sur le visage, pour en essuyer l’eau. Se coucher. Tout ce qu’elle désire c’est s’allonger et dormir, toute la nuit, toute la journée, toute la vie peut-être même. L’eau se coupe, et elle sent une serviette sur ses épaules, Léa lève alors le regard vers le jeune homme.

_ Merci… Je t’aime Szy…


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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Lun 8 Juin - 10:59





Eléanor & Szymon
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Elle ne répond à ma question que par des frissons, qui la secouaient déjà un peu avant que l'eau ne l'atteigne. J'ai tendu la main vers le robinet, tournant le bouton d'eau chaude pour la réchauffer un peu. J'ai de nouveau passé ma main dans ses cheveux pour tous les passer derrière ses épaules, dans son dos. Elle ne me faisait plus peur, à ce stade là. Je savais que même si elle agissait d'une façon étrange, elle était hors de danger, qu'elle n'avait plus qu'à se reposer et à passer la nuit. Mais elle me faisait de la peine. Malgré le fait que ses actes manque totalement de responsabilités, qu'elle était retournée au point de départ... Je les comprenais, ses actes. Elle ne méritait pas ça, Eléanor. Elle devrait pouvoir vivre chez ses parents, glander comme une fille de son âge le faisait, à jongler entre les amis, la famille et les cours. Elle avait abandonné les études pour pouvoir sortir plus souvent, et avait décidé de quitter sa famille et tout ce qu'elle avait pour ne garder qu'un sac, quelques vêtements et un pyjama. Sac qu'elle avait glissé sur son épaule, avant de marcher jusqu'à ma porte. Voilà où elle en était rendue. Et ça m'attristait, énormément. Alors j'allais la garder ici, aussi longtemps qu'il faudrait, toute la vie s'il le fallait. Je ne la laisserais pas s'en aller, je ferais en sorte qu'elle aille bien. Parce que, finalement, c'était tout ce qui comptait. Qu'elle aille bien.

Je pense alors qu'un shampoing serait plus que bienvenue. Je cherche la bouteille de l'espagnole sur le rebord de la baignoire et, une fois l'avoir trouvé, je me lève légèrement, m'appuyant sur le rebord. Mais je n'ai pas eu le temps de tendre la mais pour attraper la bouteille - l'autre ayant été réquisitionnée par les doigts, trempés, de ma meilleure amie. Elle tremble encore, mais à en juger par la température de sa main, ce n'est pas parce qu'elle a froid. Ce sont les sanglots qui secouent son petit corps. Je baisse les yeux vers son visage, crispé par les pleurs. « Essaie de te calmer, Elé. » Elle n'y arrive pas, l'enfant. Les larmes coulent de plus belle, l'étreinte de sa main autour de la mienne se resserre. Je me rassois sur ma chaise, écarte les doigts de façon à les entrelacer avec les siens. Elle ne se calme toujours pas, alors je passe mon autre bras autour de ses épaules, l'attire doucement contre moi. Ses cheveux et son buste mouillés trempe mon t-shirt et ma joue, cette dernière posée sur son crâne. La pomme de douche repose au fond de la baignoire, et j'arrête rapidement l'eau, d'un geste vif, avant d'enrouler à nouveau mon bras autour d'elle. Je la sens qui tremble contre moi. Je sens mon t-shirt mouillé coller à ma peau. On reste blottis l'un contre l'autre plusieurs minutes, pendant lesquelles elle arrive à arrêter de sangloter. Ses doigts semblent se détendre, presque échapper aux miens. Elle finit par les délier, les passer sur son visage, très certainement pour l'essuyer. On se sépare, j'attrape une serviette derrière moi, en entoure ses épaules. Elle lève les yeux vers moi, et je lui adresse un maigre, triste, timide sourire alors qu'elle me remercie, qu'elle me dit qu'elle m'aime. « Moi aussi. » J'ai saisi ses mains une fois encore, avant de l'aider à se lever. Je n'ai pas quitté ses jambes des yeux alors qu'elle les passait au-dessus de la baignoire, jusqu'à ce qu'elle se tienne presque debout devant moi, sur le carrelage de la salle de bain. J'ai frotté ses bras, à la fois pour la sécher et la réchauffer. J'ai fait pareil avec ses cheveux, son buste, ses jambes. Pour finalement l'emmener jusqu'à la chambre, l'asseoir sur le lit.

Je l'ai laissée assise là, pendant à peine quelques secondes, le temps de trouver son pyjama. Que je ne trouvais pas. Alors j'ai dépiler un jogging et un vieux t-shirt qui, tous deux, m'appartenaient. Je les ai posés à côté d'elle, ai plaqué un baiser sur le haut de son crâne. « J'te laisse te changer. Je vais te chercher un verre de menthe. » Et j'ai finalement quitté la pièce, fermant la porte derrière moi la porte de ma chambre. Regagnant la cuisine, je n'ai pas pu résister à l'envie de m'asseoir à table, de prendre ma tête entre mes mains, et de souffler un grand, grand coup.

Quelques minutes plus tard, j'étais de retour dans la chambre. Elle était toujours assise sur le rebord du lit, changée. Je lui ai tendu son verre, avant de m'asseoir à côté d'elle. Sans rien dire. Je ne savais pas quoi dire. Je me suis contentée de poser mes yeux sur son visage. D'attendre de voir si tout allait bien, si tout irait bien.
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Jeu 11 Juin - 10:41





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

 Trembler. La petite espagnole n’arrivait plus qu’à faire cela, malgré le fait que l’eau soit chaude, qu’elle soit chez elle, si bien qu’elle puisse considérer l’appartement de son meilleur ami, avec la personne qu’elle aimait le plus au monde. Ça aurait du aller, elle aurait du se sentir bien, à l’aise, heureuse et pourtant… Tout ce qui venait de se passer lui revenait en force et la faisait se sentir plus mal qu’elle ne l’avait jamais été. Léa avait été idiote. Elle s’était mise en danger, et pas seulement elle, son enfant aussi. Si jamais il lui arrivait quoi que ce soit par sa faute, jamais elle ne s’en remettrait. La jeune femme n’était peut-être pas certaine d’être prête à devenir une mère, et surtout une bonne, mais une chose est sur c’est qu’elle aimait ce petit être qui grandissait en elle. Alors désormais elle allait en prendre soin, comme ce qu’elle pouvait avoir de plus précieux au monde, quitte à se priver elle-même pour son bonheur à lui, son fils. Entre deux sanglots, la petite brune se le promit.

Se calmer. Oui il faut qu’elle se calme, ce cauchemars se terminera bientôt, il le faut bien. Mais pour le moment elle pleure, craque, se vide de toutes ces peurs, ces doutes pour ne garder que le bien, que le meilleur. Puis elle aperçoit la main de Szymon et s’en saisit comme si sa vie en dépendait pour la serrer entre les siennes, tout contre son cœur. Qu’est-ce qu’elle ferait sans son polonais la demoiselle ? Eléanor savait bien qu’elle ne serait pas aller loin sans lui et elle essayait de le remercier comme elle le pouvait, elle pauvre enfant perdue qui allait devenir mère. Les doigts bougent et s’entremêlent. Son cœur ralentit un peu alors que les bras de son meilleur l’entourent. La petite brune ferme alors les yeux, essaie de respirer calmement, d’arrêter ces pleurs qui lui déforment le visage, qui l’assèche de l’intérieur. Il lui faut plusieurs minutes avant d’y arriver.

Enfin elle se sent un peu mieux, enfin elle arrête de pleurer. Sa main lâche celle du polonais et passe sur son visage pour essayer les larmes, les goutes d’eau qui lui coulent encore le long de ces formes. Léa sent un frisson lui parcourent le long du dos alors que son ami se lève, n’est plus là. Elle lève le regard vers lui, lui dit quelques mots, dont celui qui lui crève le cœur depuis quelques jours, quelques semaines. Celui qu’elle a peur de dire, parce qu’il peut ne pas être réciproque. Mais en le disant aujourd’hui, la demoiselle sait qu’il ne sera pas compris, que Szymon ne comprend pas de quel façon elle l’aime . Lui aussi. Bien sur c’est sa meilleure amie. Mais ce n’est pas grave, elle s’en contentera Léa, cela lui suffit pour être heureuse pour le moment… Elle attrapa ses mains une nouvelle fois et s’y accroche en sortant de la baignoire, faisant attention de ne pas glisser.

Elle se retrouve face à Szymon, une serviette sur les épaules et les mains du polonais qui la frictionne. Un instant, une pensée lui traverse l’esprit. Alors qu’elle plonge son regard dans le sien, il serait si simple de s’approcher un peu plus de poser ses lèvres contre les siennes. Juste une fois, pour savoir comment ça fait, qu’elle gout peut avoir ces baisers. Juste si elle s’approcher de quelques centimètres… Leurs regards se captent, leurs visages se rapprochent et le temps semble s’être arrêté. Comme si la soirée n’existait pas, ne s’était jamais passé. Comme si c’était normal. Léa s’approche un peu plus avant de s’arrêter net. Szymon à légèrement tourner la tête, le regard ailleurs, il semble gêné. L’espagnole retrouve ses esprits, baisse la tête, honteuse de ce qu’elle a failli faire. Puis elle se laisse mener jusque dans la chambre qu’elle partage avec son meilleur ami. Elle s’assoit sagement sur le lit, le regard toujours baissé.

Il finit par sortir de la pièce, la laisse seule alors qu’il va faire quelque chose… Elle ne sait plus vraiment, elle n’a pas écouté, trop occupé à penser à sa connerie. Pourquoi avait-il fallu qu’elle fasse ça, tout cela ? Léa sent les larmes qui remontent, qui lui pique les yeux mais elle refuse de les laisser s’échapper une nouvelle fois. Alors elle regard autour d’elle et s’habille avec ce que lui laissé son ami. C’est trop grand pour elle mais ce n’est pas grave. Ça sent le Szymon… La demoiselle ne bouge pas jusqu’à ce que la porte s’ouvre de nouveau, laissant entrer le polonais. Elle attrape le verre qu’il lui tend, en boit une gorgée avant de le poser sur la table de nuit. La fatigue s’empare d’elle, d’un seul coup, comme une sentence qui tombe.

_ J’suis fatiguée Szy…

Alors elle s’allonge, pose sa tête sur l’oreille, se replie sur elle-même, les jambes contre son ventre, les mains posés dessus, elle essaie de le sentir, son fils, de savoir qu’il est toujours vivant, qu’il va bien, qu’elle ne lui as pas fait de mal.

_ Merci… pour… tout…

Et elle s’endort l’enfant.


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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Sam 13 Juin - 23:16





Eléanor & Szymon
"you're gonna be okay" is a kind of mantra i'm not sure i believe in.
J'étais toujours en train de sécher ses épaules tremblantes de froid, alors que son regard s'est emparé du mien. Littéralement. Je ne sais pas comment elle a réussi à faire un truc pareil, mais j'ai été forcé de lever les yeux vers le siens et de ne plus les quitter. Je lui ai adressé un sourire, extrêmement léger, peut-être même invisible. Je n'arrivais pas à sourire. Je n'arrivais pas à me rendre compte du bordel qu'elle venait de faire en laissant s'écrouler tout ce qu'elle avait accompli ces derniers mois. Tout foutu en l'air, tout détruit. Elle était la seule à ne pas croire en elle, et c'était certainement l'affirmation la plus insupportable qui soit. Elle approche son visage et je recule le mien. « Léa. » J'avais lâché son nom comme ça, tout bas, lentement, pour la ramener à la réalité. Elle ne m'embrasserait pas. Je ne l'embrasserai pas non plus. L'image de nos lèvres qui se joignaient me fit fermer les yeux et secouer la tête. Ça clochait. Ça n'allait pas. Ce n'était pas ça, qu'on avait, moi et Léa. Même si beaucoup le croyaient. Et soudain, je me mettais à réfléchir à tout ça. Mon cerveau tournait à toute allure, alors qu'on se rendait jusque dans la chambre. J'aurais eu tendance à me dire que son geste ne pouvait être expliqué que par le fait qu'elle n'était pas dans son état normal. Mais si justement, ne pas être dans son état normal signifiait libérer tout ce qu'on s'interdisait ? Dire et faire les choses que l'on retenait difficilement en nous, car impossibles à laisser sortir ? Et si Léa se retenait de m'embrasser depuis quelques temps ? Et si elle n'attendait que ça ?

Et si elle ressentait quoique ce soit pour moi ? Que se passerait-il ?

Assise sur le rebord du lit, je lui ai tendu de quoi se changer, avant de quitter la chambre et d'aller lui chercher quelque chose pour la rafraîchir. Mais en arrivant dans la cuisine, j'ai ressenti ce besoin urgent qui me prenait parfois. Celui d'arrêter tout ce que je faisais pour respirer un grand coup et réfléchir. Réfléchir à ce qu'il venait de se passer. A cette soirée qui n'était pas censée dégénérer, et ce, dans n'importe quelle mesure. Jamais toutes les idées qu'avait eu l'espagnole n'auraient du traverser son esprit. Ni celle de monter un berceau toute seule, ni celle d'aller s'incruster dans une soirée, ni celle de dangereusement approcher ses lèvres des miennes. Je déglutis alors que la perspective que l'amitié qu'elle me porte se soit transformée en quelque chose d'autre effleure mes pensées. Et je ne sais pas pourquoi ça me troublait autant. Je finis par lui servir son verre de menthe et le lui apporter et de m'asseoir à côté d'elle, alors qu'elle n'a pas bougé. Seul sa tenue avait changée. Elle nageait dans mon t-shirt et mon jogging, mais au moins, elle serait confortable. Elle en prend une gorgée, pose le verre sur la table de nuit, et ferme les yeux. Fatiguée. Non, vraiment ? Elle s'est allongée, je me suis levé, et j'ai soulevé ses jambes pour attraper le drap sous elle, pour l'étendre par-dessus son corps, qu'elle avait recroquevillé sur lui-même. Elle me remercie, et je n'arrive pas à faire autre chose que de déglutir encore une fois. Je m’assois en tailleur sur la moquette de la pièce, attendant d'être certain qu'elle s'était endormie pour poser une main sur son ventre. Je voulais m'assurer que le bébé aille bien. Je lui suppliais tout bas de bouger, de donner un coup de pied, de se retourner, d'avoir le hoquet, peu importait tant qu'il montrait signe de vie. J'ai attendu. Longtemps. J'ai eu peur. Mais la fatigue prenait le dessus, évidemment, et j'ai fini par poser ma tête sur le bord du matelas et fermer les yeux. Seul un sourire s'est dessiné sur mes lèvres quand, enfin, je l'ai senti se tortiller un petit peu sous la peau de ma meilleure amie. Je n'avais pas la force de faire quoique ce soit d'autre. Et bientôt, je me laissais tomber dans le sommeil.

C'est le soleil qui, quelques heures plus tard, m'a fait cligner des yeux.

J'étais allongé sur le sol de ma chambre, et la raison de cette situation m'a tout d'abord échappée. Très vite les souvenirs de la soirée et de la nuit ont submergé ma tête et j'ai lâché un soupir de soulagement en me rendant compte que c'était terminé. Je me suis redressé, grimaçant alors qu'une douleur dans le bas de mon dos me donnait l'impression de me faire poignarder. J'ai tourné la tête vers la gauche, pour voir qu'Eléanor ne dormait plus. Elle était allongée sur le dos, les mains sur le ventre, les yeux rivés vers le plafond. « Hey. » On sentait dans ma voix que je venais de me réveiller d'une nuit des plus insupportables. J'ai esquissé un sourire. « Comment tu te sens, piękna ? »
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Dim 14 Juin - 21:39





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

Mais qu’est-ce qui lui as prit, l’enfant, d’avancer ainsi son visage aussi prés de celui de son meilleur ami. A quoi pensait-elle alors que son regard avec accroché celui du polonais et qu’elle laissait ces émotions prendre le dessus. Pourquoi fallait-elle qu’elle en rajoute, qu’elle gâche la dernière chose qui était jusqu’à présent intact : son amitié avec Szymon. Elle avait fait une erreur et l’avait bien compris à la façon dont il a reculé, à la façon dont il l’a appelé. Elle a tout foutu par terre, une fois de plus. C’est la cerise sur le gâteau. Le final d’une soirée pour thème : le plongeon en enfer. Alors elle baisse la tête l’espagnole, elle a honte soudainement. De ce qu’elle vient de faire, de tout ce qu’elle a pu faire ce soir, mais aussi ces dernières années. Ce n’était plus la fille que voyaient ses parents. Elle avait délaissé Néréa pour devenir Eléanor, et dans le fond ce n’était peut-être pas une bonne chose. Il n’y a qu’à voir où tout cela l’avait conduit. Etre rejeté par ses parents. Avoir abandonné ses études. Etre dépendante d’un garçon qui n’a rien demandé. S’apprêter à donner la vie. Non cela n’aurait pas du se passer ainsi. La vie avait d’autres projets pour la petite Artega. Alors qu’est-ce qui avait changé. Quel était ce petit élément qui s’était mis en travers de son chemin et qui lui avait fait changer de voie ?

L’enfant se laisse conduire dans la chambre, mais ne fait plus attention à rien, c’est comme si elle n’était plus là, mais que son corps continue de savoir ce qu’il faut faire, il survit tant bien que mal. Szymon sort et elle se change, met des vêtements qui lui appartiennent. Et son cœur souffre un peu plus, ankylosé, il ne ressent bientôt bien plus rien… Elle reprend sa place initiale et attends…. Elle attend, mais quoi ? Qu’une fée se présente à elle et lui accorde d’effacer la dernière soirée, la dernière année ? Elle attend quelqu’un fasse les choses à sa place, prenne sa vie en main et la remette enfin sur les rails ? Non, Eléanor attend tout simplement son meilleur ami. Celui qu’elle aime. Celui qu’elle déteste aussi parce qu’il est là, qu’il l’aide, qu’il la soutient, qu’il ne l’aime pas comme elle…

Le polonais revient et lui tends un verre, dont elle boit quelques gorgées avant de le reposer. Tout ce qu’elle veut désormais c’est dormir. Elle espère même ne pas se réveiller, ou peut-être alors dans une centaine d’années, le temps que tout le monde oublie ce qu’elle a fait, qu’elle a mit son fils en danger, qu’elle est la plus idiote des jeunes filles. Léa finit par fermer les yeux, soupire qu’elle est fatiguée, s’allonge et laisse Szymon s’occuper du reste, encore une fois… A peine a-t-elle posé sa tête sur l’oreiller qu’elle s’endort, l’espagnole. Elle ne sent pas ses jambes que l’on déplace, la couverture que l’on pose sur elle, la main froide sur son ventre.

Elle sombre simplement dans le néant…

Ça bouge. Ça vit. Quelque part à l’intérieur d’elle-même. Eléanor à l’impression que l’on fait la fête dans son ventre, ou alors que l’on joue une partie de football. Elle se tourne, mais cela ne change rien, alors elle se retourne de l’autre coté, pose une main sur son ventre, comme si elle allait pouvoir l’apaiser. Mais non, ça continue, ça la sort de son sommeil, lui rappelle à quel point elle a été conne. Lui en veut-il ? Est-ce le moyen pour lui de lui dire à quel point elle l’a déçu ? Ou alors, il lui montre qu’il est toujours là, et qu’il ne lui en veut pas, qu’elle a fait une erreur, mais qu’il lui pardonne…

Léa ouvre les yeux. Le soleil s’est levé et s’infiltre à travers la fenêtre, que les rideaux n’ont pas recouverte. Elle est seule dans ce grand lit et d’un coup elle prend peur. Et s’il l’avait abandonné lui aussi. Alors elle ferme les yeux et les serres fort fort, pour empêcher aux larmes de couler. Puis elle l’entend. Sa respiration. Juste à côté d’elle. L’espagnole tourne légèrement la tête et se met à sourire en l’apercevant à même le sol. Elle fait lentement glisser la couverture, découvre son ventre rond et pose les deux mains dessus, fixant le plafond. Il est là. Bien en vie. Bien en forme. Et c’est tout ce qui compte. Puis une voix. Sa voix. Qui lui fait fermer les yeux une nouvelle fois. Elle a peur de croiser son regard, alors quand elle les rouvres, elle continue de fixer le plafond. Léa a aussi peur de parler, d’entendre sa voix se cassé. Mais elle respire un bon coup.

« Mal. Misérable. Pitoyable. »

Il n’y a pas d’autres mots pour décrire son état, ce qu’elle ressent au plus profond d’elle. Eléanor voudrait mourir. Ou alors se faire si petite qu’elle pourrait se cacher dans un coin pour l’éternité.


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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Lun 15 Juin - 14:19





Eléanor & Szymon
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Elle ferme les yeux, Léa, les rouvre à peine quelques secondes après. Je pince les lèvres. Je sais ce qui se passe dans sa tête, je sais qu'elle est en train de se faire submerger de souvenirs et de remords. Elle ne tourne pas les yeux vers moi alors que je ne demande que ça. De là, je n'arrive pas à y lire quoique ce soit, et je n'aime pas ça. Je hoche la tête lentement alors qu'elle me dresse une liste d'adjectifs la qualifiant, tous plus négatifs les uns que les autres. « Et nauséeuse, malade, mourante ? » Façon déguisée de lui demander si, malgré les regrets et tout le tintouin, elle allait bien. Parce que c'était tout ce qui importait, après tout. Même si se sentir minable comme elle venait de le confier craignait au possible, être mal et en danger était bien pire. Les conséquences n'étaient pas les mêmes. Et je préférais celles qui altéraient sa conscience plutôt que celle qui altéraient sa santé. J'ai baissé les yeux vers son ventre. « Et lui ? » Lui aussi, il m'avait inquiété. Je ne m'étais pas attendu à m'attacher autant à cet enfant. Finalement, qui était celui qui l'avait regardé faire se tendre la peau de ma meilleure amie ? Qui allait devoir aider Eléanor à l'élever pendant quelques temps, le temps qu'il lui faudra pour trouver un chez elle ? Moi. En fait, ça venait de me claquer à la gueule. Ce petit bout, je l'aimais déjà. Et l'idée qu'il lui arrive quoique ce soit m'était quasiment insupportable. J'ai plié mes jambes en tailleur sur la moquette, ai croisé mes bras sur le rebord du matelas pour poser ma tête dessus. J'ai passé une main sur le dessus de mon crâne pour aplatir mes cheveux qui, je le sentais n'en faisaient qu'à leur tête. Je n'ai pas vérifié si j'avais réussi pour replacer ma main sous mon menton. Et j'ai lâché grand soupir avant de reporter mon attention sur le visage de la petite espagnole. C'était fini. La soirée d'hier était fini. Elle ne pleurait plus, ne tremblait plus, ne vomissait plus. Elle était bien là, allongée sur le dos, nageant dans mon t-shirt et mon jogging, tous deux beaucoup trop grands pour elle. Ses yeux étaient cernés, évidemment, mais ils avaient retrouvés un peu de leur éclat naturel. Sa respiration était régulière, elle ne semblait plus paniquée ou peu importe comment elle s'était sentie hier soir. Elle était Léa. « Tu m'as fait peur. » Les mots s'étaient échappés, sans que je saches si je voulais réellement qu'ils parviennent jusqu'à ses oreilles. Elle devait le savoir, de toutes manières. Elle devait se douter que je n'avais pas arrêter de me faire les pires scénarios, en bon pessimiste que j'étais. Je n'avais certainement pas voulu dire ça, non. Mais j'espérais que ça lui ferais tourner les yeux vers moi.
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Lun 15 Juin - 16:24





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

Eleanor n'osait pas se retourner et faire face à son meilleur ami, elle préférait fixer le plafond que de tomber dans son regard. Parce qu'elle avait honte l'enfant. Terriblement honte. Parce qu'elle se souvenait de tout.  D'absolument tout. Des verres qu'elle avait enchaîne. Des appels du polonais qu'elle avait ingnore. Sa fuite dans les rues de la ville. Son réveille, d'avoir  vomi dans le salon, de lui avoir demandé de l'aider à se déshabille. D'avoir failli l'embrasser... Alors non elle ne voulait pas croiser son regard, elle avait déjà assez de mal comme ça.

Il lui demande comment ca va. Et elle se rend compte à quel point la vie peut être ironique parfois. Parce qu'elle va bien. Physiquement. Elle n'a mal nul part. Même pas un mal de tête. Comme si la soirée de la veille ne devait se rapeller que dans sa tête. Et ca elle n'était pas prête de l'oublier. Pas tant qu'elle ne tiendrait  pas son fils dans ses bras, qu'elle pourrait s'excuser de vive voix. Son ventre bouge sous sa main, mais ce matin cela ne la fait pas sourire la brune. Bien au contraire, elle s'en veut d'autant plus. Et s'il avait fallu qu'il ne la reveille pas  ce matin. Qu'il ne lui donne plus jamais un seul coup de pied. Sentant les larmes lui monter aux yeux elle les fermes une fois de plus le temps qu'elles disparaissent avant d'enfin répondre.

L'espagnol hausse les soucils à la question suivante. Non vraiment rien de tout cela. D'ailleurs elle avait même faim. Probablement parce qu'elle avait passé la nuit avec l'estomac vide, après avoir rendu son dernier repas sur le sol du salon...

_ Fatigué. Honteuse. Affamé.

Lea avait décidé qu'elle ne parlerait que comme ça à présent. De simple mot. Le moins possible. Mais bien sûr elle savait que ce n'était pas possible. Et surtout pas avec Szymon. La brune se passa les mains sur son ventre.

_ Vu comme il tape il a l'air d'aller très bien.

Et c'était une bonne chose. S'il lui était arrivé quelque chose Eleanor ne s'en serait jamais remise. Cet enfant elle ne le connaissait pas encore mais elle l'aimait et c'était le sien quoi qu'il advienne. Qu'il est un père ou pas. Des grands parents ou pas. Des oncles, des tantes ou pas. Cela ne changeait rien au fait que Lea soit sa mère et qu'elle le serait toujours. Continuant de regarder droit devant elle, lespagnole ne savait plus quoi faire. Il faudrait bien qu'elle se lève un jour ou l'autre et qu'elle affronte le regard de son meilleur ami... Elle voulait juste un peu plus de temps, tout  en sachant que cela ne servirait à rien. Que rien n'aurait changé entre temps. Des mots s'échappent une nouvelle fois de la bouche  du polonais. La brune ferme les yeux. A Elle aussi elle a fait peur. Voir qu'elle pouvait aussi facilement redevenir..
Elle.

Elle est lâche lespagnole. Au lieu de se trouver vers son ami, de le rassurer d'un sourire et de le remercier pour tout ce qu'il a fait elle lui tourne le dos. lea se concentre,  pour être forte, ne pas craquer, ne pas pleurer.  C'est finis tout cela. Il le faut.

_ J'suis désolée Szy. C'est pas c'que j'voulais.

Alors enfin elle prend une grande respiration et se met a bouger. Elle se retourne et fait face au polonais. Son regard croise le sien avant de le fuir. Il fait le tour de la pièce avant de revenir vers lui. Pour ne plus le quitter.

_ Désolée pour tout.
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Dernière édition par N. Eléanor Artega le Mar 16 Juin - 6:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Lun 15 Juin - 22:57





Eléanor & Szymon
"you're gonna be okay" is a kind of mantra i'm not sure i believe in.
Trois nouveaux mots, qu'elle avait décantés sur le même ton que les trois précédents. Comme si le fait même de penser à faire une phrase lui arrachait un ou deux neurones. Comme si la nuit qu'elle venait de passer lui avait ôté sa capacité à parler en utilisant que de simples mots, lâchés comme ça, au milieu de la pièce, avant lesquelles je devais me débrouiller. Elle était fatiguée. Et moi aussi. Elle avait honte. Compréhensible. Je mordais discrètement l'intérieur de ma joue alors que je repensais à nos visages qui se rapprochaient, à nos lèvres qui se touchaient presque. Elle avait faim. Et moi aussi. Mais je n'ai pas eu le temps de réagir à toutes ces nouvelles informations, m'inquiétant immédiatement de l'état du bébé. J'ai esquissé un sourire timide alors qu'elle me rassurait. Bien que d'avoir un bébé remuant sous le ventre ne devait pas être des plus confortables, c'était tout de même bon signe. J'essayais de ne pas songer à toutes les pensées horribles qui auraient pu submerger ma tête si elle m'avait dit qu'il ne bougeait plus. D'autres encore si Léa n'avait pas pu ouvrir les yeux dans ma chambre mais dans celle d'un hôpital. Elle m'avait fait peur. Et c'est ce que je laissais ma bouche dire alors que j'étais assis, la tête sur le matelas, les yeux toujours rivés vers son ventre. Je ne vois pas ses yeux se fermer et je ne sens pas qu'elle lutte pour ne pas craquer. Elle s'excuse. Je lève les yeux vers elle, sans rien dire, et sans rien faire de plus. Elle se tourne après avoir soupiré un grand coup. Nos yeux se croisent, quelques centièmes de secondes. Mais les siens s'en vont, alors que les miens ne bougent pas. Finalement, ils reviennent. Nos deux regards se soudent. Et inexplicablement, ces trois derniers mots m’achèvent. Parce que même si la culpabilité qu’elle ressent est tout à fait légitime, l’entendre s’excuser ne rimait à rien. Parce que ses actes, d’une certaine manière, était tout aussi légitimes. Elle ne devrait pas devoir se soucier de la santé d’un enfant. Pas à l’âge qu’elle avait, pas alors qu’elle avait toute la vie devant elle, pas alors qu’elle méritait tellement, tellement plus que de ne se réduire à une poupée brisée, un bébé dans les bras, simplement un presque père à ses côtés. Et même s’il m’était déjà arrivé de me rendre compte du caractère complètement merdique de sa situation à maintes reprises, et la première fois, le soir même où elle avait débarqué chez moi avec son âme en peine et son sac de sport – malgré ça, jamais cette constatation ne m’avait paru aussi injuste à cet instant précis. J’ai presque eu envie de crier. Mais au lieu de ça, je me suis levé un peu, pour m’asseoir sur le lit, j’ai forcé Eléanor à faire de même, et j’ai passé mes bras autour d’elle, avant de glisser une main dans ses cheveux.  Voilà. Comme ça, la vie avait l’air moins dégueulasse qu’à la minute précédente. « On va se changer, on va aller à la boulangerie, et on va s’prendre un p’tit dèj. T’es partante ? »
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MessageSujet: Re: I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon    Jeu 18 Juin - 11:23





Szymon & Eléanor
Plus de responsabilités, plus de peur ou de doute, seulement la musique qui bourdonnent dans mes oreilles, seulement la chaleur dans mes veines de la vodka.

Il y avait tellement de mots qui pourraient correspondre à l’état d’esprit de cette espagnole. Elle se sent mal, misérable, minable et tellement d’autres adjectifs si peu à la hauteur de ce qu’elle est réellement. Elle a eu un instant de faiblesse et la laissait l’emporter, ce n’est pas grave, non ? Cela arrive à tout le monde. Oui mais une femme enceinte ? Oui il y avait le bébé. C’était inexcusable. Horrible. Ignoble. Comment avait-elle pu faire ça ? Ne penser qu’à elle, sa détresse et mettre en danger la vie de son fils. Le seul qui n’avait demandé jusqu’à maintenant. Il avait déjà tellement de raison d’en vouloir à sa mère, d’être aussi jeune, de n’avoir aucun avenir, qu’un semblant de famille et de père… Parce qu’elle croyait que c’était suffisant d’avoir un meilleur ami pour y arriver dans la vie ?

Eleanor finit par se retourner, il faut bien qu’elle l’affronte un jour ou l’autre, elle ne peut pas rester éternellement dans ce lit à éviter le regard de son meilleur ami. Mais elle a peur, l’enfant. Peut de voir à quel point elle l’a déçu, ou pire qu’il ne l’aime plus pour ce qu’elle a fait, qu’il la laisse tomber parce qu’elle n’en vaut pas la peine. Il n’aurait pas tord d’une certaine façon, Léa ne mérite pas mieux que cela… Alors son regard le fuit une première fois mais il y revient toujours. Toujours. Et elle n’y voit rien de tout cela. Bien au contraire, de l’amour, de l’inquiétude. Et c’est trop pour elle, elle ne devrait pas avoir le droit à tout cela…

Elle s’excuse la brune, pour tout ce qu’elle lui fait subir, parce qu’il n’a rien demandé, que lui aussi ne mérite pas cela, de s’occuper d’une enfant attendant un enfant. Il devrait pouvoir avoir le loisir de faire ce qu’il veut en rentrant chez lui, d’avoir toute la place dans son propre lit, de s’inquiéter à la façon dont il va pouvoir aborder la blonde qui lui fait battre le cœur plutôt que comment va la jeune femme, de penser à ce futur enfant. Il se lève, prend place sur le bord du lit, relève l’espagnole et la prend dans ses bras. Pourquoi faut-il qu’il fasse toujours cela ? Prendre soin des autres. Ne peut-il pas être égoïste au moins une fois dans sa vie ?

Léa passe timidement ses bras autour du corps de son meilleur ami, le serre fort, en espérant lui transmettre tout l’amour qu’elle ressent pour lui de cette façon, mais elle se doute qu’il ne comprend pas, qu’il ne comprendra jamais. Mais ce n’est pas grave. Dans le fond c’est peut-être mieux ainsi, car arrivera un moment où son fils sera parmi eux, qu’il faudra qu’elle trouve sa propre maison, qu’elle consacre toute sa vie à son enfant. Pas le temps de vivre une histoire d’amour à sens unique dans tout cela. C’est ce dont elle essaie de se convaincre, la demoiselle, se le répète encore et encore jusqu’à y croire.

Aller chercher le petit déjeuner ? Cela veut dire se lever du lit, s’habiller, affronter le monde réel ? Eléa ne s’en sent pas vraiment la force, mais en même temps, si elle ne bouge pas maintenant, le fera-t-elle un jour ? Elle en doute elle-même. Alors elle prend une grande respiration, lutte contre la petite voix qui lui dit qu’elle n’en est pas capable. Elle la fait taire. Hoche la tête. Adresse même un petit sourire au polonais.

_ Laisse moi quelques minutes pour qu’j’me change.

Le jeune homme sort de la pièce, elle reste assise sur le bord du lit à contempler ses pieds. Puis son regard remonte sur son ventre. Elle pose ses mains dessus, sent les petits pieds de son fils sous sa peau. Sourit. Une certitude s’empare d’elle. Tout ira bien.
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I 'm not afraid . Liar. You're right , i'm terrified .... # Leamon

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